Poésies…

  • Les roses de Saadi

    Les roses de Saadi

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)Recueil : Poésies inédites Les roses de Saadi   J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closesQue les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envoléesDans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.Elles ont suivi…

  • Qu’en avez-vous fait ?

    Qu’en avez-vous fait ?

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)Recueil : Élégies (1830) Qu’en avez-vous fait ?   Vous aviez mon coeur,Moi, j’avais le vôtre:Un coeur pour un coeur;Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu,Je n’en ai plus d’autre,Le vôtre est rendu,Le mien est perdu ! La feuille et la fleurEt le fruit lui-même,La feuille et la fleur,L’encens, la couleur:…

  • La jeune Tarentine

    La jeune Tarentine

    {loadnavigation} André Chénier (1762-1794)Recueil: Poésies Antiques La jeune Tarentine   Pleurez, doux alcyons ! ô vous, oiseaux sacrés,Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons, pleurez !Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !Un vaisseau la portait aux bords de Camarine :Là, l’hymen, les chansons, les flûtes, lentement,Devaient la reconduire au seuil de son amant.Une clef vigilante…

  • Ballade des Dames du temps jadis – (François Villon – 1460)

    Ballade des Dames du temps jadis – (François Villon – 1460)

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463)  Ballade des Dames du temps jadis   Dites-moi où, n’en quel pays, Est Flora la belle Romaine, Archipiades, ne Thaïs, Qui fut sa cousine germaine, Echo, parlant quant bruit on mène Dessus rivière ou sur étang, Qui beauté eut trop plus qu’humaine ? Mais où sont les neiges d’antan ? Où…

  • La Ballade des pendus – (François Villon – 1460)

    La Ballade des pendus – (François Villon – 1460)

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463)  L’Épitaphe de Villon ou «Ballade des pendus»   Frères humains, qui après nous vivez, N’ayez les coeurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie,…

  • Le Cor – (Alfred de Vigny – 1826)

    Le Cor – (Alfred de Vigny – 1826)

    {loadnavigation} Alfred de Vigny (1797-1863)  Recueil: Poèmes antiques et modernes  Le Cor   I  J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois, Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille. Que de…

  • L’Épitaphe de Villon ou  » Ballade des pendus « 

    L’Épitaphe de Villon ou  » Ballade des pendus « 

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463) L’Épitaphe de Villon ou «Ballade des pendus» Frères humains, qui après nous vivez,N’ayez les coeurs contre nous endurcis,Car, si pitié de nous pauvres avez,Dieu en aura plus tôt de vous mercis.Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :Quant à la chair, que trop avons nourrie,Elle est piéça dévorée et pourrie,Et nous,…

  • Ballade des Dames du temps jadis

    Ballade des Dames du temps jadis

    {loadnavigation} François Villon (1431-1463) Ballade des Dames du temps jadis Dites-moi où, n’en quel pays,Est Flora la belle Romaine,Archipiades, ne Thaïs,Qui fut sa cousine germaine,Echo, parlant quant bruit on mèneDessus rivière ou sur étang,Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?Mais où sont les neiges d’antan ? Où est la très sage Héloïs,Pour qui fut châtré…

  • Le Cor

    Le Cor

    {loadnavigation} Alfred de Vigny (1797-1863) Recueil: Poèmes antiques et modernes Le Cor I J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois,Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille,Et que le vent du nord porte de feuille en feuille. Que de fois, seul, dans l’ombre…

  • Ô saisons, ô châteaux – (Arthur Rimbaud – 1872)

    Ô saisons, ô châteaux – (Arthur Rimbaud – 1872)

    {loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891)  Recueil : Derniers vers (1872)  Ô saisons, ô châteaux   Ô saisons ô châteaux, Quelle âme est sans défauts ? Ô saisons, ô châteaux, J’ai fait la magique étude Du Bonheur, que nul n’élude. Ô vive lui, chaque fois Que chante son coq gaulois. Mais ! je n’aurai plus d’envie, Il…

  • C’est la fête du blé, c’est la fête du pain … (Paul Verlaine – 1880)

