Catégorie : Verlaine – Femmes (1890)
-

Gamineries
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Gamineries Depuis que ce m’est plus commodeDe baiser en gamin, j’adoreCette manière et l’aime encorePlus quand j’applique la méthode Qui consiste à mettre mes mainsBien fort sur ton bon gros cul frais,Chatouille un peu conçue exprès,Pour mieux entrer dans tes chemins. Alors ma queue est en riboteDe ce con, qui,…
-

Ouverture
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Ouverture Je veux m’abstraire vers vos cuisses et vos fesses,Putains, du seul vrai Dieu seules prêtresses vraies,Beautés mûres ou non, novices et professes,Ô ne vivre plus qu’en vos fentes et vos raies ! Vos pieds sont merveilleux, qui ne sont qu’à l’amant,Ne reviennent qu’avec l’amant, n’ont de répitQu’au lit…
-

Hommage dû
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Hommage dû Je suis couché tout de mon long sur son lit frais :Il fait grand jour ; c’est plus cochon, plus fait exprèsPar le prolongement dans la lumière crueDe la fête nocturne immensément cruePour la persévérance et la rage du cuEt ce soin de se faire soi-même…
-

À celle qu’on dit froide
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) À celle qu’on dit froide Tu n’es pas la plus amoureuseDe celles qui m’ont pris ma chair ;Tu n’es pas la plus savoureuseDe mes femmes de l’autre hiver. Mais je t’adore tout de même !D’ailleurs ton corps doux et béninA tout, dans son calme suprême,De si grassement féminin, De si…
-

Morale en raccourci
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Morale en raccourci Une tête blonde et de grâce pâmée,Sous un cou roucouleur de beaux tétons bandants,Et leur médaillon sombre à la mamme enflammée,Ce buste assis sur des coussins bas, cependantQu’entre deux jambes, très vibrantes, très en l’air,Une femme à genoux vers quels soins occupée,Amour le sait —…
-

Partie carrée
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Partie carrée Chute des reins, chute du rêve enfantin d’être sage, Fesses, trône adoré de l’impudeur,Fesses, dont la blancheur divinise encor la rondeur,Triomphe de la chair mieux que celui par le visage ! Seins, double mont d’azur et de lait aux deux cimes brunes, Commandant quel vallon, quel bois…
-

Triolet à une vertu …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Triolet à une vertu pour s’excuser du peu À la grosseur du sentimentNe vas pas mesurer ma force,Je ne prétends aucunementÀ la grosseur du sentiment.Toi, serre le mien bontémentEntre ton arbre et ton écorce.À la grosseur du sentimentNe vas pas mesurer ma force. La qualité vaut mieux, dit-on,Que la…
-

Goûts royaux
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Goûts royaux Louis Quinze aimait peu les parfums. Je l’imiteEt je leur acquiesce en la juste limite.Ni flacons, s’il vous plaît, ni sachets en amour !Mais, ô qu’un air naïf et piquant flotte autourD’un corps, pourvu que l’art de m’exciter s’y trouve ;Et mon désir chérit et ma…
-

Filles
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Filles I Bonne simple fille des ruesCombien te préférè-je aux grues Qui nous encombrent le trottoirDe leur traîne, mon décrottoir, Poseuses et bêtes poupéesRien que de chiffons occupées Ou de courses et de parisFléaux déchaînés sur Paris ! Toi, tu m’es un vrai camaradeQui la nuit monterait en grade, Et même dans les…
-

À Madame ***
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) À Madame *** Quand tu m’enserres de tes cuissesLa tête ou les cuisses, gorgeantMa gueule de bathes délicesDe ton jeune foutre astringent, Où mordant d’un con à la tailleJuste de tel passe-partoutMon vit point très gros, mais canailleDepuis les couilles jusqu’au bout. Dans la pinette et la minetteTu tords ton…
-

Vas unguentatum
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Vas unguentatum Admire la brèche moiréeEt le ton rose-blanc qu’y metLa trace encor de mon entréeAu paradis de Mahomet. Vois, avec un plaisir d’artiste,Ô mon vieux regard fatiguéD’ordinaire à bon droit si triste,Ce spectacle opulent et gai, Dans un mol écrin de pelucheNoire aux reflets de cuivre rouxQui serpente comme…
-

Idylle high-life
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Idylle hight-life La galopineÀ pleine mainBranle la pineAu beau gamin. L’heureux potacheDécalottéJouit et cracheDe tout côté. L’enfant rieuseÀ voir ce laitEt curieuseDe ce qu’il est, Hume une goutteAu bord du pis,Puis dame ! en route,Ma foi, tant pis ! Pourlèche et baiseLe joli bout,Plus ne biaisePompe le tout ! Petit vicomteDe…
-

Tableau populaire
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Tableau populaire L’apprenti point trop maigrelet, quinze ans, pas beau,Gentil dans sa rudesse un peu molle, la peauMate, œil vif et creux, sort de sa cotte bleue,Fringante et raide au point, sa déjà grosse queueEt pine la patronne, une grosse encor bien,Pâmée au bord du lit dans quel…
-

Billet à Lily
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Billet à Lily Ma petite compatriote,M’est avis que veniez ce soirFrapper à ma porte et me voir.Ô la scandaleuse riboteDe gros baisers et de petitsConforme à mes gros appétits ?Mais les vôtres sont si mièvres ?Primo, je baiserai vos lèvres,Toutes, c’est mon cher entremets,Et les manières que j’y…
-

Pour Rita
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Pour Rita J’abomine une femme maigre,Pourtant je t’adore, ô Rita,Avec tes lèvres un peu nègreOù la luxure s’empâta. Avec tes noirs cheveux, obscènesÀ force d’être beaux ainsiEt tes yeux où ce sont des scènesSentant, parole ! le roussi, Tant leur feu sombre et gai quand mêmeD’une si lubrique gaîtéÉclaire de…
-

Au bal
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Au bal Un rêve de cuisses de femmesAyant pour ciel et pour plafondLes culs et les cons de ces damesTrès beaux, qui viennent et qui vont. Dans un ballon de jupes gaiesSur des airs gentils et cochons ;Et les culs vous ont de ces raies,Et les cons vous ont…
-

Reddition
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Reddition Je suis foutu. Tu m’as vaincu.Je n’aime plus que ton gros cuTant baisé, léché, renifléEt que ton cher con tant branlé,Piné — car je ne suis pas l’hommePour Gomorrhe ni pour Sodome,Mais pour Paphos et pour Lesbos,(Et tant gamahuché, ton con)Converti par tes seins si beaux,Tes seins…
-

Régals
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Régals Croise tes cuisses sur ma têteDe façon à ce que ma langue,Taisant toute sotte harangue,Ne puisse plus que faire fêteÀ ton con ainsi qu’à ton cuDont je suis là jamais vaincuComme de tout ton corps, du reste,Et de ton âme mal célesteEt de ton esprit carnassierQui dévore…