Poésies…

  • Je fus mystique et je ne le suis plus

    Je fus mystique et je ne le suis plus

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Je fus mystique et je ne le suis plus Je fus mystique et je ne le suis plus,(La femme m’aura repris tout entier),Non sans garder des respects absolusPour l’idéal qu’il fallut renier. Mais la femme m’a repris tout entier ! J’allais priant le Dieu de mon…

  • Bien qu’elle soit ta meilleure amie

    Bien qu’elle soit ta meilleure amie

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Bien qu’elle soit ta meilleure amie Bien qu’elle soit ta meilleure amie, C’est farce ce que nous la trompons Jusques à l’excès, sans penser mie A elle, tant nos instants sont bons, Nos instants sont bons ! Je fais des comparaisons, de même Toi cocufiant ton autre…

  • Je n’ai pas de chance en femme

    Je n’ai pas de chance en femme

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Je n’ai pas de chance en femme Je n’ai pas de chance en femme, Et, depuis mon àge d’homme,Je ne suis tombé guère, en somme,Que sur des criardes infâmes. C’est vrai que je suis criardMoi-même et d’un révoltantCaractère tout autant,Peut-être plus, par hasard. Mes femmes furent…

  • J’ai rêvé de toi cette nuit

    J’ai rêvé de toi cette nuit

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) J’ai rêvé de toi cette nuit J’ai rêvé de toi cette nuit:Tu te pâmais en mille posesEt roucoulais des tas de choses … Et moi, comme on savoure un fruit,Je te baisais à bouche pleineUn peu partout, mont, val ou plaine. J’étais d’une élasticité,D’un ressort vraiment…

  • Lorsque tu cherches tes puces

    Lorsque tu cherches tes puces

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Lorsque tu cherches tes puces Lorsque tu cherches tes puces, C’est très rigolo. Que de ruses, que d’astuces ! J’aime ce tableau. C’est, alliciant en diable Et mon coeur en bat D’un battement préalable À quelque autre ébat. Sous la chemise tendue Au large, à deux…

  • Tu crois au marc de café

    Tu crois au marc de café

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Tu crois au marc de café Tu crois au marc de café,Aux présages, aux grands jeux :Moi je ne crois qu’en tes grands yeux. Tu crois aux contes de fées,Aux jours néfastes, aux songes,Moi je ne crois qu’en tes mensonges. Tu crois en un vague Dieu,En…

  • Ton rire éclaire mon vieux coeur

    Ton rire éclaire mon vieux coeur

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Ton rire éclaire mon vieux coeur Ton rire éclaire mon vieux coeurComme une lanterne une caveOù mûrirait tel cru vainqueur:Aï, Beaune, Sauterne, Grave. Ton rire éclaire mon vieux coeur. Ta voix claironne dans mon âme :Tel un signal d’aller au feu …… De tes yeux en…

  • Si tu le veux bien, divine Ignorante

    Si tu le veux bien, divine Ignorante

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Si tu le veux bien, divine Ignorante Si tu le veux bien, divine Ignorante, Je ferai celui qui ne sait plus rien Que te caresser d’une main errante, En le geste expert du pire vaurien, Si tu le veux bien, divine Ignorante. Soyons scandaleux sans plus nous gêner…

  • Je ne suis plus de ces esprits philosophiques

    Je ne suis plus de ces esprits philosophiques

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Je ne suis plus de ces esprits philosophiques Je ne suis plus de ces esprits philosophiques, Et ce n’est pas de morale que tu te piques Deux admirables conditions pour l’amour Tel que nous l’entendrons, c’est-à-dire sans tour Aucun de bête convenance ou de limites, Mais…

  • L’été ne fut pas adorable

    L’été ne fut pas adorable

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) L’été ne fut pas adorable L’été ne fut pas adorableAprès cet hiver infernal,Et quel printemps défavorable !Et l’automne commence mal,Bah ! nous nous réchauffâmes En mêlant nos deux âmes. La pauvreté, notre compagne Dont nous nous serions bien passés, Vainement menait la campagne Durant tous ces…

