Poésies…

  • À l’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    À l’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Élégies (1830)  À l’amour    Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton…

  • L’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    L’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Romances (1830)  L’amour   Vous demandez si l’amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d’existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l’amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs :…

  • Le premier amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    Le premier amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Romances (1830)  Le premier amour    Vous souvient-il de cette jeune amie, Au regard tendre, au maintien sage et doux ? À peine, hélas ! au printemps de sa vie, Son cœur sentit qu’il était fait pour vous. Point de serment, point de vaine promesse : Si jeune encore,…

  • Amour de jeune fille – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    Amour de jeune fille – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)  Recueil : Poésies et nouvelles (1840)  Amour de jeune fille    Ma mère, quel beau jour ! tout brille, tout rayonne. Dans les airs, l’oiseau chante et l’insecte bourdonne ; Les ruisseaux argentés roulent sur les cailloux, Les fleurs donnent au ciel leur parfum le plus doux. Le lis s’est entr’ouvert…

  • Un jour d’absence

    Un jour d’absence

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Un jour d’absence   Quand l’horloge a sonné le moment du départ,Aucune larme, ami, n’a voilé ton regard !Tu m’as pressé la main… j’ai cru voir un sourireSe mêler à l’adieu que tu venais me dire ;Car pour ton cœur, tranquille en pensant au retour,Ce n’était…

  • Une voix du ciel

    Une voix du ciel

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Une voix du ciel   Je suis l’astre des nuits. Je brille, pâle et blanche,Sur la feuille qui tremble au sommet d’une branche,Sur le ruisseau qui dort, sur les lacs, bien plus beauxQuand mes voiles d’argent s’étendent sur leurs eaux.Mes rayons vont chercher les fleurs que…

  • Séparation

    Séparation

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Séparation   I. Le ciel est calme et pur, la terre lui ressemble ;Elle offre avec orgueil au soleil radieuxL’essaim tourbillonnant de ses enfants heureux.Dans les parvis sacrés, la foule se rassemble.Ô vous…. qui vous aimez et qui restez ensemble !Vous qui pouvez encor prier en…

  • L’enfant qui priait

    L’enfant qui priait

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’enfant qui priait   Eh quoi ! prier déjà…. tu bégayes encore ;De la vie, ici-bas, tu n’as vu que l’aurore ;Pour loi, le beau printemps n’est venu que deux fois ;À peine connaît-on le doux son de ta voix.Et cependant, docile aux leçons d’une mère,Tu…

  • La grand-mère

    La grand-mère

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La grand-mère   Romance Dansez, fillettes du village,Chantez vos doux refrains d’amour :Trop vite, hélas ! un ciel d’orageVient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelleEt mes plaisirs et mes succès ;Comme vous, j’étais jeune et belle,Et, comme vous, je le savais.Soudain…

  • Je me tais et je pleure

    Je me tais et je pleure

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Je me tais et je pleure   À Madame *** qui demandait des vers pour son album Les vers n’arrivent pas au gré de mon désir,L’heure du feu sacré ne saurait se choisir.Dites-vous au bouton qu’il devienne une rose,À l’oiseau dans son nid que sa couvée…

  • Au Mont Rosa

    Au Mont Rosa

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Au Mont Rosa   Froide et blanche Montagne où la neige étincelle, Posant sur ton sommet sa couronne éternelle, Ô Reine dont le front disparaît dans les cieux, Pourquoi dérobes-tu ta splendeur à nos yeux ? Le ciel jaloux étend un voile sur ta cime …Mais…

  • L’étoile qui file

    L’étoile qui file

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’étoile qui file   Petite étoile, au sein des vastes cieux,Toi que suivaient et mon cœur et mes yeux,Toi dont j’aimais la lumière timide,Où t’en vas-tu dans ta course rapide ?Ah ! j’espérais que, dans ce ciel d’azur,Du moins pour toi le repos était sûr.Pourquoi t’enfuir,…

  • La mémoire

    La mémoire

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La mémoire   Eh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ?Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle,Consacrés par la gloire et redits en tous lieux !Ces sublimes accents au rythme harmonieux,Où d’un poète aimé le génie étincelle,Mémoire, que fuis-tu, si tu ne les…

  • Amour de jeune fille

    Amour de jeune fille

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Amour de jeune fille   Ma mère, quel beau jour ! tout brille, tout rayonne.Dans les airs, l’oiseau chante et l’insecte bourdonne ;Les ruisseaux argentés roulent sur les cailloux,Les fleurs donnent au ciel leur parfum le plus doux.Le lis s’est entr’ouvert ; la goutte de rosée,Sur…

  • Pétition d’une fleur

    Pétition d’une fleur

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Pétition d’une fleur   À une dame châtelaine(Pour la construction d’une serre) Pauvre fleur, qu’un rayon du soleil fit éclore,Pauvre fleur, dont les jours n’ont qu’une courte aurore,Il me faut, au printemps, le soleil du bon Dieu,Et quand l’hiver arrive, un asile et du feu.On m’a…

  • Une croix sur le bord d’un chemin

    Une croix sur le bord d’un chemin

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Une croix sur le bord d’un chemin   Sur le bord du chemin, que j’aime à voir l’oiseau,Fuyant le nid léger que balance l’ormeau,Prendre le grain qu’il porte à sa couvée éclose,Les premiers jours de mai, quand s’entr’ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que…

  • L’erreur

    L’erreur

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’erreur   Ma sœur, écoute-moi ! je vais t’ouvrir mon cœur…Mais détourne un instant ton regard scrutateur ;Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère !Tu promis de m’aimer à notre vieille mère.Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour :Étends aussi sur…

  • Le chant du cygne

    Le chant du cygne

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Le chant du cygne   Cygnes au blanc plumage, au port majestueux,Est-il vrai, dites-moi, qu’un chant harmonieux,De vos jours écoulés rompant le long silence,Lorsque va se briser votre frêle existence,Comme un cri de bonheur s’élève vers les cieux ? Quand sous votre aile, un soir, votre…

  • La Sérénade

    La Sérénade

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La Sérénade   Mère, quel doux chant me réveille ?Minuit ! c’est l’heure où l’on sommeille.Qui peut, pour moi, venir si tardVeiller et chanter à l’écart ? Dors, mon enfant, dors ! c’est un rêve.En silence la nuit s’achève,Mon front repose auprès du tien,Je l’embrasse et…

  • Ode sur les paroles d’un croyant

    Ode sur les paroles d’un croyant

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Ode sur les paroles d’un croyant (1835)   Seigneur ! vous êtes bien le Dieu de la puissance.Que deviennent sans vous ces hommes qu’on encense ?Si d’un souffle divin vous animez leur front,Ils montent jusqu’aux deux, en saisissant leur lyre !Votre souffle s’écarte… ils tombent en…