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POUR ARISTOMÈNE D’Égine , LUTTEUR Strophe 1. — Douce tranquillité (195), toi qui agrandis les villes, ô fille de la justice, toi qui tiens les clefs suprêmes des conseils et des guerres, agrée cet éloge du Pythionique Aristomène. Antistrophe 1. — C’est toi, lorsqu’une haine amère s’est ancrée dans une âme, qui, t’opposant terrible à la violence des ennemis, plonges l’injure dans l’abîme. Porphyrion (196) n’a point compris Épode 1. — La force, avec le temps, renverse le superbe même. Typhon (198) de Cilicie, aux cent têtes, ne lui a point échappé, non plus que le roi des géants (199); mais ils furent domptés Str. 2. — Non, elle n’est point reléguée loin des Grâces, l’ile (202) fameuse par une cité équitable, par les vertus éclatantes des Eacides; elle possède, dès l’origine, une gloire accomplie. Ant. 2. — Elle brille aussi par ses citoyens. Mais je ne puis confier un long discours à la lyre et au doux chant : j’exciterais un pénible dégoût. Ce qui me presse, c’est que ta victoire, jeune homme, c’est que le Ép. 2. — Car, à la lutte, sur les traces de tes oncles maternels, tu ne déshonores ni Théognète dans Olympie, ni la victoire isthmique de Clitomaque à la force audacieuse. En rehaussant la tribu des Str. 3. — Lorsque Argos eut envoyé les Épigones à une seconde expédition. Il parle ainsi pendant qu’ils combattent : «Naturellement le courage généreux des pères éclate dans les Ant. 3. — «Celui-là qu’une première défaite accabla et que soutient maintenant la nouvelle.de meilleurs auspices, c’est le héros Adraste(207) ; mais dans sa maison il éprouvera des revers. Car seul, Ép. 3. — «Dans la vaste cité d’Abas (209).» Ainsi dit Amphiaraüs. Et moi je jette aussi avec joie des couronnes sur Alcméon, et je l’arrose de mes hymnes. Car il habite près de moi (210), il veille Str. 4. — Mais toi qui lances au loin des traits, qui gouvernes le temple ouvert à tous dans les vallons de Pytho, tu viens d’y donner le plus grand des bonheurs (212). Déjà dans sa patrie, au milieu de vos fêtes Ant. 4. — Sur l’hymne qui retrace tant de succès. A mes doux chants préside la justice. Que les dieux, Xénarque (214), veillent éternellement sur vos destinées. Un homme a-t-il acquis des biens en peu de temps, Ep. 4. — Dont la vie est réglée par de prudents efforts. Mais ces choses ne dépendent point des hommes. Dieu les dispense, lui qui tantôt élève l’un, tantôt abaisse l’autre, sous le niveau de sa Str. 5. — De toute ta hauteur tu t’es jeté menaçant sur quatre adversaires, et Pytho ne leur a point décerné, comme à toi, un retour agréable; et, revenus près d’une mère, un doux sourire Ant. 5. — Loin de là, celui qui s’est acquis une gloire nouvelle, vole transporté d’espérance sur les ailes de pensées généreuses, et animé d’une ambition supérieure aux richesses. En Ep. 5. — Nous vivons un jour. Que sommes-nous ? que ne sommes-nous pas? le rêve d’une ombre, voilà l’homme. Mais quand survient la gloire, présent de Jupiter, les hommes sont entourés d’une vive lumière et
(195) Abstraction personnifiée; déesse véritable qui avait un culte à Égine et protégeait l’île entière (196) Tué par Jupiter au moment où il allait faire violence à Junon. (197) Nous ne devons pas employer la violence. (198) Enseveli sous l’Etna. (199) Porphyrion. (200) Aristomène. (201) Cirrha, près du Parnasse, faisait partie du territoire de Delphes. (202) Égine. (203) Amphiaraüs; en esprit il voyait dans l’avenir ces fils. (204) Enfants des sept héros grecs qui se signalèrent dans la première guerre de Thèbes. (205) Fils d’Amphiaraüs et d’Ériphile. (206) Devant Thèbes. (207) Roi d’Argos : il avait embrassé la cause de Polynice ; il marcha deux fois contre Thèbes. (208) Égialée. (209) Argos : Abas, ancien roi d’Argos (210) Avait-il un temple à Thèbes? (211) Déposés dans le temple d’Alcméon. (212) La victoire d’Aristomène. (213) Fêles d’Apollon et de Diane. (214) Père d’Aristomène. (215) Égine, déesse.
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Pindare – Pythiques
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