Poésies…

  • Les mains d’Elsa

    Les mains d’Elsa

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982) Recueil : Le Fou d’Elsa (1963) Les mains d’Elsa Donne-moi tes mains pour l’inquiétudeDonne-moi tes mains dont j’ai tant rêvéDont j’ai tant rêvé dans ma solitudeDonne-moi tes mains que je sois sauvé Lorsque je les prends à mon propre piègeDe paume et de peur de hâte et d’émoiLorsque je les prends…

  • Les yeux d’Elsa  (Louis Aragon – 1942)

    Les yeux d’Elsa (Louis Aragon – 1942)

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982)  Recueil : Les Yeux d’Elsa (1942)  Les yeux d’Elsa   Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire À l’ombre des oiseaux c’est…

  • Les yeux d’Elsa

    Les yeux d’Elsa

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982)Recueil : Les Yeux d’Elsa (1942) Les yeux d’Elsa Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boireJ’ai vu tous les soleils y venir se mirerS’y jeter à mourir tous les désespérésTes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troubléPuis le beau temps…

  • Nous dormirons ensemble

    Nous dormirons ensemble

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982)Recueil : Le Fou d’Elsa (1963) Nous dormirons ensemble Que ce soit dimanche ou lundiSoir ou matin minuit midiDans l’enfer ou le paradisLes amours aux amours ressemblentC’était hier que je t’ai ditNous dormirons ensemble C’était hier et c’est demainJe n’ai plus que toi de cheminJ’ai mis mon cœur entre tes mainsAvec le…

  • Pour demain

    Pour demain

    {loadnavigation} Louis Aragon (1897-1982)Recueil : Feu de joie (1920) Pour demain Vous que le printemps opéraMiracles ponctuez ma stanceMon esprit épris du départDans un rayon soudain se perdPerpétué par la cadence La Seine au soleil d’avril danseComme Cécile au premier balOu plutôt roule des pépitesVers les ponts de pierre ou les criblesCharme sûr La ville…

  • Le désespoir est assis sur un banc – (Jacques Prévert – 1945)

    Le désespoir est assis sur un banc – (Jacques Prévert – 1945)

    {loadnavigation} Jacques Prévert (1900-1977)  Recueil: Paroles  Le désespoir est assis sur un banc   Dans un square sur un banc Il y a un homme qui vous appelle quand on passe Il a des binocles un vieux costumes gris Il fume un petit ninas il est assis Et il vous appelle quand on passe Ou…

  • Je l’aime d’amour profond – (Théophile Gautier – 1830)

    Je l’aime d’amour profond – (Théophile Gautier – 1830)

    {loadnavigation} Théophile Gautier (1811-1872)  Recueil : Élégies (1830)  Je l’aime d’amour profond    Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis loin d’elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; — il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d’un oiseau ; je la vois Avec son…

  • Au tribunal d’amour … – (Agrippa d’Aubigné – 1600)

    Au tribunal d’amour … – (Agrippa d’Aubigné – 1600)

    {loadnavigation} Agrippa d’Aubigné (1552-1630)  Recueil: L’Hécatombe à Diane  Au tribunal d’amour, après mon dernier jour    Au tribunal d’amour, après mon dernier jour, Mon coeur sera porté diffamé de brûlures, Il sera exposé, on verra ses blessures, Pour connaître qui fit un si étrange tour, A la face et aux yeux de la Céleste Cour…

  • D’Amour d’Amour … – (Jean-Antoine de Baïf – 1570)

    D’Amour d’Amour … – (Jean-Antoine de Baïf – 1570)

    {loadnavigation} Jean-Antoine de Baïf (1532-1589)  D’Amour d’Amour …    D’Amour d’Amour je fu je fu blessé, Et de mon sang la liqueur goute a goute En chaudes pleurs hors ma playe degoute, Qui de couler puis le temps n’a cessé. Je suis d’Amour si bien interessé. Que peu a peu s’enfuit ma force toute, Et…

  • Stances Amoureuses – (Marguerite de Navarre – 1530)

    Stances Amoureuses – (Marguerite de Navarre – 1530)

