Poésies…

  • En chantant la saison et l’usage fidèle …

    En chantant la saison et l’usage fidèle …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 7 En chantant la saison et l’usage fidèle …   En chantant la saison et l’usage fidèleQu’elle amène pour nous et qui fuit avec elle,Ma muse tour-à-tour vient frapper de ses chants,Les murs sourds de la ville et les échos des champs ;L’opulent citadin sur…

  • Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année

    Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 6 Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année …   Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année,Tenaient devant la foi la raison prosternée,Et détournant nos yeux de ce séjour mortel,Loin des objets des sens rappelaient l’homme au ciel;Voici les seuls momens, voici l’unique…

  • Telle fut la nature aux premiers jours …

    Telle fut la nature aux premiers jours …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 5 Telle fut la nature aux premiers jours du monde …   Telle fut la nature aux premiers jours du monde;Telle elle brille encor, belle autant que féconde;Toujours riche d’attraits et de biens renaissans,Toujours jeune au milieu des âges vieillissans,Elle va se montrer dans sa…

  • Homme à l’insecte égal …

    Homme à l’insecte égal …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 4 Homme à l’insecte égal …   Homme à l’insecte égal devant le premier être,Atôme qu’anima le souffle de ton maître,Poussière encor laissée au nombre des vivans,Qu’attend déjà la terre et réclament les vents,Assez l’enchantement d’une saison frivoleT’a ravi sans retour le moment qui s’envole;Sous…

  • Où court donc tout ce peuple …

    Où court donc tout ce peuple …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 3 Où court donc tout ce peuple …   Où court donc tout ce peuple au bruit de ces fanfares ?Viens ma muse, suivons ces juges en simarres;Ils ouvrent dans Paris un enclos fréquenté,Asile de passage au marchand présenté:Le peuple allant, venant, fait foule en…

  • Quel froid a pénétré dans le sein de nos lares ?

    Quel froid a pénétré dans le sein de nos lares ?

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 2 Quel froid a pénétré dans le sein de nos lares ?   Quel froid a pénétré dans le sein de nos lares ?Ces êtres qu’on nous peint sous des formes bizarres,Ces visages bouffis, sans corps, qui dans les airs,De leur cuisante haleine enfantent les…

  • Muse qui par la voix d’un cygne harmonieux

    Muse qui par la voix d’un cygne harmonieux

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 1 Muse qui par la voix d’un cygne harmonieux …   Muse qui par la voix d’un cygne harmonieux,Né sur les bords du Tibre, et chantre de ses dieux,Des jours fameux dans Rome enseignas l’origine;Échauffé comme lui par ta flamme divine,J’ose porter mes pas dans…

  • Avertissements de l’auteur

    Avertissements de l’auteur

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) Avertissements de l’auteur   Ce fut en relisant les fastes d’Ovide que jeconçus l’idée du poëme que je présente au public;je me disais: pourquoi sous le même titren’essayerait-on pas sur l’année française ce que lepoëte latin exécuta sur l’année romaine ? Cen’était pas que je ne visse…

  • La figure est formée …

    La figure est formée …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: La peinture (1769) – Chant 3 La figure est formée et l’homme reste à naître …   La figure est formée et l’homme reste à naître,Ravis le feu des cieux, va, cours lui donner l’être;Dans ce corps languissant même sous la couleurFais circuler la vie et répands la chaleur;Qu’il soit…

  • Globe resplendissant, océan de lumière …

    Globe resplendissant, océan de lumière …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: La peinture (1769) – Chant 2 Globe resplendissant, océan de lumière …   Globe resplendissant, océan de lumière,De vie et de chaleur source immense et première,Qui lances tes rayons par les plaines des airs,De la hauteur des cieux aux profondeurs des mers,Et seul fais circuler cette matière pure,Cette sève de…

