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Le Roman de la Rose est l’une des œuvres maîtresses du Moyen–Age ; son influence a été immense et s’est prolongée bien au-delà du XIIIe siècle. Ce roman, considérable par son ampleur, par sa richesse et par l’importance du nombre de ses lecteurs, comprend deux parties très différentes composées, à une quarantaine d’années d’intervalle, Guillaume de Lorris compose le début du roman vers 1230 et le laisse inachevé à cause de son décès précoce. Jean de Meung reprend le poème, en 1275-1280 environ, exactement là où son La première partie est une histoire d’amour sur le mode de l’amour courtois. Le poète (Amant) cherche à conquérir une Dame, la Rose, c’est-à-dire une femme idéale et sublimée dont il est éperdument épris. Il devra accomplir bon nombre d’épreuves avant d’arriver à se faire reconnaître par la Dame. Cependant, après pas loin de 4000 octosyllabes, le roman s’arrête alors qu’Amant ne s’est pas encore fait recevoir dans le cœur de la Dame et qu’il est désespéré. Cette première partie relève des œuvres qui vantent l’amour mystique, dans une tradition néo-platonicienne. Elle donnera à penser à de très nombreux auteurs, du Moyen–Age Jean de Meung reprend l’œuvre là où elle s’était interrompue, c’est-à-dire avec les plaintes de l’Amant. Mais nous n’avons plus affaire à de l’amour courtois. Le livre devient, A la fin de l’œuvre, dans les quatre derniers vers, l’Amant finit par obtenir celle qu’il aime, il cueille la Rose. Et l’on comprend mieux ici naturellement l’hétérogénéité du livre. D’un côté, l’on a affaire à l’amour courtois qui ne peut être satisfait selon la nature Mais il ne faut peut-être pas s’arrêter, en définitive, à cette contradiction ; la Rose, comme le point ultime des surréalistes, résout peut-être en elle tous les contraires : elle est à Le livre établirait alors un certain lien entre l’amour sacré et l’amour profane. Sa leçon pourrait bien être, en définitive, que l’on peut concilier le naturalisme, l’amour de la nature,
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Guillaume de Lorris
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