    {loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549)  Stances Amoureuses    Nos deux corps sont en toi, je ne sers plus que d’ombre; Nos amis sont à toi, je ne sers que de nombre. Las ! puisque tu es tout et que je ne suis rien, Je n’ai rien, ne t’ayant ou j’ai tout au contraire. Avoir et…

  • Premier sourire du printemps  (Théophile Gautier – 1852)

    Premier sourire du printemps (Théophile Gautier – 1852)

    {loadnavigation} Théophile Gautier (1811-1872)  Recueil : Émaux et Camées (1852)  Premier sourire du printemps   Tandis qu’à leurs œuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Pour les petites pâquerettes, Sournoisement, lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisèle des boutons d’or. Dans le verger…

  • France, mère des arts, des armes … (Joachim du Bellay – 1558)

    France, mère des arts, des armes … (Joachim du Bellay – 1558)

    {loadnavigation} Joachim du Bellay (1522-1560)  Recueil: Les Regrets (1558)   France, mère des arts, des armes et des lois France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois.  Si tu m’as pour…

  • Heureux qui, comme Ulysse … (Joachim du Bellay – 1558)

    Heureux qui, comme Ulysse … (Joachim du Bellay – 1558)

    {loadnavigation} Joachim du Bellay (1522-1560)  Recueil: Les Regrets (1558)  Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d’usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas,…

  • Le Lièvre et la Tortue (La Fontaine – 1668)

    Le Lièvre et la Tortue (La Fontaine – 1668)

    {loadnavigation} Jean de La Fontaine (1621-1695)   Les Fables  –  Livre VI  Le Lièvre et la Tortue   Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Sitôt que moi ce but. – Sitôt ? Etes-vous sage ? Repartit l’animal léger.Ma…

  • La Cigale et la Fourmi  (La Fontaine – 1668)

    La Cigale et la Fourmi (La Fontaine – 1668)

    {loadnavigation} Jean de La Fontaine (1621-1695)  Les Fables  –  Livre I  La Cigale et la Fourmi   La Cigale, ayant chanté  Tout l’été,  Se trouva fort dépourvue  Quand la bise fut venue :  Pas un seul petit morceau  De mouche ou de vermisseau.  Elle alla crier famineChez la Fourmi sa voisine,La priant de lui prêterQuelque…

  • Le Corbeau et le Renard  (La Fontaine – 1668)

    Le Corbeau et le Renard (La Fontaine – 1668)

    {loadnavigation} Jean de La Fontaine (1621-1695)  Les Fables  –  Livre I  Le Corbeau et le Renard   Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : “Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous…

  • À Uranie  (Voltaire – 1734)

    À Uranie (Voltaire – 1734)

    {loadnavigation} Voltaire (1694-1778)  Épîtres, stances et odes (1734)  À Uranie   Je vous adore, ô ma chère Uranie ! Pourquoi si tard m’avez-vous enflammé ? Qu’ai-je donc fait des beaux jours de ma vie ? Ils sont perdus ; je n’avais point aimé. J’avais cherché dans l’erreur du bel âge Ce dieu d’amour, ce dieu…

  • À Mme du Châtelet  (Voltaire – 1747)

    À Mme du Châtelet (Voltaire – 1747)

    {loadnavigation} Voltaire (1694-1778)  Épîtres, stances et odes  À Mme du Châtelet   Si vous voulez que j’aime encore,  Rendez-moi l’âge des amours ; Au crépuscule de mes jours Rejoignez, s’il se peut, l’aurore. Des beaux lieux où le dieu du vin Avec l’Amour tient son empire, Le Temps, qui me prend par la main, M’avertit…

  • Premier sourire du printemps  (Théophile Gautier – 1852)

    Premier sourire du printemps (Théophile Gautier – 1852)

    {loadnavigation} Théophile Gautier (1811-1872)  Recueil : Émaux et Camées (1852)  Premier sourire du printemps   Tandis qu’à leurs œuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Pour les petites pâquerettes, Sournoisement, lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisèle des boutons d’or. Dans le verger…

  • Le pont Mirabeau  (Guillaume Apollinaire – 1913)

    Le pont Mirabeau (Guillaume Apollinaire – 1913)

    {loadnavigation} Guillaume Apollinaire (1880-1918)  Recueil : Alcools (1913)  Le pont Mirabeau   Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure. Les mains dans les mains restons face à face Tandis que…