Poésies…

  • Pierrot

    Pierrot

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers Pierrot                                                 À Léon Valade. Ce n’est plus le rêveur lunaire du vieil airQui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,Et son spectre aujourd’hui nous hante, mince et clair.  Et…

  • À la louange de Laure et de Pétrarque

    À la louange de Laure et de Pétrarque

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers À la louange de Laure et de Pétrarque Chose italienne où Shakspeare a passéMais que Ronsard fit superbement française,Fine basilique au large diocèse,Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,  Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,Dogme entier toujours debout sous l’exégèseMême…

  • En route, mauvaise troupe !

    En route, mauvaise troupe !

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Prologue En route, mauvaise troupe ! En route, mauvaise troupe !Partez, mes enfants perdus !Ces loisirs vous étaient dus:La Chimère tend sa croupe.  Partez, grimpés sur son dos,Comme essaime un vol de rêvesD’un malade dans les brèvesFleurs vagues de ses rideaux.  Ma main…

  • C’est la fête du blé, c’est la fête du pain …

    C’est la fête du blé, c’est la fête du pain …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III C’est la fête du blé, c’est la fête du pain … C’est la fête du blé, c’est la fête du painAux chers lieux d’autrefois revus après ces choses !Tout bruit, la nature et l’homme, dans un bainDe lumière si blanc que les ombres sont roses.…

  • Parisien mon frère à jamais étonné …

    Parisien mon frère à jamais étonné …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parisien mon frère à jamais étonné … Parisien mon frère à jamais étonné,Montons sur la colline où le soleil est néSi glorieux qu’il fait comprendre l’idolâtre,Sous cette perspective, inconnue au théâtre,D’arbres au vent et de poussière d’ombre et d’or.Montons. Il fait si frais encor, montons…

  • Sainte Thérèse veut que la Pauvreté …

    Sainte Thérèse veut que la Pauvreté …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Sainte Thérèse veut que la Pauvreté … Sainte Thérèse veut que la Pauvreté soitLa reine d’ici-bas, et littéralement !Elle dit peu de mots de ce gouvernementEt ne s’arrête point aux détails de surcroît; Mais le Point, à son sens, celui qu’il faut qu’on voieEt croie,…

  • Toutes les amours de la terre …

    Toutes les amours de la terre …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Toutes les amours de la terre … Toutes les amours de la terreLaissent au coeur du délétèreEt de l’affreusement amer,Fraternelles et conjugales,Paternelles et filiales,Civiques et nationales,Les charnelles, les idéales,Toutes ont la guêpe et le ver. La mort prend ton père et ta mère,Ton frère trahira…

  • Tournez, tournez, bons chevaux de bois …

    Tournez, tournez, bons chevaux de bois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Tournez, tournez, bons chevaux de bois … Tournez, tournez, bons chevaux de bois,Tournez cent tours, tournez mille tours,Tournez souvent et tournez toujours,Tournez, tournez au son des hautbois. L’enfant tout rouge et la mère blanche,Le gars en noir et la fille en rose,L’une à la chose…

  • La « grande ville » …

    La « grande ville » …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La « grande ville » … La « grande ville ». Un tas criard de pierres blanchesOù rage le soleil comme en pays conquis.Tous les vices ont leur tanière, les exquisEt les hideux, dans ce désert de pierres blanches. Des odeurs ! Des bruits vains ! Où que vague…

  • La mer est plus belle …

    La mer est plus belle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La mer est plus belle … La mer est plus belleQue les cathédrales,Nourrice fidèle,Berceuse de râles,La mer sur qui prieLa Vierge Marie ! Elle a tous les donsTerribles et doux.J’entends ses pardonsGronder ses courroux.Cette immensitéN’a rien d’entêté. Oh! si patiente,Même quand méchante !Un souffle ami…

