Poésies…

  • Or, vous voici promus …

    Or, vous voici promus …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Or, vous voici promus … Or, vous voici promus, petits amis,Depuis les temps de ma lettre première,Promus, disais-je, aux fiers emplois promisÀ votre thèse, en ces jours de lumière. Vous voici rois de France ! A votre tour !(Rois à plusieurs d’une France postiche,Mais rois…

  • Petits amis qui sûtes …

    Petits amis qui sûtes …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Petits amis qui sûtes … Petits amis qui sûtes nous prouverPar A plus B que deux et deux font quatre,Mais qui depuis voulez paracheverUne victoire où l’on se laissait battre, Et couronner vos conquêtes d’un coupPar ce soufflet à la mémoire humaine:« Dieu ne vous a…

  • Non. Il fut gallican, ce siècle …

    Non. Il fut gallican, ce siècle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Non. Il fut gallican, ce siècle … Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste !C’est vers le Moyen Âge énorme et délicatQu’il faudrait que mon coeur en panne naviguât,Loin de nos jours d’esprit charnel et de chair triste. Roi, politicien, moine, artisan, chimiste,Architecte, soldat,…

  • Sagesse d’un Louis Racine …

    Sagesse d’un Louis Racine …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Sagesse d’un Louis Racine … Sagesse d’un Louis Racine, je t’envie !O n’avoir pas suivi les leçons de Rollin,N’être pas né dans le grand siècle à son déclin,Quand le soleil couchant, si beau, dorait la vie, Quand Maintenon jetait sur la France ravieL’ombre douce et…

  • La vie humble aux travaux ennuyeux …

    La vie humble aux travaux ennuyeux …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I La vie humble aux travaux ennuyeux … La vie humble aux travaux ennuyeux et facilesEst une oeuvre de choix qui veut beaucoup d’amour:Rester gai quand le jour, triste, succède au jour,Être fort, et s’user en circonstances viles, N’entendre, n’écouter aux bruits des grandes villesQue l’appel,…

  • Les faux beaux jours …

    Les faux beaux jours …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Les faux beaux jours … Les faux beaux jours ont lui tout le jour, ma pauvre âme,Et les voici vibrer aux cuivres du couchant.Ferme les yeux, pauvre âme, et rentre sur-le-champ:Une tentation des pires. Fuis l’infâme. Ils ont lui tout le jour en longs grêlons…

  • Ô vous, comme un qui boite …

    Ô vous, comme un qui boite …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Ô vous, comme un qui boite … Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies,Toi, coeur saignant d’hier qui flambes aujourd’hui,C’est vrai pourtant que c’est fini, que tout a fuiDe nos sens, aussi bien les ombres que les proies. Vieux bonheurs, vieux…

  • Beauté des femmes …

    Beauté des femmes …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Beauté des femmes … Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâlesQui font souvent le bien et peuvent tout le mal.Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animalQue juste assez pour dire: « assez » aux fureurs mâles Et toujours, maternelle endormeuse des râles,Même quand…

  • Malheureux ! Tous les dons …

    Malheureux ! Tous les dons …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Malheureux ! Tous les dons … Malheureux ! Tous les dons, la gloire du baptême,Ton enfance chrétienne, une mère qui t’aime,La force et la santé comme le pain et l’eau,Cet avenir enfin, décrit dans le tableauDe ce passé plus clair que le jeu des marées,Tu…

  • Qu’en dis-tu, voyageur …

    Qu’en dis-tu, voyageur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Qu’en dis-tu, voyageur … Qu’en dis-tu, voyageur, des pays et des gares ?Du moins as-tu cueilli l’ennui, puisqu’il est mûr,Toi que voilà fumant de maussades cigares,Noir, projetant une ombre absurde sur le mur ? Tes yeux sont aussi morts depuis les aventures,Ta grimace est la…

  • J’avais peiné comme Sisyphe…

    J’avais peiné comme Sisyphe…

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I J’avais peiné comme Sisyphe … J’avais peiné comme SisypheEt comme Hercule travailléContre la chair qui se rebiffe. J’avais lutté, j’avais bailléDes coups à trancher des montagnes,Et comme Achille ferraillé. Farouche ami qui m’accompagnes,Tu le sais, courage païen,Si nous en fîmes des campagnes, Si nous avons…

  • Bon chevalier masqué

    Bon chevalier masqué

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I  – à la mémoire de ma mère Bon chevalier masqué … Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,Le malheur a percé mon vieux coeur de sa lance. Le sang de mon vieux coeur n’a fait qu’un jet vermeilPuis s’est évaporé sur les fleurs, au soleil. L’ombre…

  • Beams

    Beams

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Beams Elle voulut aller sur les flots de la mer,Et comme un vent bénin soufflait une embellie,Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie,Et nous voilà marchant par le chemin amer. Le soleil luisait haut dans le ciel calme et lisse,Et dans ses cheveux…

  • A poor young shepherd

    A poor young shepherd

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles A poor young shepherd J’ai peur d’un baiserComme d’une abeille.Je souffre et je veilleSans me reposer:J’ai peur d’un baiser ! Pourtant j’aime KateEt ses yeux jolis.Elle est délicate,Aux longs traits pâlis.Oh! que j’aime Kate ! C’est Saint-Valentin !Je dois et je n’oseLui dire au…

  • Child wife

    Child wife

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Child wife Vous n’avez rien compris à ma simplicité,Rien, ô ma pauvre enfant !Et c’est avec un front éventé, dépité,Que vous fuyez devant. Vos yeux qui ne devaient refléter que douceurPauvre cher bleu miroirOnt pris un ton de fiel, ô lamentable soeur,Qui nous fait…

  • Streets – II

    Streets – II

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Streets – II Ô la rivière dans la rue !Fantastiquement apparueDerrière un mur haut de cinq pieds,Elle roule sans un murmureSon onde opaque et pourtant purePar les faubourgs pacifiés. La chaussée est très large, en sorteQue l’eau jaune comme une morteDévale ample et sans…

  • Streets – I

    Streets – I

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Streets – I Dansons la gigue ! J’aimais surtout ses jolis yeuxPlus clairs que l’étoile des cieux,J’aimais ses yeux malicieux. Dansons la gigue ! Elle avait des façons vraimentDe désoler un pauvre amant,Que c’en était vraiment charmant ! Dansons la gigue ! Mais je…

  • Spleen

    Spleen

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Spleen Les roses étaient toutes rougesEt les lierres étaient tout noirs. Chère, pour peu que tu te bougesRenaissent tous mes désespoirs. Le ciel était trop bleu, trop tendre,La mer trop verte et l’air trop doux. Je crains toujours, – ce qu’est d’attendre ! –Quelque…

  • Green

    Green

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Green Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branchesEt puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanchesEt qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux. J’arrive tout couvert encore de roséeQue…

  • Birds in the Night

    Birds in the Night

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Birds in the Night Vous n’avez pas eu toute patience:Cela se comprend par malheur, de resteVous êtes si jeune! Et l’insouciance,C’est le lot amer de l’âge céleste ! Vous n’avez pas eu toute la douceur.Cela par malheur d’ailleurs se comprend;Vous êtes si jeune,…