Poésies…

  • La Terre – Hymne

    La Terre – Hymne

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : La légende des siècles (1883) La Terre – Hymne Elle est la terre, elle est la plaine, elle est le champ. Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchant ; Elle offre un lit de mousse au pâtre ; Frileuse, elle se chauffe au soleil éternel, Rit, et…

  • Abîme – L’Homme

    Abîme – L’Homme

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : La légende des siècles (1883) Abîme – L’Homme Je suis l’esprit, vivant au sein des choses mortes.Je sais forger les clefs quand on ferme les portes ;Je fais vers le désert reculer le lion ;Je m’appelle Bacchus, Noé, Deucalion ;Je m’appelle Shakspeare, Annibal, César, Dante ;Je suis le conquérant ;…

  • Ce siècle est grand et fort

    Ce siècle est grand et fort

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les voix intérieures (1837) Ce siècle est grand et fort Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène.Partout on voit marcher l’Idée en mission ;Et le bruit du travail, plein de parole humaine,Se mêle au bruit divin de la création. Partout, dans les cités et dans les…

  • À Virgile

    À Virgile

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les voix intérieures (1837) À Virgile Ô Virgile ! ô poète ! ô mon maître divin !Viens, quittons cette ville au cri sinistre et vain,Qui, géante, et jamais ne fermant la paupière,Presse un flot écumant entre ses flancs de pierre,Lutèce, si petite au temps de tes Césars,Et qui jette aujourd’hui,…

  • C’est la nuit; la nuit noire

    C’est la nuit; la nuit noire

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les châtiments (1853) C’est la nuit; la nuit noire C’est la nuit ; la nuit noire, assoupie et profonde.L’ombre immense élargit ses ailes sur le monde.Dans vos joyeux palais gardés par le canon,Dans vos lits de velours, de damas, de linon, Sous vos chauds couvre-pieds de martres zibelinesSous le nuage…

  • Demain, dès l’aube  (Victor Hugo – 1856)

    Demain, dès l’aube (Victor Hugo – 1856)

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885)  Recueil : Les contemplations (1856)  Demain, dès l’aube   Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,…

  • Demain, dès l’aube

    Demain, dès l’aube

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les contemplations (1856) Demain, dès l’aube Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,Sans rien voir au dehors,…

  • Dieu qui sourit et qui donne

    Dieu qui sourit et qui donne

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les rayons et les ombres (1840) Dieu qui sourit et qui donne Dieu qui sourit et qui donneEt qui vient vers qui l’attend,Pourvu que vous soyez bonne,Sera content. Le monde où tout étincelle,Mais où rien n’est enflammé,Pourvu que vous soyez belle,Sera charmé. Mon cœur, dans l’ombre amoureuseOù l’enivre deux beaux…

  • Fulgur

    Fulgur

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les quatre vents de l’esprit (1881) Fulgur L’océan me disait : Ô poète, homme juste,J’ai parfois comme toi cette surprise augusteQu’il me descend des cieux une immense rougeur ;Et je suis traversé tout à coup, ô songeur,Par la foudre sublime, irritée et haïeComme toi par l’esprit sinistre d’Isaïe ;Les éclairs…

  • Lorsque l’enfant paraît

    Lorsque l’enfant paraît

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les feuilles d’automne (1831) Lorsque l’enfant paraît Lorsque l’enfant paraît, le cercle de familleApplaudit à grands cris.Son doux regard qui brilleFait briller tous les yeux,Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que…

  • Ô mes lettres d’amour

    Ô mes lettres d’amour

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les feuilles d’automne (1831) Ô mes lettres d’amour Ô mes lettres d’amour, de vertu, de jeunesse,C’est donc vous ! Je m’enivre encore à votre ivresse ;Je vous lis à genoux.Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !Laissez-moi me cacher, moi, l’heureux et le sage,Pour pleurer avec vous !…

  • Rosa fâchée

    Rosa fâchée

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les chansons des rues et des bois (1865) Rosa fâchée Une querelle. Pourquoi ?Mon Dieu, parce qu’on s’adore.À peine s’est-on dit ToiQue Vous se hâte d’éclore. Le coeur tire sur son noeud ;L’azur fuit ; l’âme est diverse.L’amour est un ciel, qui pleutSur les amoureux à verse. De même, quand,…

  • Colloque sentimental (Paul Verlaine – 1869)

    Colloque sentimental (Paul Verlaine – 1869)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896) Recueil : Fêtes galantes (1869) Colloque sentimental   Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux formes ont tout à l’heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l’on entend à peine leurs paroles. Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux spectres ont évoqué le passé.…

  • L’Homme et la Mer – (Charles Baudelaire – 1857)

    L’Homme et la Mer – (Charles Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal  L’Homme et la Mer   Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.   Tu…

  • Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne  (Baudelaire – 1857)

    Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne (Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal  Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne   Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Ô vase de tristesse, ô grande taciturne, Et t’aime d’autant plus, belle, que tu me fuis, Et que tu me parais, ornement de…

  • Il pleure dans mon coeur …  (Paul Verlaine – 1874)

    Il pleure dans mon coeur … (Paul Verlaine – 1874)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées  Il pleure dans mon coeur …   Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un…

  • Le Voyage

    Le Voyage

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — La Mort Le Voyage À Maxime Du Camp. I Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,L’univers est égal à son vaste appétit.Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! Un matin…

  • Le Rêve d’un Curieux

    Le Rêve d’un Curieux

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — La Mort Le Rêve d’un Curieux À F.N. Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse,Et de toi fais-tu dire : « Oh ! l’homme singulier ! »— J’allais mourir. C’était dans mon âme amoureuse,Désir mêlé d’horreur, un mal particulier ; Angoisse et vif espoir, sans…

  • La Fin de la Journée

    La Fin de la Journée

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — La Mort La Fin de la Journée Sous une lumière blafardeCourt, danse et se tord sans raisonLa Vie, impudente et criarde.Aussi, sitôt qu’à l’horizon La nuit voluptueuse monte,Apaisant tout, même la faim,Effaçant tout, même la honte,Le Poëte se dit : « Enfin ! Mon esprit,…

  • La Mort des Artistes

    La Mort des Artistes

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — La Mort La Mort des Artistes Combien faut-il de fois secouer mes grelotsEt baiser ton front bas, morne caricature ?Pour piquer dans le but, de mystique nature,Combien, ô mon carquois, perdre de javelots ? Nous userons notre âme en de subtils complots,Et nous démolirons…