  • Je chante l’art heureux …

    Je chante l’art heureux …

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: La peinture (1769) – Chant 1 Je chante l’art heureux …   Je chante l’art heureux dont le puissant génieRedonne à l’univers une nouvelle vie,Qui, par l’accord savant des couleurs et des traits,Imite et fait saillir les formes des objets,Et prêtant à l’image une vive imposture,Laisse hésiter nos yeux entre…

  • C’est assez d’une faible lyre …

    C’est assez d’une faible lyre …

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III C’est assez d’une faible lyre …   C’est assez d’une faible lyreTirer de timides accords ;C’est assez du dieu qui m’inspireDans de frivoles jeux dissiper les trésors.Rentrez sous vos riants ombrages,Doux enfants de la Paix, voluptueux amours ;Cachez-vous. La Discorde a troublé nos rivages…

  • Éloge de la campagne

    Éloge de la campagne

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Éloge de la campagne   À Catilie Laissons, ô mon aimable amie,L’habitant des cités, en proie à ses désirs,S’agiter tristement et tourmenter sa vie,Pour se faire à grands frais d’insipides plaisirs.Les champs du vrai bonheur sont le riant asile :L’œil y voit sans regret…

  • Mes pleurs ne coulaient plus …

    Mes pleurs ne coulaient plus …

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Mes pleurs ne coulaient plus …   Mes pleurs ne coulaient plus ; mes yeuxÉtaient enfin las d’en répandre :Je n’ai fait que nommer les Dieux,Et soudain je les vis des cieux,Sans cortège, à ma voix descendre.« C’est trop, ont-ils dit, l’éprouver.« Eh !…

  • Adieux à une terre qu’on était sur le point de vendre

    Adieux à une terre qu’on était sur le point de vendre

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Adieux à une terre qu’on était sur le point de vendre   L’aimable et doux printemps ouvre aujourd’hui les cieux.Ô mes champs, avec vous je veux encor renaître !Champs toujours plus aimés, jardins délicieux,Vénérables ormeaux qu’ont plantés mes aïeux,Pour la dernière fois recevez votre…

  • Les Jardins du Petit Trianon

    Les Jardins du Petit Trianon

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Les Jardins du Petit Trianon   J’ai vu ce désert enchantéDont le goût même a tracé la peinture ;J’ai vu ce jardin si vantéOù l’art, en l’imitant, surpasse la nature.Ô trianon, puissiez-vous des hiversNe ressentir jamais les glaces rigoureuses !Aimable trianon, que de transports…

  • Le Départ

    Le Départ

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Le Départ   À la même (Catilie) Non, jamais peut-être à mes yeuxTu n’avais paru si charmante ;Jamais de ta grâce piquanteMon cœur ne fut plus amoureux :Et cependant, ô ma maîtresse,Il faut m’exiler de tes bras !Malgré l’excès de ma tendresse,Et le pouvoir…

  • La Vendange

    La Vendange

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III La Vendange   À Catilie Quels cris dans les airs retentissent !Quels chants sur ces coteaux d’un ciel ardent brûlés !Déjà, le thyrse en main, s’unissentLes Faunes aux Sylvains mêlés :Les fougueux Égypans bondissent,Et sous leurs pas au loin gémissentLa terre et les bois…

  • Aux manes d’Eucharis

    Aux manes d’Eucharis

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III Aux manes d’Eucharis   Depuis que tu n’es plus, depuis que je te pleure,Le soleil a fini, recommencé son tour :Je puis enfin vers ta demeureTourner mes tristes yeux lassés de voir le jour.Ô toi, jadis l’objet du plus ardent amour,Toi que j’aimais encor…

  • La Méridienne

    La Méridienne

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)Recueil: Les Amours (1780) – Livre III La Méridienne   À la même (Catilie) Dieux ! que l’air est calme et pesant !Dieux ! qu’il fait chaud ! Sur quels rivages,Sous quels favorables ombragesVeux-tu reposer à présent ?Le ciel se couvre de nuages ;Neptune agite son trident ;J’ai vu briller à…