Catégorie : Verlaine – Sagesse (1880)

  • Ecoutez la chanson bien douce …

    Ecoutez la chanson bien douce …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Ecoutez la chanson bien douce … Ecoutez la chanson bien douceQui ne pleure que pour vous plaire.Elle est discrète, elle est légère:Un frisson d’eau sur de la mousse ! La voix vous fut connue (et chère ?),Mais à présent elle est voiléeComme une veuve désolée,Pourtant…

  • Gaspard Hauser chante …

    Gaspard Hauser chante …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Gaspard Hauser chante … Gaspard Hauser chante: Je suis venu, calme orphelin,Riche de mes seuls yeux tranquilles,Vers les hommes des grandes villes:Ils ne m’ont pas trouvé malin. A vingt ans un trouble nouveauSous le nom d’amoureuses flammesM’a fait trouver belles les femmes:Elles ne m’ont pas…

  • Parisien mon frère à jamais étonné …

    Parisien mon frère à jamais étonné …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parisien mon frère à jamais étonné … Parisien mon frère à jamais étonné,Montons sur la colline où le soleil est néSi glorieux qu’il fait comprendre l’idolâtre,Sous cette perspective, inconnue au théâtre,D’arbres au vent et de poussière d’ombre et d’or.Montons. Il fait si frais encor, montons…

  • Bon chevalier masqué

    Bon chevalier masqué

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I  – à la mémoire de ma mère Bon chevalier masqué … Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,Le malheur a percé mon vieux coeur de sa lance. Le sang de mon vieux coeur n’a fait qu’un jet vermeilPuis s’est évaporé sur les fleurs, au soleil. L’ombre…

  • Les chères mains qui furent miennes …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Les chères mains qui furent miennes … Les chères mains qui furent miennes,Toutes petites, toutes belles,Après ces méprises mortellesEt toutes ces choses païennes, Après les rades et les grèves,Et les pays et les provinces,Royales mieux qu’au temps des princesLes chères mains m’ouvrent les rêves. Mains…

  • Un grand sommeil noir …

    Un grand sommeil noir …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Un grand sommeil noir … Un grand sommeil noirTombe sur ma vie:Dormez, tout espoir,Dormez, toute envie ! Je ne vois plus rien,Je perds la mémoireDu mal et du bien…Ô la triste histoire ! Je suis un berceauQu’une main balanceAu creux d’un caveau:Silence, silence !  …

  • C’est la fête du blé, c’est la fête du pain …

    C’est la fête du blé, c’est la fête du pain …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III C’est la fête du blé, c’est la fête du pain … C’est la fête du blé, c’est la fête du painAux chers lieux d’autrefois revus après ces choses !Tout bruit, la nature et l’homme, dans un bainDe lumière si blanc que les ombres sont roses.…

  • J’avais peiné comme Sisyphe…

    J’avais peiné comme Sisyphe…

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I J’avais peiné comme Sisyphe … J’avais peiné comme SisypheEt comme Hercule travailléContre la chair qui se rebiffe. J’avais lutté, j’avais bailléDes coups à trancher des montagnes,Et comme Achille ferraillé. Farouche ami qui m’accompagnes,Tu le sais, courage païen,Si nous en fîmes des campagnes, Si nous avons…

  • Et j’ai revu l’enfant unique …

    Et j’ai revu l’enfant unique …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Et j’ai revu l’enfant unique … Et j’ai revu l’enfant unique: il m’a sembléQue s’ouvrait dans mon coeur la dernière blessure,Celle dont la douleur plus exquise m’assureD’une mort désirable en un jour consolé. La bonne flèche aiguë et sa fraîcheur qui dure !En ces instants…

  • Le ciel est, par-dessus le toit …

    Le ciel est, par-dessus le toit …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Le ciel est, par-dessus le toit … Le ciel est, par-dessus le toit,Si bleu, si calme !Un arbre, par-dessus le toitBerce sa palme. La cloche dans le ciel qu’on voitDoucement tinte.Un oiseau sur l’arbre qu’on voitChante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est…

