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AU SYRACUSAIN AGÉSIAS, VAINQUEUR A LA COURSE DES CHARS ATTELÉS DE MULES. Strophe 1. — Élevons des colonnes d’or pour soutenir le vestibule élégant de cette maison (77), comme celui d’un palais magnifique; au début d’une œuvre, il faut placer un brillant frontispice; que en Antistrophe 1. — Qu’il le sache donc, il a le pied dans cette (81) voie, l’heureux fils de Sostrate (82). Des victoires sans péril ne sont honorables ni sur terre, ni dans les vaisseaux creux. Mais les peuples se souviennent d’une Épode 1. Sept bûchers venaient d’être dressés; Talaïonide (84) fit entendre ces paroles devant Thèbes : «J’ai perdu l’œil de mon armée, et tout ensemble, un habile devin, une lance Str. 2. — Ça, Phintis (86), attelle sur-le-champ tes vigoureuses mules, afin que sans tarder nous lancions notre char (87) sur une voie glorieuse, et que je remonte à l’origine de tant de héros (88). Mieux que Ant. 2. — Pitané, unie au Cronien Neptune, mit au monde, dit-on, Évadné aux cheveux hoirs. Mais la vierge avait caché le fruit que son sein portait. Or, dans le mois décisif, envoyant ses femmes, elle leur Ép. 2. — Mais Épitus (92) n’ignora pas toujours le mystère de son union avec un dieu. C’est à Pytho que le cœur gros d’un inexprimable courroux il court, tout brûlant, consulter l’oracle sur cet accablant Str. 3. — De son sein, par un heureux enfantement, Jamus passa tout à coup à la lumière. Inquiète, elle le laisse à terre; mais deux serpents, aux yeux verts, par l’ordre des immortels, s’empressèrent Ant. 3. — Père : au-dessus des autres mortels, il sera pour les hommes un devin fameux; sa race ne s’éteindra jamais» C’est ainsi qu’il parlait. Mais on l’assurait qu’on ne l’avait ni entendu, ni vu, quoiqu’il fût Ép. 3. — Par ce nom immortel (93). Quand parut sur ses joues le duvet de l’aimable jeunesse à la couronné d’or, il descendit au milieu de l’AIphée, invoqua Neptune, son très puissant aïeul (94), et le Str. 4. — Ils arrivèrent à la roche escarpée du mont Grontus (95). Là il lui dispensa le double trésor de la divination (96), et d’abord lui donna d’entendre cette voix qui ne connaît pas le (97) mensonge; Ant. 4. — Dès lors s’illustra parmi les Hellènes, la famille des (98) Jamides. Puis aussi vint la richesse. Ceux qui honorent la vertu marchent dans une voie glorieuse. À l’œuvre on connaît l’homme. Mais les Ép. 4. Ont souvent offert avec piété de nombreuses victimes au messager des dieux, à Mercure qui. préside aux luttes, dispense les couronnes et protège la vaillante Arcadie: c’est lui, ô fils de Sostrate, Str. 6. – Je bois l’onde chérie en tressant pour les héros un hymne varié. Excite maintenant tes compagnons, Énée (102), à chanter d’abord Junon Parthénienne (103), puis à montrer s’il est vrai, Ant. 6. — Dis-leur aussi de célébrer Syracuse et Ortygie, où Hiéron, qui gouverne avec le sceptre de la justice et de sages pensées, honore Cérès aux pieds vermeils, la fête de sa fille Ép. 5. — Il est bon, dans une nuit orageuse d’avoir deux ancres (107) à jeter du vaisseau rapide. Puisse un dieu ami donner de glorieuses destinées à ces deux peuples (108) ! Souverain des mers, accorde-lui (109) (77) Pindare souvent tire ses images du lieu de la scène ; ces vers doivent être chantés à Stymphale dans une maison particulière. (78) Agésias avait ce droit cemme membre de la famiHe des Jamides. (79) L’oracle. (80) II l’était en effet, Agésias. (81) Le Grec dit, dans cette chaussure (82) Agésias. (83) Plusieurs fois il avait aidé Hiéron de son courage. (84) Adraste, fils de Talaüs. (85) Agésias. (86) Conducteur de chiars. (87) Ce voyage est fictif. (88) Des Jamides. (89) Avec le vainqueur on célébrait les ancêtres : ainsi les moles victorieuses amenaient leur éloge. (90) Pour qu’elles y entrent et que le poète s’en serve. (91) Plus tard renfermée dans l’enceinte de Sparte. (92) Fils d’Élatus, roi de Phésana, et chargé d’élever Évadné. (93) Le nom de Jamus a pour racine un mot grec qui signifie violette. (94) Évadné, fille de Neptune et de Pitané, était la mère de Jamus. (95) Dans la plaine d’Olympie. (96) D’abord par enthousiasme, puis par le feu et les victimes. (97) Celle de Phébus. (98) Par ses talents pour la divination. (99) Déesse qui embellit les traits des vainqueurs. (100) Cette pierre, c’est le souvenir des lieos de parenté qui unissent Thèbes et Stymphale. (101) Fleuve, ruisseau ou lac prés de Stymphale; comme nymphe, elle était fille du Ladon, rivière d’Arcâdie. Thèbes, nymphe, était fille de Métope et de l’Asopus, fleuve de Béotie. (102) De Stymphale, parent d’Agésias, il devait lui porter cette ode. (103) Elle était adorée à Stymphale dans trois temples: comme vierge, comme protectrice des mers, comme veuve séparée de Jupiter. (104) Proserpine. (105) Honoré à Etna, ville de Sicile. (106) De Stymphale à Syracuse. (107) Deux patries. (108) Aux Stymphaliens et aux Syracusains. (109) Agesias.
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Pindare – Olympiques
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