    C’est la fête du blé, c’est la fête du pain … (Paul Verlaine – 1880)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Sagesse (1880) — Partie III  C’est la fête du blé, c’est la fête du pain …   C’est la fête du blé, c’est la fête du pain Aux chers lieux d’autrefois revus après ces choses ! Tout bruit, la nature et l’homme, dans un bain De lumière si blanc…

  • L’été ne fut pas adorable – (Paul Verlaine – 1891)

    L’été ne fut pas adorable – (Paul Verlaine – 1891)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Chansons pour Elle (1891)  L’été ne fut pas adorable   L’été ne fut pas adorable Après cet hiver infernal, Et quel printemps défavorable ! Et l’automne commence mal, Bah ! nous nous réchauffâmes  En mêlant nos deux âmes. La pauvreté, notre compagne  Dont nous nous serions bien passés,  Vainement…

  • Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année – (Antoine-Marin Lemierre – 1779)

    Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année – (Antoine-Marin Lemierre – 1779)

    {loadnavigation} Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) Recueil: Les Fastes (1779) – Chant 6 Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année … Les fêtes qu’en son cours nous ramène l’année,Tenaient devant la foi la raison prosternée,Et détournant nos yeux de ce séjour mortel,Loin des objets des sens rappelaient l’homme au ciel;Voici les seuls momens, voici l’unique fêteOù…

  • La promenade d’automne – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    La promenade d’automne – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Élégies (1830)  La promenade d’automne   Te souvient-il, ô mon âme, ô ma vie, D’un jour d’automne et pâle et languissant ? Il semblait dire un adieu gémissant Aux bois qu’il attristait de sa mélancolie. Les oiseaux dans les airs ne chantaient plus l’espoir ; Une froide rosée enveloppait…

  • L’Automne – (Alphonse de Lamartine – 1820)

    L’Automne – (Alphonse de Lamartine – 1820)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Méditations poétiques (1820)  L’Automne   Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards !  Je suis d’un pas rêveur le sentier…

  • Chant d’Automne – (Charles Baudelaire – 1857)

    Chant d’Automne – (Charles Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal (Suite)  Chant d’Automne   I  Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavé des cours.  Tout l’hiver va…

  • Les Saisons – (Alphonse de Lamartine – 1830)

    Les Saisons – (Alphonse de Lamartine – 1830)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Pièces Ajoutées   Les Saisons   Au printemps, les lis des champs filent Leur tunique aux chastes couleurs; Les gouttes que les nuits distillent Le matin se changent en fleurs. La terre est un faisceau de tiges Dont l’odeur donne des vertiges Qui…

  • La saison qui s’avance – (Paul Verlaine – 1891)

    La saison qui s’avance – (Paul Verlaine – 1891)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Chansons pour Elle (1891)  La saison qui s’avance   La saison qui s’avance. Nous baille la défense D’user des us d’été, Le frisson de l’automne Déjà nous pelotonne Dans le lit mieux fêté. Fi de l’été morose,Toujours la même chose :« J’ai chaud, t’as chaud, dormons ! »Dormir au…

  • Aux femmes – (Germain Nouveau – 1881)

    Aux femmes – (Germain Nouveau – 1881)

    {loadnavigation} Germain Nouveau (1851-1920)  Recueil : La Doctrine De L’Amour (1881)  Aux femmes    Et vous, l’ancienne esclave à la caresse amère, Vous le bétail des temps antiques et charnels, Vous, femmes, dont Jésus fit la Vierge et la Mère, D’après Celle qui porte en ses yeux maternels Le reflet le plus grand des rayons…

  • Automne malade et adoré – (Guillaume Apollinaire – 1913)

    Automne malade et adoré – (Guillaume Apollinaire – 1913)

    {loadnavigation} Guillaume Apollinaire (1880-1918)  Recueil : Alcools (1913)  Automne malade et adoré   Automne malade et adoré Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers Pauvre automne Meurs en blancheur et en richesse De neige et de fruits mûrs Au fond du ciel Des éperviers planent Sur les…