Poésies…

  • J’ai presque peur …

    J’ai presque peur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) J’ai presque peur … J’ai presque peur, en vérité,Tant je sens ma vie enlacéeA la radieuse penséeQui m’a pris l’âme l’autre été, Tant votre image, à jamais chère,Habite en ce coeur tout à vous,Mon coeur uniquement jalouxDe vous aimer et de vous plaire; Et je tremble,…

  • Le foyer, la lueur …

    Le foyer, la lueur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Le foyer, la lueur … Le foyer, la lueur étroite de la lampe;La rêverie avec le doigt contre la tempeEt les yeux se perdant parmi les yeux aimés;L’heure du thé fumant et des livres fermés;La douceur de sentir la fin de la soirée; La fatigue charmante…

  • Hier, on parlait …

    Hier, on parlait …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Hier, on parlait … Hier, on parlait de choses et d’autresEt mes yeux allaient recherchant les vôtres; Et votre regard recherchait le mienTandis que courait toujours l’entretien. Sous le sens banal des phrases peséesMon amour errait après vos pensées; Et quand vous parliez, à dessein distraitJe…

  • Va, chanson …

    Va, chanson …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Va chanson … Va, chanson, à tire-d’aileAu-devant d’elle, et dis-luiBien que dans mon coeur fidèleUn rayon joyeux a lui, Dissipant, lumière sainte,Ces ténèbres de l’amour:Méfiance, doute, crainte,Et que voici le grand jour ! Longtemps craintive et muette,Entendez-vous ? la gaîtéComme une vive alouetteDans le ciel clair…

  • La dure épreuve va finir …

    La dure épreuve va finir …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) La dure épreuve va finir … La dure épreuve va finir:Mon coeur, souris à l’avenir. Ils sont passés les jours d’alarmesOù j’étais triste jusqu’aux larmes. Ne suppute plus les instants,Mon âme, encore un peu de temps. J’ai tu les paroles amèresEt banni les sombres chimères. Mes…

  • Quinze longs jours …

    Quinze longs jours …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Quinze longs jours … Quinze longs jours encore et plus de six semainesDéjà ! Certes, parmi les angoisses humainesLa plus dolente angoisse est celle d’être loin. On s’écrit, on se dit comme on s’aime; on a soinD’évoquer chaque jour la voix, les yeux, le gesteDe l’être…

  • Son bras droit …

    Son bras droit …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Son bras droit … Son bras droit, dans un geste aimable de douceur,Repose autour du cou de la petite soeur,Et son bras gauche suit le rhythme de la jupe.A coup sûr une idée agréable l’occupe,Car ses yeux si francs, car sa bouche qui sourit,Témoignent d’une joie…

  • Une Sainte en son auréole …

    Une Sainte en son auréole …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Une Sainte en son auréole … Une Sainte en son auréole,Une Châtelaine en sa tour,Tout ce que contient la paroleHumaine de grâce et d’amour; La note d’or que fait entendreUn cor dans le lointain des bois,Mariée à la fierté tendreDes nobles Dames d’autrefois; Avec cela le…

  • Le paysage dans le cadre …

    Le paysage dans le cadre …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Le paysage dans le cadre … Le paysage dans le cadre des portièresCourt furieusement, et des plaines entièresAvec de l’eau, des blés, des arbres et du cielVont s’engouffrant parmi le tourbillon cruelOù tombent les poteaux minces du télégrapheDont les fils ont l’allure étrange d’un paraphe. Une…

  • La lune blanche …

    La lune blanche …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) La lune blanche … La lune blancheLuit dans les bois;De chaque branchePart une voixSous la ramée… Ô bien-aimée. L’étang reflète,Profond miroir,La silhouetteDu saule noirOù le vent pleure… Rêvons, c’est l’heure. Un vaste et tendreApaisementSemble descendreDu firmamentQue l’astre irise… C’est l’heure exquise.   Paul Verlaine    …

