Catégorie : Rimbaud – Une Saison en Enfer (1873)
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Jadis, si je me souviens bien …
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Jadis, si je me souviens bien … « Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l’ai trouvée amère.…
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Mauvais sang
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Mauvais sang J’ai de mes ancêtres gaulois l’œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure. Les Gaulois étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs…
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Nuit de l’enfer
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Nuit de l’enfer J’ai avalé une fameuse gorgée de poison. — Trois fois béni soit le conseil qui m’est arrivé ! — Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j’étouffe, je…
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Vierge folle – L’Époux infernal
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) – Délire Vierge folle – L’Époux infernal Écoutons la confession d’un compagnon d’enfer : « Ô divin Époux, mon Seigneur, ne refusez pas la confession de la plus triste de vos servantes. Je suis perdue. Je suis soûle. Je suis impure. Quelle vie !…
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Alchimie du verbe
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) – Délires Alchimie du verbe À moi. L’histoire d’une de mes folies. Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne. J’aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors,…
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Faim
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Faim Si j’ai du goût, ce n’est guèreQue pour la terre et les pierres.Je déjeune toujours d’air,De roc, de charbons, de fer. Mes faims, tournez. Paissez, faims,Le pré des sons.Attirez le gai veninDes liserons. Mangez les cailloux qu’on brise,Les vieilles pierres d’églises;Les galets des…
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L’Impossible
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) L’Impossible Ah ! cette vie de mon enfance, la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus désintéressé que le meilleur des mendiants, fier de n’avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c’était. — Et je m’en aperçois seulement ! — J’ai eu…
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L’Éclair
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) L’Éclair Le travail humain ! c’est l’explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps. « Rien n’est vanité ; à la science, et en avant ! » crie l’Ecclésiaste moderne, c’est-à-dire Tout le monde. Et pourtant les cadavres des méchants et des fainéants…
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Matin
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Matin N’eus-je pas une fois une jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d’or, — trop de chance ! Par quel crime, par quelle erreur, ai-je mérité ma faiblesse actuelle ? Vous qui prétendez que des bêtes poussent des sanglots de chagrin,…
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Adieu
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Une Saison en Enfer (1873) Adieu L’automne déjà ! — Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, — loin des gens qui meurent sur les saisons. L’automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de…