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A PYTHEAS, ÉGINÈTE , JEUNE PANCRATIASTE Strophe 1. — Je ne suis point un sculpteur (81) capable d’élever des statues qui se dressent immobiles sur leurs bases. Mais (82), sur tous les navires pesants ou légers, ô mon doux chant, va loin d’Égine, publier Antistrophe 1. — Et cependant, les fils de Saturne, de Jupiter et des blondes Néréides, il vient de les honorer avec leur métropole (83), contrée amie des étrangers ; jadis ils avaient souhaité Épode 1. — Fils de la déesse Psamathée (86) , qui le mit au monde sur le rivage de la mer. Je crains de dire un coup hardi que ne fit point tenter la justice; comment ils (87) quittèrent cette lié*glorieuse, Str. 2. — Mais s’il faut que je vante le bonheur des Éacides, ou la force de leurs bras ou leurs guerres de fer, allonsl que l’on me creuse un large (89) fossé; j’ai pour bondir de souples jarrets. Par delà même la Ant. 2. — Préludante des nomes divers; et d’abord elles chantèrent Jupiter, la vénérable Thétis et Pelée; et comment la voluptueuse Créthéis, Hippolyte voulut l’enlacer dans un piège, Ép. 2. — Le contraire était vrai. Car souvent, de toute son âme, elle lui avait adressé une impudique prière. Ses discours audacieux allumèrent son courroux, et sur-le-champ il repoussa cette femme, Str. 3. — Avec l’assentiment de son parent Neptune, qui vient souvent d’Égée (93) dans l’isthme (94) célèbre des Doriens (95), où des troupes joyeuses reçoivent le dieu au son des flûtes, Ant. 3. — Oui, en ce jour, ton oncle maternel aussi est fier de te voir courir sur ses traces, toi, rejeton de sa famille , ô Pythéas. Tout s’est déclaré pour lui, et Némée et le mois (97) national chéri Ép. 3. — C’est d’Athènes qu’il faut tirer un instituteur d’athlètes. Que (101) si tu es venu pour célébrer Thémistius (102), plus de crainte, donne toute ta voix, déploie la voile jusqu’au sommet (81) Réponse un peu satirique aux parents de Pythias qui, ayant trouvé exagéré le prix de Pindare pour une ode, lui avaient dit que pour la même somme, ils auraient une statue. (82) Je ne suis point statuaire, mais je suis poète. (83) Égine (84) Autel établi par les Mirmydons dans Égine : ils y avaient importé le culte de Jupiter Hellénien ; eux-mêmes étaient Hellènes : Hellénien signifie protecteur des Hellènes. (85) Femme d’Éaque qui en eut Pelée et Télamon (86) Autre femme d’Éaque qui lui donna Phocus. (87) Télamon et Pelée, après avoir loé Phocus. (88) Égine. (89) Image empruntée à l’exercice du saut dans les jeux. (90) Ce langage allégorique signifie que.Pindare va s’élancer rapidement d’un sujet à un autre, de la mort de Phocus aux noces de Pelée, sujets séparés par un tel intervalle que pour le franchir il faut la (91) Instrument pour frapper les cordes de la lyre. (92) Roi d’iolcos; époux d’Hippolyte. (93) Ancienne ville d’Achaïe. (94) L’Isthme de Corinthe. (95) Les Doriens s’emparèrent de Corinthe lorsqu’ils envahirent le Péloponnèse. (96) Oncle maternel de Pythéas. (97) Le mois Delphinien, mois de l’année des tiginétes, qui répond à une partie de mars et d’avril ; on célébrait alors les jeux Delphiniens en l’honneur d’Apollon. (98) Roi de Mégare. (99) Ceci s’adresse à Pythéas (100) Maître de Pythéas ; il était probablement d’Athènes. (101) Pindare se parle à lui-même ; tournure lyrique. (102) Aïeul maternel de Pythéas.
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Pindare – Néméennes
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