Poésies…

  • Immense et rouge

    Immense et rouge

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Immense et rouge Immense et rouge Au-dessus du Grand Palais Le soleil d’hiver apparaît Et disparaît Comme lui mon coeur va disparaître Et tout mon sang va s’en aller S’en aller à ta recherche Mon amour Ma beauté Et te trouver Là où tu es.   Jacques Prévert  …

  • Déjeuner du matin

    Déjeuner du matin

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Déjeuner du matin Il a mis le caféDans la tasseIl a mis le laitDans la tasse de caféIl a mis le sucreDans le café au laitAvec la petite cuillerIl a tournéIl a bu le café au laitEt il a reposé la tasseSans me parlerIl a alluméUne cigaretteIl a fait…

  • Complainte du fusillé

    Complainte du fusillé

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977)Recueil: Paroles Complainte du fusillé Ils m’ont tiré au mauvais sortpar pitiéJ’étais mauvaise ciblele ciel était si bleuIls ont levé les yeuxen invoquant leur dieuEt celui qui s’est approchéseulsans se hâtertout comme euxun petit peu a tiré à côtéà côté du dernier ressortà la grâce des mortsà la grâce de dieu. Ils…

  • Chanson du geôlier

    Chanson du geôlier

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Chanson du geôlier Où vas-tu beau geôlier Avec cette clé tachée de sang Je vais délivrer celle que j’aime S’il en est encore temps Et que j’ai enfermée Tendrement cruellement Au plus secret de mon désir Au plus profond de mon tourment Dans les mensonges de l’avenir Dans les…

  • Chanson de l’oiseleur

    Chanson de l’oiseleur

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977)Recueil: Paroles Chanson de l’oiseleur L’oiseau qui vole si doucementL’oiseau rouge et tiède comme le sangL’oiseau si tendre l’oiseau moqueurL’oiseau qui soudain prend peurL’oiseau qui soudain se cogneL’oiseau qui voudrait s’enfuirL’oiseau seul et affoléL’oiseau qui voudrait vivreL’oiseau qui voudrait chanterL’oiseau qui voudrait crierL’oiseau rouge et tiède comme le sangL’oiseau qui vole si…

  • Chanson dans le sang

    Chanson dans le sang

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Chanson dans le sang Il y a de grandes flaques de sang sur le mondeoù s’en va-t-il tout ce sang répanduEst-ce la terre qui le boit et qui se saouledrôle de saoulographie alorssi sage… si monotone…Non la terre ne se saoule pasla terre ne tourne pas de traverselle pousse…

  • Chanson

    Chanson

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Chanson Quel jour sommes-nous Nous sommes tous les jours Mon amie Nous sommes toute la vie Mon amour Nous nous aimons et nous vivons Nous vivons et nous nous aimons Et nous ne savons pas ce que c’est que la vie Et nous ne savons pas ce que c’est…

  • Cet Amour

    Cet Amour

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Cet Amour Cet amour Si violent Si fragile Si tendre Si désespéré Cet amour Beau comme le jour Et mauvais comme le temps Quand le temps est mauvais Cet amour si vrai Cet amour si beau Si heureux Si joyeux Et si dérisoire Tremblant de peur comme un enfant…

  • Barbara

    Barbara

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles (1946) Barbara Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t’ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais de même Rappelle-toi Barbara Toi que…

  • Alicante

    Alicante

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977) Recueil: Paroles Alicante Une orange sur la table Ta robe sur le tapis Et toi dans mon lit Doux présent du présent Fraîcheur de la nuit Chaleur de ma vie.   Jacques Prévert   {loadposition position_prevert} {loadposition position_prevert_liste}

  • Un oiseau s’envole

    Un oiseau s’envole

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Un oiseau s’envole Un oiseau s’envole,II rejette les nues comme un voile inutile,II n’a jamais craint la lumière,Enfermé dans son volII n’a jamais eu d’ombre. Coquilles des moissons brisées par le soleil.Toutes les feuilles dans les bois disent oui,Elles ne savent dire que oui,Toute question, toute réponseEt la rosée coule au…

  • Prête aux baisers résurrecteurs

    Prête aux baisers résurrecteurs

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Prête aux baisers résurrecteurs Pauvre je ne peux pas vivre dans l’ignoranceIl me faut voir entendre et abuserT’entendre nue et te voir nuePour abuser de tes caresses Par bonheur ou par malheurJe connais ton secret pas coeurToutes les portes de ton empireCelle des yeux celle des mainsDes seins et de ta…

  • Poisson

    Poisson

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Poisson Les poissons, les nageurs, les bateauxTransforment l’eau.L’eau est douce et ne bougeQue pour ce qui la touche. Le poisson avanceComme un doigt dans un gant,Le nageur danse lentementEt la voile respire. Mais l’eau douce bougePour ce qui la touche,Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateauQu’elle porteEt qu’elle emporte.…

  • Liberté

    Liberté

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952)Recueil: Au rendez-vous allemand (1945) Liberté Sur mes cahiers d’écolierSur mon pupitre et les arbresSur le sable sur la neigeJ’écris ton nom Sur toutes les pages luesSur toutes les pages blanchesPierre sang papier ou cendreJ’écris ton nom Sur les images doréesSur les armes des guerriersSur la couronne des roisJ’écris ton nom Sur…

  • L’Amoureuse

    L’Amoureuse

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) L’Amoureuse Elle est debout sur mes paupièresEt ses cheveux sont dans les miens,Elle a la forme de mes mains,Elle a la couleur de mes yeux,Elle s’engloutit dans mon ombreComme une pierre sur le ciel. Elle a toujours les yeux ouvertsEt ne me laisse pas dormir.Ses rêves en pleine lumièreFont s’évaporer les…

  • La terre est bleue

    La terre est bleue

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Recueil: L’amour la poésie (1929) La terre est bleue La terre est bleue comme une orangeJamais une erreur les mots ne mentent pasIls ne vous donnent plus à chanterAu tour des baisers de s’entendreLes fous et les amoursElle sa bouche d’allianceTous les secrets tous les souriresEt quels vêtements d’indulgenceÀ la croire toute…

  • La Parole

    La Parole

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Recueil: Capitale de la douleur (1926) La Parole J’ai la beauté facile et c’est heureux.Je glisse sur les toits des ventsJe glisse sur le toit des mersJe suis devenue sentimentaleJe ne connais plus le conducteurJe ne bouge plus soie sur les glacesJe suis malade fleurs et caillouxJ’aime le plus chinois aux…

  • La mort, l’amour, la vie

    La mort, l’amour, la vie

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) La mort, l’amour, la vie J’ai cru pouvoir briser la profondeur de l’immensitéPar mon chagrin tout nu sans contact sans échoJe me suis étendu dans ma prison aux portes viergesComme un mort raisonnable qui a su mourirUn mort non couronné sinon de son néantJe me suis étendu sur les vagues absurdesDu…

  • La courbe de tes yeux

    La courbe de tes yeux

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Recueil: Capitale de la douleur (1926) La courbe de tes yeux La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,Un rond de danse et de douceur,Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécuC’est que tes yeux ne m’ont pas toujours…

  • Je t’aime

    Je t’aime

    {loadnavigation} Paul Eluard (1895-1952) Je t’aime Je t’aime pour toutes les femmesQue je n’ai pas connuesJe t’aime pour tout le tempsOù je n’ai pas vécuPour l’odeur du grand largeEt l’odeur du pain chaudPour la neige qui fondPour les premières fleursPour les animaux pursQue l’homme n’effraie pasJe t’aime pour aimerJe t’aime pour toutes les femmesQue je…