Poésies…

  • À Eucharis: Deux fois, j’ai pressé votre sein …

    À Eucharis: Deux fois, j’ai pressé votre sein …

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre I À Eucharis: Deux fois, j’ai pressé votre sein …   Deux fois, j’ai pressé votre sein,Et vous m’avez, deux fois, repoussé sans colère.Vous avez rougi du larcin :Ne fait-on que rougir, lorsqu’il a pu déplaire ?Ah ! c’est assez : oui, je lis dans…

  • C’en est fait, et mon âme émue …

    C’en est fait, et mon âme émue …

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre I C’en est fait, et mon âme émue …   C’en est fait, et mon âme émueNe peut plus oublier ses traits victorieux.Dieux ! quel objet ! Non, jamais sous les cieuxRien de si doux ne s’offrit à ma vue.Dans ce jardin si renommé,Où l’Amour…

  • Je chantais les combats …

    Je chantais les combats …

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre I Je chantais les combats …   Je chantais les combats : étranger au Parnasse,Peut-être ma jeunesse excusait mon audace :Sur deux lignes rangés, mes vers présomptueuxDéployaient, en deux temps, six pieds majestueux.De ces vers nombreux et sublimesL’Amour se riant à l’écart,Sur mon papier mit…

  • Voilà ce que chantait aux Naïades …

    Voilà ce que chantait aux Naïades …

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines   Voilà ce que chantait aux Naïades prochainesMa Muse jeune et fraîche, amante des fontaines,Assise au fond d’un antre aux nymphes consacré,D’acanthe et d’aubépine et de lierre entouré.L’Amour, qui l’écoutait caché dans le feuillage,Sortit, la salua Sirène du bocage.Ses blonds cheveux flottants…

  • Toujours ce souvenir m’attendrit …

    Toujours ce souvenir m’attendrit …

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche   Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche,Quand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche,Riant et m’asseyant sur lui, près de son coeur,M’appelait son rival et déjà son vainqueur.Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûreÀ souffler une haleine harmonieuse et pure…

  • Sur un groupe de Jupiter et d’Europe

    Sur un groupe de Jupiter et d’Europe

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Sur un groupe de Jupiter et d’Europe   Étranger, ce taureau qu’au sein des mers profondesD’un pied léger et sûr tu vois fendre les ondes,Est le seul que jamais Amphitrite ait porté.Il nage aux bords crétois. Une jeune beautéDont le vent fait voler l’écharpe obéissanteSur ses flancs est assise,…

  • Pasiphaé

    Pasiphaé

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Pasiphaé   Tu gémis sur l’Ida, mourante, échevelée,Ô reine ! ô de Minos épouse désolée !Heureuse si jamais, dans ses riches travaux,Cérès n’eût pour le joug élevé des troupeaux !Tu voles épier sous quelle yeuse obscure,Tranquille, il ruminait son antique pâture ;Quel lit de fleurs reçut ses membres nonchalantsQuelle…

  • Néère

    Néère

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Néère   Mais telle qu’à sa mort pour la dernière fois,Un beau cygne soupire, et de sa douce voix,De sa voix qui bientôt lui doit être ravie,Chante, avant de partir, ses adieux à la vie,Ainsi, les yeux remplis de langueur et de mort,Pâle, elle ouvrit sa bouche en un…

  • Mnaïs

    Mnaïs

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Mnaïs   Bergers, vous dont ici la chèvre vagabonde,La brebis se traînant sous sa laine féconde,Au front de la colline accompagnent les pas,A la jeune Mnaïs rendez, rendez, hélas !Par Cybèle et Cérès et sa fille adorée,Une grâce légère, une grâce sacrée.Naguère auprès de vous elle avait son berceau,Et…

  • Médée

    Médée

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Médée   Au sang de ses enfants, de vengeance égarée,Une mère plongea sa main dénaturée ;Et l’amour, l’amour seul avait conduit sa main.Mère, tu fus impie, et l’amour inhumain.Mère ! amour ! qui des deux eut plus de barbarie ?L’amour fut inhumain ; mère, tu fus impie. Plût aux…