  • Avant que tu ne t’en ailles …

    Avant que tu ne t’en ailles …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Avant que tu ne t’en ailles … Avant que tu ne t’en ailles,Pâle étoile du matin,– Mille caillesChantent, chantent dans le thym. – Tourne devers le poète,Dont les yeux sont pleins d’amour;– L’alouetteMonte au ciel avec le jour. – Tourne ton regard que noieL’aurore dans son…

  • Puisque l’aube grandit …

    Puisque l’aube grandit …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Puisque l’aube grandit … Puisque l’aube grandit, puisque voici l’aurore,Puisque, après m’avoir fui longtemps, l’espoir veut bienRevoler devers moi qui l’appelle et l’implore,Puisque tout ce bonheur veut bien être le mien, C’en est fait à présent des funestes pensées,C’en est fait des mauvais rêves, ah! c’en…

  • En robe grise …

    En robe grise …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) En robe grise … En robe grise et verte avec des ruches,Un jour de juin que j’étais soucieux,Elle apparut souriante à mes yeuxQui l’admiraient sans redouter d’embûches; Elle alla, vint, revint, s’assit, parla,Légère et grave, ironique, attendrie:Et je sentais en mon âme assombrieComme un joyeux reflet…

  • Toute grâce …

    Toute grâce …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Toute grâce … Toute grâce et toutes nuancesDans l’éclat doux de ses seize ans,Elle a la candeur des enfancesEt les manèges innocents. Ses yeux, qui sont les yeux d’un ange,Savent pourtant, sans y penser,Eveiller le désir étrangeD’un immatériel baiser. Et sa main, à ce point petiteQu’un…

  • Le soleil du matin …

    Le soleil du matin …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Le soleil du matin … Le soleil du matin doucement chauffe et doreLes seigles et les blés tout humides encore,Et l’azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.L’on sort sans autre but que de sortir; on suit,Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,Un chemin…

  • Colloque sentimental

    Colloque sentimental

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) Colloque sentimental Dans le vieux parc solitaire et glacéDeux formes ont tout à l’heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,Et l’on entend à peine leurs paroles. Dans le vieux parc solitaire et glacéDeux spectres ont évoqué le passé. -Te souvient-il de notre extase…

  • En sourdine

    En sourdine

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) En sourdine Calmes dans le demi-jourQue les branches hautes font,Pénétrons bien notre amourDe ce silence profond. Fondons nos âmes, nos coeursEt nos sens extasiés,Parmi les vagues langueursDes pins et des arbousiers. Ferme les yeux à demi,Croise tes bras sur ton sein,Et de ton coeur endormiChasse à jamais…

  • L’Amour par terre

    L’Amour par terre

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) L’Amour par terre Le vent de l’autre nuit a jeté bas l’AmourQui, dans le coin le plus mystérieux du parc,Souriait en bandant malignement son arc,Et dont l’aspect nous fit tant songer tout un jour ! Le vent de l’autre nuit l’a jeté bas ! Le marbreAu souffle…

  • Colombine

    Colombine

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) Colombine Léandre le sot,Pierrot qui d’un sautDe puceFranchit le buisson,Cassandre sous sonCapuce, Arlequin aussi,Cet aigrefin siFantasqueAux costumes fous,Ses yeux luisants sousSon masque, – Do, mi, sol, mi, fa, –Tout ce monde va,Rit, chanteEt danse devantUne belle enfantMéchante Dont les yeux perversComme les yeux vertsDes chattesGardent ses appasEt…

  • Les indolents

    Les indolents

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) Les indolents – Bah ! malgré les destins jaloux,Mourons ensemble, voulez-vous ?– La proposition est rare. – Le rare est bon. Donc mouronsComme dans les Décamérons.– Hi ! Hi ! Hi ! quel amant bizarre ! – Bizarre, je ne sais. AmantIrréprochable, assurément.Si vous voulez, mourons ensemble ? – Monsieur,…