La plus lente caresse …

François Coppée (1842-1908)
Recueil : Intimités (1868)

La plus lente caresse …

 

La plus lente caresse, amie, est la meilleure,
N’est-ce pas ? Et tu hais l’instant funeste où l’heure
Rappelle avec son chant métallique et glacé
Qu’il se fait tard, très tard, et
qu’il est dépassé
Déjà le temps moral d’un bain ou d’une messe ;
Car ce sont les adieux alors et la promesse
De revenir. — Et puis nous oublions encor !
Mais l’horloge
implacable avec son timbre d’or
Recommence. Tu veux te sauver ; tu te troubles.
Hélas ! et nous devons mettre les baisers doubles, amie, est la meilleure,
N’est-ce pas ? Et tu hais l’instant funeste où
l’heure
Rappelle avec son chant métallique et glacé
Qu’il se fait tard, très tard, et qu’il est dépassé
Déjà le temps moral d’un bain ou d’une messe ;
Car ce sont les adieux alors et la promesse
De revenir. — Et puis nous oublions encor !
Mais l’horloge implacable avec son timbre d’or
Recommence. Tu veux te sauver ; tu te troubles.
Hélas ! et nous
devons mettre les baisers doubles.

 

 

François Coppée

 

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