Poésies…

  • Malines

    Malines

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Malines Vers les prés le vent cherche noiseAux girouettes, détail finDu château de quelque échevin,Rouge de brique et bleu d’ardoise,Vers les prés clairs, les prés sans fin… Comme les arbres des féeries,Des frênes, vagues frondaisons,Echelonnent mille horizonsA ce Sahara de prairies,Trèfle, luzerne et…

  • Bruxelles – Chevaux de bois

    Bruxelles – Chevaux de bois

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Bruxelles – Chevaux de bois Tournez, tournez, bons chevaux de bois,Tournez cent tours, tournez mille tours,Tournez souvent et tournez toujours,Tournez, tournez au son des hautbois. Le gros soldat, la plus grosse bonneSont sur vos dos comme dans leur chambre,Car en ce jour au…

  • Bruxelles – Simples Fresques II

    Bruxelles – Simples Fresques II

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Bruxelles – Simples Fresques II L’allée est sans finSous le ciel, divinD’être pâle ainsi:Sais-tu qu’on seraitBien sous le secretDe ces arbres-ci ? Des messieurs bien mis,Sans nul doute amisDes Royers-Collards,Vont vers le château:J’estimerais beauD’être ces vieillards. Le château, tout blancAvec, à son flanc,Le…

  • Bruxelles – Simples Fresques I

    Bruxelles – Simples Fresques I

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Bruxelles – Simples Fresques I La fuite est verdâtre et roseDes collines et des rampesDans un demi-jour de lampesQui vient brouiller toute chose. L’or, sur les humbles abîmesTout doucement s’ensanglante.Des petits arbres sans cimesOù quelque oiseau faible chante. Triste à peine tant s’effacentCes…

  • Charleroi

    Charleroi

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Charleroi Dans l’herbe noireLes Kobolds vont.Le vent profondPleure, on veut croire. Quoi donc se sent ?L’avoine siffle.Un buisson gifleL’oeil au passant. Plutôt des bougesQue des maisons.Quels horizonsDe forges rouges ! On sent donc quoi ?Des gares tonnent,Les yeux s’étonnent,Où Charleroi ? Parfums sinistres…

  • Walcourt

    Walcourt

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Walcourt Briques et tuilesÔ les charmantsPetits asilesPour les amants ! Houblons et vignes,Feuilles et fleurs,Tentes insignesDes francs buveurs ! Guinguettes claires,Bières, clameurs,Servantes chèresÀ tous fumeurs ! Gares prochaines,Gais chemins grands…Quelles aubaines,Bons juifs-errants !   Paul Verlaine     {loadposition position_verlaine_romances} {loadposition position_verlaine_oeuvres}

  • L’ombre des arbres dans la rivière embrumée …

    L’ombre des arbres dans la rivière embrumée …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées L’ombre des arbres dans la rivière embrumée L’ombre des arbres dans la rivière embruméeMeurt comme de la fuméeTandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles,Se plaignent les tourterelles. Combien, ô voyageur, ce paysage blêmeTe mira blême toi-même,Et que tristes pleuraient dans les hautes feuilléesTes…

  • Dans l’interminable …

    Dans l’interminable …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Dans l’interminable … Dans l’interminableEnnui de la plaineLa neige incertaineLuit comme du sable. Le ciel est de cuivreSans lueur aucune.On croirait voir vivreEt mourir la lune. Comme des nuéesFlottent gris les chênesDes forêts prochainesParmi les buées. Le ciel est de cuivreSans lueur aucune.On…

  • C’est le chien de Jean de Nivelle …

    C’est le chien de Jean de Nivelle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées C’est le chien de Jean de Nivelle … C’est le chien de Jean de NivelleQui mord sous l’oeil même du Guet !Le chat de la mère Michel,François-les-bas-bleus s’en égaie. La Lune à l’écrivain publicDispense sa lumière obscureOù Médor avec AngéliqueVerdissent sur le pauvre…

