Catégorie : Coppée – Intimités (1868)
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L’autre soir, en parlant …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) L’autre soir, en parlant à cette jeune fille … L’autre soir, en parlant à cette jeune filleD’un rien, du chiffon blanc que brodait son aiguille,Du ruban que parmi ses nattes elle avait,Vain prétexte pour mieux admirer le duvetDes petits cheveux blonds frisant près de l’oreilleEt cette ombre,…
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Afin de louer mieux vos charmes …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Afin de louer mieux vos charmes endormeurs Afin de louer mieux vos charmes endormeurs,Souvenirs que j’adore, hélas ! et dont je meurs,J’évoquerai, dans une ineffable ballade,Aux pieds du grand fauteuil d’une reine maladeUn page de douze ans aux traits déjà pâlis,Qui, dans les coussins bleus brodés de…
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Elle viendra ce soir …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Elle viendra ce soir … Elle viendra ce soir ; elle me l’a promis.Tout est bien prêt. Je viens d’éloigner mes amis,De brûler des parfums, d’allumer les bougiesEt de jeter au feu les fades élégiesQue j’ai faites alors qu’elle ne venait pas ;Et j’attends. Tout à l’heure…
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C’est lâche ! …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) C’est lâche ! J’aurais dû me fâcher … C’est lâche ! J’aurais dû me fâcher, j’aurais dûLui dire ce que c’est qu’un bonheur attenduSi longtemps et qui manque, et qu’une nuit pareilleQu’on passe, l’œil fixé sur l’horloge et l’oreilleTendue au moindre bruit vague de l’escalier.C’est lâche !…
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Il faisait presque nuit …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Il faisait presque nuit … Il faisait presque nuit. La chambre était obscure.Nous étions dans ce calme alangui que procureLa fatigue, et j’étais assis à ses genoux.Ses yeux cernés, mais plus caressants et plus doux,Se souvenaient encor de l’extase finie,Et ce regard voilé, long comme une agonie,Me…
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Sa chambre bleue …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Sa chambre bleue … Sa chambre bleue est bien celle que je préfère.Mon bouquet du matin s’y fane, et l’atmosphèreLanguissante s’empreint de parfums assoupis ;Les longs et fins rideaux, tombant sur le tapis,Attendrissent encor le jour discret et sobreQue leur verse une tiède après-midi d’octobre. Au coin du…
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La plus lente caresse …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) La plus lente caresse … La plus lente caresse, amie, est la meilleure,N’est-ce pas ? Et tu hais l’instant funeste où l’heureRappelle avec son chant métallique et glacéQu’il se fait tard, très tard, et qu’il est dépasséDéjà le temps moral d’un bain ou d’une messe ;Car ce…
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Septembre au ciel léger …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Septembre au ciel léger … Septembre au ciel léger taché de cerfs-volantsEst favorable à la flânerie à pas lents,Par la rue, en sortant de chez la femme aimée,Après un tendre adieu dont l’âme est parfumée.Pour moi, je crois toujours l’aimer mieux et bien plusDans ce mois-ci, car…
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Le crépuscule est triste …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Le crépuscule est triste … Le crépuscule est triste et doux comme un adieu.À l’Orient, déjà dans le ciel sombre et bleu,Où lentement la nuit, qui monte, étend ses voiles,De timides clartés, vagues espoirs d’étoiles,Contemplent l’Occident clair encore, y cherchantLe rose souvenir d’un beau soleil couchant.Le vent…
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À Paris, en été …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) À Paris, en été … À Paris, en été, les soirs sont étouffants.Et moi, noir promeneur qu’évitent les enfants,Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues,Je m’en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues.Je prends quelque ruelle où pousse le gazonEt dont un mur…
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Je suis un pâle enfant …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Je suis un pâle enfant … Je suis un pâle enfant du vieux Paris, et j’aiLe regret des rêveurs qui n’ont pas voyagé.Au pays bleu mon âme en vain se réfugie,Elle n’a jamais pu perdre la nostalgieDes verts chemins qui vont là-bas, à l’horizon.Comme un pauvre captif…
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Elle est un peu pédante …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Elle est un peu pédante … Elle est un peu pédante, et, lorsque nous lisons,Tout en laissant rôtir sa pantoufle aux tisons,Elle laisse échapper un fin mot de critique.Moi, comme j’ai fait choix d’un livre sympathique,Comme il est quelquefois signé par un ami,Je le défends, mais trop…
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Quelquefois tu me prends les mains
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Quelquefois tu me prends les mains … Quelquefois tu me prends les mains et tu les serres,Tu fixes sur les miens tes yeux bons et sincères,Et, me parlant avec cette ferme douceurQui tient du camarade et qui tient de la sœur,Mêlant dans tes discours les douces réprimandesAux…
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Le soleil froid …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Le soleil froid … Le soleil froid donnait un ton rose au grésil,Et le ciel de novembre avait des airs d’avril,Nous voulions profiter de la belle gelée.Moi chaudement vêtu, toi bien emmitouffléSous le manteau, sous la voilette et sous les gants,Nous franchissions, parmi les couples élégants,La porte…
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Je ne suis plus l’enfant …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Je ne suis plus l’enfant … Je ne suis plus l’enfant et tu n’es plus l’espiègleQui naguère, le long des verts épis de seigle,Effarions les oiseaux du printemps par nos jeux,Ou qui marchions, le long des aubépins neigeuxDont la branche en passant vous taquine et vous frôle,Enlacés…
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Au fond je suis resté naïf …
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Intimités (1868) Au fond je suis resté naïf … Au fond je suis resté naïf, et mon passé,Bien que sombre, n’a pas tout à fait effacéDe mon cœur la première et candide chimère ;Et, lorsque je rencontre allant devant leur mère,Timides sous les yeux ardents des connaisseurs,Deux fillettes de…