Poésies…

  • Le passé

    Le passé

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Le passé   Oh ! comment retenir cet ange qui s’enfuit ?Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit.Comme il s’envole vite !… et de ma main tremblanteS’échappe malgré moi son aile impatiente.« Reste encore ! il me semble, ange au triste…

  • Une course au Champs de Mars

    Une course au Champs de Mars

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Une course au Champs de Mars   Volez, nobles coursiers, franchissez la distance !Pour le prix disputé, luttez avec constance !Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ;Pour vous voir aujourd’hui, tout est bruit et lumière ;Ainsi qu’un flot d’encens, la légère poussière,Devant vos…

  • Anxiété

    Anxiété

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Anxiété   Silence ! reprenons les travaux de mon âge.Que le pinceau docile obéisse à mes doigts,Des lieux que j’ai quittés qu’il retrace l’image,Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ;Sur un brillant tissu, que l’aiguille légèreArrête les contours d’une fleur passagère. Oh…

  • Ne m’aimez pas

    Ne m’aimez pas

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Ne m’aimez pas   Ne m’aimez pas !… Je veux pouvoir prier pour vous,Comme pour les amis dont le soir, à genoux,Je me souviens — afin qu’éloignant la tempête,Dieu leur donne un ciel pur pour abriter leur tête. Je veux, de vos bonheurs, prendre tout haut…

  • La fille de l’hôtesse

    La fille de l’hôtesse

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La fille de l’hôtesse   « Du vin ! Nous sommes trois ; du vin, allons, du vin !Hôtesse ! nous voulons chanter jusqu’au matin.As-tu toujours ta vigne et ta fille jolie ?L’amour, le vin, voilà les seuls biens de la vie. — Entrez, seigneurs, entrez….…

  • Je crois

    Je crois

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Je crois   Pourquoi, du doux éclat des croyances du cœurVouloir éteindre en moi la dernière lueur ?Pourquoi, lorsque la brise à l’aurore m’arrive,Me dire de rester pleurante sur la rive ?Pourquoi, lorsque des fleurs je veux chercher le miel,Portez-vous à ma bouche et l’absinthe et…

  • Tristesse

    Tristesse

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Tristesse   Bonheur si doux de mon enfance,Bonheur plus doux de mon printemps,Je n’ai plus que la souvenanceDe vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère,Je rêve à mon lointain pays,Et des pleurs mouillent ma paupièreAu souvenir de mes amis. L’exil a flétri ma…

  • La Gitana

    La Gitana

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La Gitana   Élégie J’ai mendié seize ans le pain de chaque jour,Ce pain noir, accordé, refusé tour à tour ;Je bois l’eau du torrent, je couche sur la terre ;Sur le bord d’un chemin j’ai vu mourir ma mère !Et seule désormais, au loin portant…

  • L’hirondelle

    L’hirondelle

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’hirondelle   Ô petite hirondelleQui bats de l’aile,Et viens contre mon mur,Comme abri sûr,Bâtir d’un bec agileUn nid fragile,Dis-moi, pour vivre ainsiSans nul souci,Comment fait l’hirondelleQui bat de l’aile ? Moi, sous le même toit, je trouve tour à tourTrop prompt, trop long, le temps que…

  • Le Poète

    Le Poète

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Le Poète   ODE(Couronnée aux jeux floraux) Des longs ennuis du jour quand le soir me délivre,Poète aux chants divins, j’ouvre en rêvant ton livre,Je me recueille en toi, dans l’ombre et loin du bruit ;De ton monde idéal, j’ose aborder la rive :Tes chants que…

  • L’Ange de poésie et la jeune femme

    L’Ange de poésie et la jeune femme

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’Ange de poésie et la jeune femme   L’Ange de poésie Éveille-toi, ma sœur, je passe près de toi !De mon sceptre divin tu vas subir la loi ;Sur toi, du feu sacré tombent les étincelles,Je caresse ton front de l’azur de mes ailes.À tes doigts…

  • JOB – Poème lyrique

    JOB – Poème lyrique

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales JOB – Poème lyrique   Long-temps monarque heureux, père, époux adoré,De l’orient soumis Job reçut les hommages:Nul monarque jamais, de sa gloire entouré,Ne vit autant de jours se lever sans nuages.L’infortune eut son tour: mille fléaux diversAu sein de ses états confondent leurs ravages;La guerre, au…

  • Vue d’un cimetière de campagne

    Vue d’un cimetière de campagne

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Vue d’un cimetière de campagneAu mois de mai   Le mois voluptueux, par nos champs attendu,Sur l’aile des zéphyrs du ciel est descendu:Il s’avance, il sourit à la nature entière:Ses longs cheveux, tressés de fleurs et de lumière,Exhalent, dans les airs, les parfums les plus doux,La…

  • Sixième veillée

    Sixième veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Sixième veillée   Édouard n’était plus: sa volonté suprêmeÀ la jeune Suffolk léguait le diadême;Mais la soeur d’édouard, en faveur de ses droits,Arme les bataillons de la sombre Tamise:Tout fléchit devant elle, et dans Londres soumiseSes mains ont ressaisi l’héritage des rois.Ô fortune ! ô revers…

  • Cinquième veillée

    Cinquième veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Cinquième veillée   A-t-on vu, dans les nuits de l’été dévorant,Se détacher du ciel un météore errant,Qui s’éteint au milieu de sa chute enflammée ?Tel est notre destin. L’or et la renommée,Le trône, les plaisirs, tous ces fantômes vainsQu’adorent, à genoux, les vulgaires humains,Rien ne peut…

  • Quatrième veillée

    Quatrième veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Quatrième veillée   Pourquoi, me révoltant contre la destinée,Déplorer nuit et jour, dans ma plainte obstinée,Mes parents, mes amis au tombeau descendus,Et la perte de ceux que je n’ai point perdus ?Oui, de stériles pleurs pourquoi mouiller leur cendre ?Dans un monde éternel ils sont allés…

  • Troisième veillée

    Troisième veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Troisième veillée   Qu’il est puissant, cet être architecte des mondes,Qui, peuplant du chaos les ténèbres fécondes,Fit éclore le jour, fit bouillonner les mers,Alluma le soleil, dessina l’univers;Et de ces astres d’or roulant dans leur carrière,Prodigua, sous ses pieds, la brillante poussière !Où commence, où finit…

  • Seconde veillée

    Seconde veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Seconde veillée   Comme sur la prairie au matin arroséeÉtincelle et s’épand une fraîche rosée,Qui bientôt en vapeurs remonte vers les cieux;Ainsi ma jeune soeur a brillé sous mes yeux.Toi que j’appelle en vain, durant la nuit obscure,Emma, toi de mon coeur éternelle blessure,Hélas ! Où…

  • Première veillée

    Première veillée

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Veillées poétiques et morales Première veillée   L’astre des nuits se lève, à sa pâle lumièreTout change, se confond dans la nature entière;Et mon oeil, entouré de prestiges divers,Voit dans l’ombre s’étendre un magique univers.Ce rocher sourcilleux n’est plus un bloc informe;C’est un monstre, un géant d’une stature énorme.Ces chênes,…

  • Invocation à la lune

    Invocation à la lune

    {loadnavigation} Pierre Baour-Lormian (1770-1854)Recueil : Poésies d’Ossian (1827) Invocation à la lune   Ainsi qu’une jeune beautéSilencieuse et solitaire,Des flancs du nuage argentéLa lune sort avec mystère.Fille aimable du ciel, à pas lents et sans bruit,Tu glisses dans les airs où brille ta couronne,Et ton passage s’environneDu cortège pompeux des soleils de la nuit.Que fais-tu…