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POUR ALCIMIDAS D’ÉGINE , JEUNE LUTTEUR Strophe 1. — Il est une race d’hommes, une race de dieux; et c’est une même mère qui nous donna le souffle. Mais entre eux il y a toute l’étendue de la puissance. D’un côté, rien; de l’autre, le ciel d’airain Antistrophe 1. — Il le prouve aujourd’hui même, Alcimidas. Sa famille parait semblable aux fertiles campagnes que l’on voit tour à tour, ou prodiguer aux hommes les moissons de l’année, ou se reposer pour recouvrer Épode 1. — En marchant sur les traces de son aïeul Praxidamas (104). Car, vainqueur dans Olympie, couronné le premier, en (105) l’honneur des Éacides, des palmes (106) de l’Alphée, cinq fois dans l’Isthme, Str. 2. — Tous trois (108), en effet, athlètes victorieux, ont atteint le faite de la gloire, après avoir tenté les luttes. Avec l’aide de Dieu, il n’est point de famille que le pugilat ait fait dépositaire d’un Ant. 2. — Poètes et historiens ont rendu honneur, pour les beaux exploits qui ne manquent pas aux Bassides : race depuis longtemps illustre, qui chargerait une nef de ses propres louanges, qui donnerait aux amis des Piérides une Ép. 2. — Et, près de la fontaine de Castalie (110), il a brillé le soir dans l’assemblée des Grâces (111); et le pont (112) infatigable de la mer, pendant la fête que les peuplades voisines célèbrent Str. 3. — Un vaste champ est ouvert de toutes parts aux doctes pour chanter cette île (116) célèbre, puisque les Éacides lui ont assuré une gloire insigne en déployant de grandes vertus. Leur nom vole Ant. 3. — Il tua le fils (117) de la brillante aurore avec la pointe de sa lance courroucée. Déjà le char des anciens a découvert cette route, et je m’empresse moi-même de la suivre. Mais toujours, dit-on, Ép. 3. — Acquise dans les combats que l’on appelle sacrés par la race illustre d’AIcimidas. Dans l’enceinte de Cronius (120), ô jeune homme, c’est le caprice du sort qui a enlevé à Timidas (121) et à
(103) De la victoire. (104) Fils de Soclide. (105) Le premier des Eginètes, il offrit one couronne olympique aux Éacides et la déposa dans leur temple à Égine. (106) La couronne olympique. (107) Père de Praxidamas. (108) Agésimaque, Praxidamas, Alcimidas. (109) Vers Agésimaque, Praxidamas. Alcimidas. (110) A Delphes. (111) Qui président aux chants de victoire. (112) L’Isthme de Corinthe. (113 Dans l’Isthme. (114) A Némée. (115) En Achaîe, au sud de Sicyone. (116) Égine. (117) Memnon. (118) Ce qui l’occupe, c’est le présent; or, Pindare ici doit chanter Alcimidas, plutôt que les Éacides. (119) Chanter Alcimidas puis les Éacides. (120) A Olympie. (121) Parent d’Alcimidas (122) Maître d’Alcimidas.
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Pindare – Néméennes
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