Poésies…

  • Le Purgatoire – Chant 18

    Le Purgatoire – Chant 18

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 18 Lors mon sage docteur, ayant ainsi mis finà son raisonnement, me scruta longuement,pour lire dans mes yeux si j’étais satisfait. Et moi, que tourmentait une nouvelle envie,me taisant au-dehors, je disais en moi-même :« Je crains d’être importun avec mes questions. » Mais lui, comme…

  • Le Purgatoire – Chant 17

    Le Purgatoire – Chant 17

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 17 Rappelle-toi, lecteur, si jamais en montagnetu t’es vu tout à coup surpris par le brouillard,plus épais que ne l’est la taie aux yeux des taupes, rappelle-toi comment, lorsque la brume humidecommence à s’éclaircir, le globe du soleilpénètre faiblement au sein de ces vapeurs ; et…

  • Le Purgatoire – Chant 16

    Le Purgatoire – Chant 16

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 16 Aucune obscurité de l’Enfer ou des nuitsoù sous un pauvre ciel on ne voit nulle étoiledans l’air que rend épais la noirceur des nuages, n’a mis devant mes yeux un voile plus opaqueou plus rêche de poil, que la sombre fuméequi dans ce même endroit…

  • Le Paradis – Chant 26

    Le Paradis – Chant 26

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Paradis – Chant 26 Tandis que je craignais d’avoir perdu la vue,l’éclat éblouissant qui me l’avait éteinte (362)laissa monter un souffle et semblant m’appeler me dit : « En attendant de recouvrer la vue,que tu viens de ternir pour trop vouloir me voir,tu peux dédommager cette perte en parlant.…

  • Le Paradis – Chant 25

    Le Paradis – Chant 25

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Paradis – Chant 25 Si le destin permet que ce poème saintauquel ont mis la main et le ciel et la terreet qui m’a fait maigrir pendant bien des années, triomphe des haineux qui m’ont fermé la portede ce joli bercail où je dormais agneau,mais ennemi des loups qui…

  • Le Paradis – Chant 24

    Le Paradis – Chant 24

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Paradis – Chant 24 « Ô compagnie élue à cette grande cènede l’Agneau sacro-saint qui vous nourrit si bienque tous vos appétits se voient toujours comblés ! Si la grâce de Dieu veut que cet homme goûteles miettes qui pourront tomber de votre table,avant que la mort mette à…

  • Le Purgatoire – Chant 23

    Le Purgatoire – Chant 23

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 23 Tandis que je fouillais d’un regard curieuxdans le feuillage vert, comme font d’habitudeceux qui perdent leur temps à chasser les oiseaux, celui qui m’était plus qu’un père dit : « Mon fils,allons-nous-en d’ici, car le temps qui nous restedoit être dépensé plus raisonnablement. » Alors…

  • Le Purgatoire – Chant 22

    Le Purgatoire – Chant 22

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 22 L’ange était demeuré bien loin derrière nous,qui nous avait montré le sixième cercleet m’avait enlevé du visage une marque, après avoir nommé beati ceux qui sontde justice affamés, mais sans que ses paroleseussent compris de verbe autre que sitiunt (238). Pour moi, je m’avançais maintenant…

  • Le Purgatoire – Chant 21

    Le Purgatoire – Chant 21

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 21 Cette soif naturelle et qu’on n’épuise pas,si ce n’est avec l’eau dont la Samaritaineavait sollicité la faveur autrefois. me travaillait ; la hâte en même temps pressait,sur le chemin comblé, mes pas dans ceux du guide,et je compatissais au juste châtiment ; lorsque soudainement, ainsi…

  • Le Purgatoire – Chant 20

    Le Purgatoire – Chant 20

    {loadnavigation} Dante (1265-1321)La Divine Comédie Le Purgatoire – Chant 20 Le désir lutte mal contre un désir meilleur (208) :ainsi, contre mon goût, pour lui faire plaisir,je dus tirer de l’eau l’éponge insatisfaite : je partis ; et mon guide avançait en cherchantles endroits dégagés, le long de la falaise,comme on va sur les murs…