  • Qu’en dis-tu, voyageur …

    Qu’en dis-tu, voyageur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Qu’en dis-tu, voyageur … Qu’en dis-tu, voyageur, des pays et des gares ?Du moins as-tu cueilli l’ennui, puisqu’il est mûr,Toi que voilà fumant de maussades cigares,Noir, projetant une ombre absurde sur le mur ? Tes yeux sont aussi morts depuis les aventures,Ta grimace est la…

  • Voix de l’Orgueil …

    Voix de l’Orgueil …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Voix de l’Orgueil … Voix de l’Orgueil: un cri puissant comme d’un cor.Des étoiles de sang sur des cuirasses d’or,On trébuche à travers des chaleurs d’incendie…Mais en somme la voix s’en va, comme d’un cor. Voix de la Haine: cloche en mer, fausse, assourdieDe neige…

  • Je ne sais pourquoi …

    Je ne sais pourquoi …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Je ne sais pourquoi … Je ne sais pourquoiMon esprit amerD’une aile inquiète et folle, vole sur la mer,Tout ce qui m’est cher,D’une aile d’effroiMon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ? Mouette à l’essor mélancolique.Elle suit la vague, ma pensée,A tous…

  • Malheureux ! Tous les dons …

    Malheureux ! Tous les dons …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Malheureux ! Tous les dons … Malheureux ! Tous les dons, la gloire du baptême,Ton enfance chrétienne, une mère qui t’aime,La force et la santé comme le pain et l’eau,Cet avenir enfin, décrit dans le tableauDe ce passé plus clair que le jeu des marées,Tu…

  • L’ennemi se déguise en l’Ennui …

    L’ennemi se déguise en l’Ennui …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I L’ennemi se déguise en l’Ennui … L’ennemi se déguise en l’EnnuiEt me dit: « A quoi bon, pauvre dupe ? »Moi je passe et me moque de lui.L’ennemi se déguise en la ChairEt me dit: « Bah, retrousse une jupe ! »Moi j’écarte le conseil amer. L’ennemi se transforme…

  • Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parfums, couleurs, systèmes, lois … Parfums, couleurs, systèmes, lois !Les mots ont peur comme des poules.La chair sanglote sur la croix. Pied, c’est du rêve que tu foules,Et partout ricane la voix,La voix tentatrice des foules. Cieux bruns où nagent nos desseins,Fleurs qui n’êtes pas…

  • Beauté des femmes …

    Beauté des femmes …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Beauté des femmes … Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâlesQui font souvent le bien et peuvent tout le mal.Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animalQue juste assez pour dire: « assez » aux fureurs mâles Et toujours, maternelle endormeuse des râles,Même quand…

  • Va ton chemin sans plus t’inquiéter …

    Va ton chemin sans plus t’inquiéter …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Va ton chemin sans plus t’inquiéter … Va ton chemin sans plus t’inquiéter !La route est droite et tu n’as qu’à monter,Portant d’ailleurs le seul trésor qui vailleEt l’arme unique au cas d’une bataille,La pauvreté d’esprit et Dieu pour toi. Surtout il faut garder toute…

  • Le son du cor s’afflige vers les bois …

    Le son du cor s’afflige vers les bois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Le son du cor s’afflige vers les bois … Le son du cor s’afflige vers les boisD’une douleur on veut croire orphelineQui vient mourir au bas de la collineParmi la bise errant en courts abois. L’âme du loup pleure dans cette voixQui monte avec le…

  • Ô vous, comme un qui boite …

    Ô vous, comme un qui boite …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Ô vous, comme un qui boite … Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies,Toi, coeur saignant d’hier qui flambes aujourd’hui,C’est vrai pourtant que c’est fini, que tout a fuiDe nos sens, aussi bien les ombres que les proies. Vieux bonheurs, vieux…