  • Lydé

    Lydé

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Lydé    » Mon visage est flétri des regards du soleil.Mon pied blanc sous la ronce est devenu vermeil.J’ai suivi tout le jour le fond de la vallée ;Des bêlements lointains partout m’ont appelée.J’ai couru ; tu fuyais sans doute loin de moi :C’était d’autres pasteurs. Où te chercher,…

  • Le jeune malade

    Le jeune malade

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Le jeune malade    » Apollon, dieu sauveur, dieu des savants mystères,Dieu de la vie, et dieu des plantes salutaires,Dieu vainqueur de Python, dieu jeune et triomphant,Prends pitié de mon fils, de mon unique enfant !Prends pitié de sa mère aux larmes condamnée,Qui ne vit que pour lui, qui…

  • La jeune Locrienne

    La jeune Locrienne

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques La jeune Locrienne    » Fuis, ne me livre point. Pars avant son retour ; » Lève-toi ; pars, adieu ; qu’il n’entre, et que ta vue » Ne cause un grand malheur, et je serais perdue ! » Tiens, regarde, adieu, pars : ne vois-tu pas le jour ? «  Nous…

  • L’amour laboureur

    L’amour laboureur

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques L’amour laboureur   Nouveau cultivateur, armé d’un aiguillon,L’Amour guide le soc et trace le sillon ;Il presse sous le joug les taureaux qu’il enchaîne.Son bras porte le grain qu’il sème dans la plaine.Levant le front, il crie au monarque des dieux : » Toi, mûris mes moissons, de peur que…

  • L’Amour et le Berger

    L’Amour et le Berger

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques L’Amour et le Berger   Loin des bords trop fleuris de Gnide et de Paphos,Effrayé d’un bonheur ennemi du repos,J’allais, nouveau pasteur, aux champs de SyracuseInvoquer dans mes vers la nymphe d’Aréthuse,Lorsque Vénus, du haut des célestes lambris,Sans armes, sans carquois, vint m’amener son fils.Tous deux ils souriaient :…

  • L’Amour endormi

    L’Amour endormi

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques L’Amour endormi   Là reposait l’Amour, et sur sa joue en fleur D’une pomme brillante éclatait la couleur. Je vis, dès que j’entrai sous cet épais bocage, Son arc et son carquois suspendus au feuillage. Sur des monceaux de rose au calice embaumé Il dormait. Un souris sur sa…

  • Je sais, quand le midi …

    Je sais, quand le midi …

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Je sais, quand le midi …   Je sais, quand le midi leur fait désirer l’ombre, Entrer à pas muets sous le roc frais et sombre, D’où parmi le cresson et l’humide gravier La naïade se fraye un oblique sentier. Là j’épie à loisir la nymphe blanche et nue…

  • J’étais un faible enfant …

    J’étais un faible enfant …

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques J’étais un faible enfant …   J’étais un faible enfant qu’elle était grande et belle ; Elle me souriait et m’appelait près d’elle. Debout sur ses genoux, mon innocente mainParcourait ses cheveux, son visage, son sein, Et sa main quelquefois, aimable et caressante, Feignait de châtier mon enfance imprudente.…

  • Hylas

    Hylas

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Hylas   Au chevalier de Pange Le navire éloquent, fils des bois du Pénée, Qui portait à Colchos la Grèce fortunée, Craignant près de l’Euxin les menaces du Nord, S’arrête, et se confie au doux calme d’un port. Aux regards des héros le rivage est tranquille ; Ils descendent.…

  • Hercule

    Hercule

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques Hercule   Oeta, mont ennobli par cette nuit ardente, Quand l’infidèle époux d’une épouse imprudente Reçut de son amour un présent trop jaloux, Victime du centaure immolé par ses coups. Il brise tes forêts: ta cime épaisse et sombre En un bûcher immense amoncelle sans nombre Les sapins résineux…