  • Chemise de femme, armure ad hoc

    Chemise de femme, armure ad hoc

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Chemise de femme, armure ad hoc Chemise de femme, armure ad hoc Pour les chers combats et le gai choc, Avec, si frais et que blancs et gras, Sortant tout nus, joyeux, les deux bras, Vêtement suprême,De mode toujours,C’est toi seul que j’aimeDe tous ses atours. Quand…

  • Je ne t’aime pas en toilette

    Je ne t’aime pas en toilette

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Je ne t’aime pas en toilette Je ne t’aime pas en toilette Et je déteste la voilette Qui t’obscurcit tes yeux, mes cieux, Et j’abomine la « tournure » Parodie et caricaturé, De tels tiens appas somptueux. Je suis hostile à toute robe Qui plus ou…

  • Es-tu brune ou blonde ?

    Es-tu brune ou blonde ?

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Es-tu brune ou blonde ? Es-tu brune ou blonde ? Sont-ils noirs ou bleus, Tes yeux ? Je n’en sais rien, mais, j’aime leur clarté profonde, Mais,j’adore le désordre de tes cheveux. Es-tu douce ou dure ? Est-il sensible ou moqueur, Ton coeur ? Je n’en…

  • Tu bois, c’est hideux !

    Tu bois, c’est hideux !

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Tu bois, c’est hideux ! Tu bois, c’est hideux ! presque autant que moi.Je bois, c’est honteux, presque plus que toi,Ce n’est plus ce qu’on appelle une vie …Ah! la femme, fol, fol est qui s’y fie ! Les hommes, bravo ! c’est fier et soumis,On…

  • Vrai, nous avons trop d’esprit

    Vrai, nous avons trop d’esprit

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Vrai, nous avons trop d’esprit Vrai, nous avons trop d’esprit, Chérie ! Je crois que mal nous en prit, Chérie ! D’ainsi lutter corps corps Encore ! Sans repos et sans remords Encore ! Plus, n’est-ce pas ? de ces luttes Sans but, Plus de ces…

  • L’horrible nuit d’insomnie

    L’horrible nuit d’insomnie

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) L’horrible nuit d’insomnie L’horrible nuit d’insomnie ! – Sans la présence bénieDe ton cher corps près de moi, Sans ta bouche tant baisée Encore que trop rusée En toute mauvaise foi, Sans ta bouche tout mensonge,Mais si franche quand j’y songe,Et qui sait me consolerSous l’aspect et…

  • Tu m’as frappé, c’est ridicule

    Tu m’as frappé, c’est ridicule

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Tu m’as frappé, c’est ridicule Tu m’as frappé, c’est ridicule,Je t’ai battue et c’est affreux :Je m’en repens et tu m’en veux.C’est bien, c’est selon la formule. Je n’avais qu’à me tenir coiSous l’aimable averse des giflesDe ta main experte en mornifles,Sans même demander pourquoi. Et…

  • Que ton âme soit blanche ou noire

    Que ton âme soit blanche ou noire

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Que ton âme soit blanche ou noire Que ton âme soit blanche ou noire,Que fait ? Ta peau de jeune ivoireEst rose et blanche et jaune un peu.Elle sent bon, ta chair, perverseOu non, que fait ? puisqu’elle berceLa mienne de chair, nom de Dieu !…

  • Je suis plus pauvre que jamais

    Je suis plus pauvre que jamais

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Je suis plus pauvre que jamais Je suis plus pauvre que jamais Et que personne ; Mais j’ai ton cou gras, tes bras frais, Ta façon bonne De faire l’amour, et le tour Leste et frivole, Et la caresse, nuit et jour, De ta parole. Je…

  • La saison qui s’avance

    La saison qui s’avance

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) La saison qui s’avance La saison qui s’avance.Nous baille la défenseD’user des us d’été,Le frisson de l’automneDéjà nous pelotonneDans le lit mieux fêté. Fi de l’été morose,Toujours la même chose :« J’ai chaud, t’as chaud, dormons ! »Dormir au lieu de vivre,S’ennuyer comme un livre …Voici…