Catégorie : Poèmes populaires

  • Poèmes populaires

    Poèmes populaires

    Aimer à perdre la raison de Louis Aragon (1963) Le Cancre de Jacques Prévert (1946) Liberté de Paul Eluard (1945) Le Pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire (1913) Il pleure dans mon cœur de Paul Verlaine (1874) Le dormeur du Val d’Arthur Rimbaud (1871) Demain, dès l’aube de Victor Hugo (1856) L’Isolement d’Alphonse Lamartine (1820)

  • Voyelles – (Arthur Rimbaud – 1871)

    Voyelles – (Arthur Rimbaud – 1871)

    {loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891)  Recueil : Poésies (1870-1871)  Voyelles   A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,  Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes, Lances des…

  • La jeune Tarentine – (André Chénier – 1790)

    La jeune Tarentine – (André Chénier – 1790)

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)  Recueil: Poésies Antiques  La jeune Tarentine    Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés, Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez ! Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine ! Un vaisseau la portait aux bords de Camarine : Là, l’hymen, les chansons, les flûtes, lentement, Devaient la reconduire au…

  • Les roses de Saadi – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    Les roses de Saadi – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Poésies inédites  Les roses de Saadi    J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s’en sont…

  • Qu’en avez-vous fait ? (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    Qu’en avez-vous fait ? (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Élégies (1830)  Qu’en avez-vous fait ?    Vous aviez mon coeur, Moi, j’avais le vôtre: Un coeur pour un coeur; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n’en ai plus d’autre, Le vôtre est rendu, Le mien est perdu ! La feuille et la fleur Et le…

  • L’Albatros – (Charles Baudelaire – 1857)

    L’Albatros – (Charles Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal (Suite)  L’Albatros   Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.  À peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois…

  • Le Cor – (Alfred de Vigny – 1826)

    Le Cor – (Alfred de Vigny – 1826)

    {loadnavigation} Alfred de Vigny (1797-1863)  Recueil: Poèmes antiques et modernes  Le Cor   I  J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois, Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille. Que de…

  • La Ballade des pendus – (François Villon – 1460)

    La Ballade des pendus – (François Villon – 1460)

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463)  L’Épitaphe de Villon ou «Ballade des pendus»   Frères humains, qui après nous vivez, N’ayez les coeurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie,…

  • Ballade des Dames du temps jadis – (François Villon – 1460)

    Ballade des Dames du temps jadis – (François Villon – 1460)

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463)  Ballade des Dames du temps jadis   Dites-moi où, n’en quel pays, Est Flora la belle Romaine, Archipiades, ne Thaïs, Qui fut sa cousine germaine, Echo, parlant quant bruit on mène Dessus rivière ou sur étang, Qui beauté eut trop plus qu’humaine ? Mais où sont les neiges d’antan ? Où…

  • Le Lac – (Alphonse de Lamartine – 1820)

    Le Lac – (Alphonse de Lamartine – 1820)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Méditations poétiques (1820)  Le Lac   Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges               Jeter l’ancre un seul jour ?   Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière, Et près des flots…

  • L’Isolement  (Alphonse de Lamartine – 1820)

    L’Isolement (Alphonse de Lamartine – 1820)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Méditations poétiques (1820)  L’Isolement   Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.  Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes,Il serpente,…

  • Aimer à perdre la raison  (Louis Aragon – 1963)

    Aimer à perdre la raison (Louis Aragon – 1963)

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982)  Recueil : « Le Fou d’Elsa » (1963)  Aimer à perdre la raison   Aimer à n’en savoir que dire A n’avoir que toi d’horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir Aimer a perdre la raison Ah c’est toujours toi que l’on blesse C’est toujours ton miroir brisé…

  • Quand vous serez bien vieille (Pierre de Ronsard – 1578)

    Quand vous serez bien vieille (Pierre de Ronsard – 1578)

    {loadnavigation} Pierre de Ronsard (1524-1585)  Recueil : Sonnets pour Hélène (1578)  Quand vous serez bien vieille   Sonnet V. Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle. Lors vous n’aurez…

  • Le Cid – Acte 1 , Scène 4 (Corneille – 1637)

    Le Cid – Acte 1 , Scène 4 (Corneille – 1637)

    {loadnavigation} Pierre Corneille (1606-1684)  Le Cid (1637)  Le Cid – Acte 1 , Scène 4   Don Diègue Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers…

  • La Conscience  (Victor Hugo – 1859)

    La Conscience (Victor Hugo – 1859)

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885)  Recueil : La légende des siècles (1883)  La Conscience   Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,  Échevelé, livide au milieu des tempêtes,  Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,  Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva  Au bas d’une montagne en une grande plaine;  Sa femme fatiguée et ses…

  • Demain, dès l’aube  (Victor Hugo – 1856)

    Demain, dès l’aube (Victor Hugo – 1856)

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885)  Recueil : Les contemplations (1856)  Demain, dès l’aube   Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,…

  • Il pleure dans mon coeur …  (Paul Verlaine – 1874)

    Il pleure dans mon coeur … (Paul Verlaine – 1874)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées  Il pleure dans mon coeur …   Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un…

  • Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne  (Baudelaire – 1857)

    Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne (Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal  Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne   Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Ô vase de tristesse, ô grande taciturne, Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis, Et que tu me parais, ornement de…

  • L’Homme et la Mer – (Charles Baudelaire – 1857)

    L’Homme et la Mer – (Charles Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal  L’Homme et la Mer   Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.   Tu…

  • Chanson d’automne  (Paul Verlaine – 1866)

    Chanson d’automne (Paul Verlaine – 1866)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Poèmes saturniens (1866) — Paysages tristes  Chanson d’automne   Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne l’heure, Je me souviens Des jours anciens, Et je pleure. Et je m’en vais Au vent mauvaisQui m’emporte Deçà, delà, Pareil…