  • Le piano que baise une main frêle …

    Le piano que baise une main frêle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Le piano que baise une main frêle … Le piano que baise une main frêleLuit dans le soir rose et gris vaguement,Tandis qu’avec un très léger bruit d’aileUn air bien vieux, bien faible et bien charmantRôde discret, épeuré quasiment,Par le boudoir longtemps parfumé…

  • Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses …

    Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses:De cette façon nous serons bien heureusesEt si notre vie a des instants morosesDu moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses. Ô que nous mêlions, âmes soeurs que nous…

  • Il pleure dans mon coeur …

    Il pleure dans mon coeur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Il pleure dans mon coeur … Il pleure dans mon coeurComme il pleut sur la ville;Quelle est cette langueurQui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluiePar terre et sur les toits !Pour un coeur qui s’ennuieÔ le chant de la…

  • Je devine, à travers un murmure …

    Je devine, à travers un murmure …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Je devine, à travers un murmure … Je devine, à travers un murmure,Le contour subtil des voix anciennesEt dans les lueurs musiciennes,Amour pâle, une aurore future ! Et mon âme et mon coeur en déliresNe sont plus qu’une espèce d’oeil doubleOù tremblote à…

  • C’est l’extase langoureuse

    C’est l’extase langoureuse

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées C’est l’extase langoureuse C’est l’extase langoureuse,C’est la fatigue amoureuse,C’est tous les frissons des boisParmi l’étreinte des brises,C’est, vers les ramures grises,Le choeur des petites voix. Ô le frêle et frais murmure !Cela gazouille et susurre,Cela ressemble au cri douxQue l’herbe agitée expire…Tu dirais, sous…

  • L’hiver a cessé …

    L’hiver a cessé …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) L’hiver a cessé … L’hiver a cessé: la lumière est tièdeEt danse, du sol au firmament clair.Il faut que le coeur le plus triste cèdeA l’immense joie éparse dans l’air. Même ce Paris maussade et maladeSemble faire accueil aux jeunes soleilsEt comme pour une immense accoladeTend…

  • J’allais par des chemins perfides …

    J’allais par des chemins perfides …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) J’allais par des chemins perfides … J’allais par des chemins perfides,Douloureusement incertain.Vos chères mains furent mes guides. Si pâle à l’horizon lointainLuisait un faible espoir d’aurore;Votre regard fut le matin. Nul bruit, sinon son pas sonore,N’encourageait le voyageur.Votre voix me dit: « Marche encore ! » Mon coeur…

  • Ce sera par un clair jour d’été …

    Ce sera par un clair jour d’été …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Ce sera par un clair jour d’été … Donc, ce sera par un clair jour d’été:Le grand soleil, complice de ma joie,Fera, parmi le satin et la soie,Plus belle encor votre chère beauté; Le ciel tout bleu, comme une haute tente,Frissonnera somptueux à longs plisSur nos…

  • Nous sommes en des temps …

    Nous sommes en des temps …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Nous sommes en des temps … Nous sommes en des temps infâmesOù le mariage des âmesDoit sceller l’union des coeurs;A cette heure d’affreux oragesCe n’est pas trop de deux couragesPour vivre sous de tels vainqueurs. En face de ce que l’on oseIl nous siérait, sur toute…

  • N’est-ce pas ? …

    N’est-ce pas ? …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) N’est-ce pas ? … N’est-ce pas ? en dépit des sots et des méchantsQui ne manqueront pas d’envier notre joie,Nous serons fiers parfois et toujours indulgents. N’est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voieModeste que nous montre en souriant l’Espoir,Peu soucieux qu’on nous…

  • Le bruit des cabarets …

    Le bruit des cabarets …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Le bruit des cabarets … Le bruit des cabarets, la fange des trottoirs,Les platanes déchus s’effeuillant dans l’air noir,L’omnibus, ouragan de ferraille et de boues,Qui grince, mal assis entre ses quatre roues,Et roule ses yeux verts et rouges lentement,Les ouvriers allant au club, tout en fumantLeur…