  • Voici mon compliment

    Voici mon compliment

    {loadnavigation} Guy de Maupassant (1850-1893) Poésies Diverses (Nuit de noël 1872) Voici mon compliment En ce joyeux temps de nouvelle annéeL’usage prescrit de faire un cadeau.L’un donne une fleur bien vite fanée,L’autre un souvenir oublié bientôt. Moi si de mon coeur suivais la prière,Perles à vos pieds viendrais apporter,Mais la bourse, hélas! est la conseillèreQu’avant…

  • Aimons toujours ! Aimons encore ! – (Victor Hugo -1856)

    Aimons toujours ! Aimons encore ! – (Victor Hugo -1856)

    {loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885)  Recueil : Les contemplations (1856)  Aimons toujours ! Aimons encore !   Aimons toujours ! Aimons encore ! Quand l’amour s’en va, l’espoir fuit. L’amour, c’est le cri de l’aurore, L’amour c’est l’hymne de la nuit.  Ce que le flot dit aux rivages, Ce que le vent dit aux vieux monts, Ce…

  • Tristesse  (Alfred de Musset – 1850)

    Tristesse (Alfred de Musset – 1850)

    {loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857)  Recueil : Poésies nouvelles (1850)  Tristesse   J’ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté ; J’ai perdu jusqu’à la fierté Qui faisait croire à mon génie.  Quand j’ai connu la Vérité, J’ai cru que c’était une amie ; Quand je l’ai comprise et sentie,…

  • L’Absence – (Antoine de Bertin – 1780)

    L’Absence – (Antoine de Bertin – 1780)

    {loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790)  Recueil: Les Amours (1780) – Livre I  L’Absence    L’astre brillant des nuits a fini sa carrière. Je n’entends plus de chars ni de sourdes clameurs ; Le calme règne au loin dans la nature entière ; Tout dort ; le jaloux même a fermé sa paupière : Et moi,…

  • Émigrants (François Coppée – 1872)

    Émigrants (François Coppée – 1872)

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)  Recueil : Les Humbles (1872)  Émigrants    Il fait nuit. – Et la voûte est ténébreuse où monte,  Par la sonorité du bâtiment de fonte,  Le jet de vapeur blanche au sifflement d’enfer,  Hennissement affreux du lourd cheval de fer  Qui vient à reculons et lui-même s’attelle,  Avec un bruit strident…

  • L’Amour Maternel – (Marie-Françoise Balard – 1810)

    L’Amour Maternel – (Marie-Françoise Balard – 1810)

    {loadnavigation} Marie-Françoise Balard (1776-1822)Recueil : L’Amour Maternel (1810) – Poëme En Quatre Chants L’Amour Maternel – Chant Premier   Tendresse maternelle, ô toi dont la douceurSeule a réalisé mes rêves de bonheur !Toi qui charmes mes jours, toi qui remplis mon âme,Anime mes écrits d’un rayon de ta flamme ?Je n’invoquerai point les secours généreuxDe…

  • Le Désespoir de la vieille – (Charles Baudelaire – 1869)

    Le Désespoir de la vieille – (Charles Baudelaire – 1869)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Le Spleen de Paris (Posthume – 1869)  Le Désespoir de la vieille   La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et,…

  • Les Petites Vieilles – (Charles Baudelaire – 1857)

    Les Petites Vieilles – (Charles Baudelaire – 1857)

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)  Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens  Les Petites Vieilles   À Victor Hugo.    I   Dans les plis sinueux des vieilles capitales, Où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements, Je guette, obéissant à mes humeurs fatales, Des êtres singuliers, décrépits et charmants.  Ces monstres disloqués furent jadis…

  • Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1823)

    Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1823)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Nouvelles méditations poétiques (1823)  Tristesse   Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage  Où Naples réfléchit dans une mer d’azur  Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,  Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur.  Que tardez-vous ? Partons ! Je veux revoir encore  Le Vésuve enflammé sortant du…

  • La Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1830)

    La Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1830)

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)  Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre quatrième  La Tristesse   L’âme triste est pareille  Au doux ciel de la nuit, Quand l’astre qui sommeille De la voûte vermeille A fait tomber le bruit; Plus pure et plus sonore, On y voit sur ses pas Mille étoiles éclore,…