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AU MÊME HIÉRON, VAINQUEUR A LA COURSE DES CHARS Strophe 1. — O grande cité de Syracuse, temple du très-belliqueux Mars, divine nourrice d’hommes et de chevaux que réjouit le fer, je viens vers toi de l’illustre Thèbes avec cet hymne en l’honneur du quadrige Antistrophe 1. — Car les deux mains de la vierge amie des javelots et Mercure qui préside aux luttes, disposent le resplendissant équipage; toutes les fois qu’au char brillant, au quadrige docile, Hiéron attache ses Épode 1. — Aimable prêtre de Vénus. Ils. obéissent (32) à la reconnaissance qui paie des bienfaits par des hommages. Pour toi, ô fils de Dinomène (33), elle te chante devant ses demeures, Str. 2. — Il ne le sait que trop. Car, en possession d’une douce vie parmi les bienveillants Cronides, il ne put soutenir l’excès de sa félicité, lorsque dans l’égarement de son cœur il s’éprit de Junon, Ant. 2 — Puis, jusque dans le sanctuaire de l’hyménée, il sollicita un jour l’épouse de Jupiter. L’homme doit voir en soi (37) la mesure de tout. Cet amour illégitime jeta Ixion dans une profonde misère lorsqu’il Ép. 2. — Qui fut sa perle; et tombé au milieu de liens inextricables, ii fut chargé d’instruire le monde. Sans les Grâces, ta nue monstrueuse lui donna pour fils un monstre unique comme elle, qui ne fut honoré Str. 3. — Dieu règle à son gré tous les événements, Dieu qui suit même le vol de l’aigle, qui devance le dauphin des mers, qui courbe plus d’un front superbe, tandis qu’il donne à d’autres une Ant. 3. — Tu le possèdes et tu peux déployer ta munificence, ô toi qui règnes en souverain sur une vaste cité (42) couronnée de remparts et sur son peuple. Celui qui prétendrait que, parmi tes Ép. 3. — Soit que tu aies combattu dans les rangs des cavaliers ou parmi les troupes à pied; mais les pensées de ta vieillesse (44) assurent à mes discours la matière de mille éloges. Salut. Cet hymne Str. 4. — Mais Rhadamante est heureux parce qu’il possède le fruit incorruptible (50) de l’âme, et que, dans son cœur, il ne s’est jamais plu aux flatteries dont l’artifice des imposteurs poursuit sans relâche les hommes. Ant. 4. — Non, jamais le citoyen perfide ne fera tomber parmi les gens de bien une parole puissante. Et cependant, adulateur de la foule, il l’enlace de ses ruses. Loin de moi une telle audace. Je veux aimer un ami; mais haïssant qui me Ép. 4. — Qui tantôt élève les uns, tantôt transmet à d’autres une grande gloire. Mais cela (54) même n’apaise point l’esprit des envieux. Ils se tracent comme une carrière immense, et dans (29) Quartier de Syracuse dans l’île d’Ortygie. (30) Elle était surtout honorée avec le Cladée et l’Alphée. (31) Ancien roi de Chypre. (32) Les Cypriens. (33) Hiéron. (34) En Italie dans le Brutium. (35) D’Anaxilaüs, tyran de Rhège (36) Il tua Déionée, son beau-père. (37) II doit borner ses désire à sa nature, à son état. (38) Texte de Bœck. (39) Les Hippocentaures. (40) II vivait dans le neuvième siècle avant J. C. (41) Pindare voit le bonheur dans l’union de la fortune et de la sagesse; il revient plusieurs fois sur celle maxime dans ses œuvres; il a donc deux raisons poux ne pas vouloir ressembler à Archiloque. (42) Syracuse. (43) Je traite on magnifique sujet. (44) Tu as les vertus de la vieillesse. (45) Comme on envoie à ses amis de riches étoffes et surtout de la pourpre. (46) Ce chant où je vante tes mérites comme ceux de Castor étaient vantés dans celui qui portait son nom. L’hymne de Castor sur le mode dorien et le rhythme anapestique était chanté au son de la flûte (47) Texte de Heyne. (48) En allant au devant du chœur. (49) Le singe est ici l’image des courtisans, des flatteurs qui imitent le prince ; des enfants seuls peuvent s’y laisser prendre. Hiéron doit se régler sur le sage Rhadamante. (50) La sagesse. (51) Les deux hommes dont elles enveniment la haine réciproque. (52) Aux calomniateurs. (53) Mes ennemis ne peuvent me perdre. (54) Ces retours.
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Pindare – Pythiques
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