  • L’immensité de l’humanité …

    L’immensité de l’humanité …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III L’immensité de l’humanité … L’immensité de l’humanité,Le Temps passé vivace et bon père,Une entreprise à jamais prospère:Quelle puissante et calme cité ! Il semble ici qu’on vit dans l’histoire.Tout est plus fort que l’homme d’un jour.De lourds rideaux d’atmosphère noireFont richement la nuit alentour. Ô…

  • L’échelonnement des haies …

    L’échelonnement des haies …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III L’échelonnement des haies … L’échelonnement des haiesMoutonne à l’infini, merClaire dans le brouillard clairQui sent bon les jeunes baies. Des arbres et des moulinsSont légers sur le vert tendreOù vient s’ébattre et s’étendreL’agilité des poulains. Dans ce vague d’un DimancheVoici se jouer aussiDe grandes brebis…

  • Vous voilà, … pauvres bonnes pensées …

    Vous voilà, … pauvres bonnes pensées …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Vous voilà, … pauvres bonnes pensées … Vous voilà, vous voilà, pauvres bonnes pensées !L’espoir qu’il faut, regret des grâces dépensées,Douceur de coeur avec sévérité d’esprit,Et cette vigilance, et le calme prescrit,Et toutes ! – Mais encor lentes, bien éveillées,Bien d’aplomb, mais encor timides, débrouilléesÀ…

  • La bise se rue à travers …

    La bise se rue à travers …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La bise se rue à travers … La bise se rue à traversLes buissons tout noirs et tout verts,Glaçant la neige éparpillée,Dans la campagne ensoleillée.L’odeur est aigre près des bois,L’horizon chante avec des voix,Les coqs des clochers des villagesLuisent crûment sur les nuages.C’est délicieux de…

  • La tristesse, la langueur du corps humain …

    La tristesse, la langueur du corps humain …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La tristesse, la langueur du corps humain … La tristesse, la langueur du corps humainM’attendrissent, me fléchissent, m’apitoient,Ah ! surtout quand des sommeils noirs le foudroient,Quand des draps zèbrent la peau, foulent la main ! Et que mièvre dans la fièvre du demain,Tiède encor du…

  • Le son du cor s’afflige vers les bois …

    Le son du cor s’afflige vers les bois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Le son du cor s’afflige vers les bois … Le son du cor s’afflige vers les boisD’une douleur on veut croire orphelineQui vient mourir au bas de la collineParmi la bise errant en courts abois. L’âme du loup pleure dans cette voixQui monte avec le…

  • Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parfums, couleurs, systèmes, lois … Parfums, couleurs, systèmes, lois !Les mots ont peur comme des poules.La chair sanglote sur la croix. Pied, c’est du rêve que tu foules,Et partout ricane la voix,La voix tentatrice des foules. Cieux bruns où nagent nos desseins,Fleurs qui n’êtes pas…

  • Je ne sais pourquoi …

    Je ne sais pourquoi …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Je ne sais pourquoi … Je ne sais pourquoiMon esprit amerD’une aile inquiète et folle, vole sur la mer,Tout ce qui m’est cher,D’une aile d’effroiMon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ? Mouette à l’essor mélancolique.Elle suit la vague, ma pensée,A tous…

  • Le ciel est, par-dessus le toit …

    Le ciel est, par-dessus le toit …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Le ciel est, par-dessus le toit … Le ciel est, par-dessus le toit,Si bleu, si calme !Un arbre, par-dessus le toitBerce sa palme. La cloche dans le ciel qu’on voitDoucement tinte.Un oiseau sur l’arbre qu’on voitChante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est…

  • Un grand sommeil noir …

    Un grand sommeil noir …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Un grand sommeil noir … Un grand sommeil noirTombe sur ma vie:Dormez, tout espoir,Dormez, toute envie ! Je ne vois plus rien,Je perds la mémoireDu mal et du bien…Ô la triste histoire ! Je suis un berceauQu’une main balanceAu creux d’un caveau:Silence, silence !  …