Catégorie : Verlaine – Premiers vers (1858-1866)
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La Mort
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) La Mort À Victor Hugo Telle qu’un moissonneur, dont l’aveugle faucilleAbat le frais bleuet, comme le dur chardon,Telle qu’un plomb cruel qui, dans sa course, brille,Siffle, et, fendant les airs, vous frappe sans pardon ; Telle l’affreuse mort sur un dragon se montre,Passant comme…
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Imité de Catulle
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Imité de Catulle I Quel délicieux repasTu feras(Si les dieux te prêtent vie)Chez moi, pourvu toutefoisQu’avec toiTu portes, toute servie, Une table, avec bons vins,Mets divins,Sainte couronne de roses,Quel délicieux repasTu feras…Moyennant toutes ces choses. C’est, vois-tu, mon doux ami,Qu’à demiMa bourse n’est ruinéeEt qu’au…
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Imité de Cicéron
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Imité de Cicéron Un serpent, s’élançant du tronc creux d’un vieux chêneDarde son noir venin sur l’aigle ami des dieux.Le noble oiseau s’abaisse et sa serre hautaineA bientôt châtié le reptile odieux. La bête, qui tordait ses anneaux avec gloire,À son tour est blessée au…
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Aspiration
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Aspiration Des ailes ! Des ailes ! (Rûckert) Cette vallée est triste et grise : un froid brouillardPèse sur elle ;L’horizon est ridé comme un front de vieillard ;Oiseau, gazelle,Prêtez-moi votre vol ; éclair, emporte-moi !Vite, bien vite,Vers ces plaines du ciel où le…
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Fadaises
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Fadaises Daignez souffrir qu’à vos genoux, Madame, Mon pauvre coeur vous explique sa flamme. Je vous adore autant et plus que Dieu,Et rien jamais n’éteindra ce beau feu. Votre regard, profond et rempli d’ombre,Me fait joyeux, s’il brille, et sinon, sombre. Quand vous passez, je…
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Les Dieux
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Les Dieux Vaincus, mais non domptés, exilés, mais vivants, Et malgré les édits de l’Homme et ses menaces,N’ont point abdiqué, crispant leurs mains tenacesSur des tronçons de sceptre, et rôdent dans les vents. Les nuages coureurs aux caprices mouvantsSont la poudre des pieds de ces…
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Des Morts
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Des Morts Ô Cloître Saint-Merry funèbre ! sombres rues !Je ne foule jamais votre morne pavéSans frissonner devant les affres apparues. Toujours ton mur en vain recrépit et lavé,Ô maison Transnonain, coin maudit, angle infâme,Saignera, monstrueux, dans mon coeur soulevé. Quelques-uns d’entre ceux de Juillet,…
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À Don Quichotte
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) À Don Quichotte Ô Don Quichotte, vieux paladin, grand Bohème,En vain la foule absurde et vile rit de toi :Ta mort fut un martyre et ta vie un poème,Et les moulins à vent avaient tort, ô mon roi ! Va toujours, va toujours, protégé par…
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Un soir d’octobre
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Un soir d’octobre L’automne et le soleil couchant ! Je suis heureux !Du sang sur de la pourriture !L’incendie au zénith ! La mort dans la nature !L’eau stagnante, l’homme fiévreux ! Oh ! c’est bien là ton heure et ta saison, poèteAu coeur vide…
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Torquado Tasso
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Torquado Tasso Le poète est un fou perdu dans l’aventure,Qui rêve sans repos de combats anciens,De fabuleux exploits sans nombre qu’il fait siens,Puis chante pour soi-même et la race future. Plus tard, indifférent aux soucis qu’il endure,Pauvreté, gloire lente, ennuis élyséens,Il se prend en les…
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L’Apollon de Pont-Audemer
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) L’Apollon de Pont-Audemer Un solide gaillard ! dix-huit ans : larges bras ;Mains à vous arracher la tête de l’épaule ;Sur un front bas et dur, cheveux roux, coupés ras.Puis, à la danse, il a, ma foi, crâne air, le drôle ! Les enfants poussent…
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Vers Dorés
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Vers Dorés L’art ne veut point de pleurs et ne transige pas,Voilà ma poétique en deux mots : elle est faiteDe beaucoup de mépris pour l’homme et de combatsContre l’amour criard et contre l’ennui bête. Je sais qu’il faut souffrir pour monter à ce faîteEt…