Catégorie : Verlaine – Romances sans paroles (1874)

  • Ô triste, triste était mon âme …

    Ô triste, triste était mon âme …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Ô triste, triste était mon âme … Ô triste, triste était mon âmeÀ cause, à cause d’une femme. Je ne me suis pas consoléBien que mon coeur s’en soit allé, Bien que mon coeur, bien que mon âmeEussent fui loin de cette femme.…

  • Birds in the Night

    Birds in the Night

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Birds in the Night Vous n’avez pas eu toute patience:Cela se comprend par malheur, de resteVous êtes si jeune! Et l’insouciance,C’est le lot amer de l’âge céleste ! Vous n’avez pas eu toute la douceur.Cela par malheur d’ailleurs se comprend;Vous êtes si jeune,…

  • C’est l’extase langoureuse

    C’est l’extase langoureuse

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées C’est l’extase langoureuse C’est l’extase langoureuse,C’est la fatigue amoureuse,C’est tous les frissons des boisParmi l’étreinte des brises,C’est, vers les ramures grises,Le choeur des petites voix. Ô le frêle et frais murmure !Cela gazouille et susurre,Cela ressemble au cri douxQue l’herbe agitée expire…Tu dirais, sous…

  • Green

    Green

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Green Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branchesEt puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanchesEt qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux. J’arrive tout couvert encore de roséeQue…

  • Je devine, à travers un murmure …

    Je devine, à travers un murmure …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Je devine, à travers un murmure … Je devine, à travers un murmure,Le contour subtil des voix anciennesEt dans les lueurs musiciennes,Amour pâle, une aurore future ! Et mon âme et mon coeur en déliresNe sont plus qu’une espèce d’oeil doubleOù tremblote à…

  • Spleen

    Spleen

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Spleen Les roses étaient toutes rougesEt les lierres étaient tout noirs. Chère, pour peu que tu te bougesRenaissent tous mes désespoirs. Le ciel était trop bleu, trop tendre,La mer trop verte et l’air trop doux. Je crains toujours, – ce qu’est d’attendre ! –Quelque…

  • Il pleure dans mon coeur …

    Il pleure dans mon coeur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Il pleure dans mon coeur … Il pleure dans mon coeurComme il pleut sur la ville;Quelle est cette langueurQui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluiePar terre et sur les toits !Pour un coeur qui s’ennuieÔ le chant de la…

  • Streets – I

    Streets – I

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Streets – I Dansons la gigue ! J’aimais surtout ses jolis yeuxPlus clairs que l’étoile des cieux,J’aimais ses yeux malicieux. Dansons la gigue ! Elle avait des façons vraimentDe désoler un pauvre amant,Que c’en était vraiment charmant ! Dansons la gigue ! Mais je…

  • Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses …

    Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses:De cette façon nous serons bien heureusesEt si notre vie a des instants morosesDu moins nous serons, n’est-ce pas ? deux pleureuses. Ô que nous mêlions, âmes soeurs que nous…

  • Streets – II

    Streets – II

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Streets – II Ô la rivière dans la rue !Fantastiquement apparueDerrière un mur haut de cinq pieds,Elle roule sans un murmureSon onde opaque et pourtant purePar les faubourgs pacifiés. La chaussée est très large, en sorteQue l’eau jaune comme une morteDévale ample et sans…

  • Le piano que baise une main frêle …

    Le piano que baise une main frêle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Le piano que baise une main frêle … Le piano que baise une main frêleLuit dans le soir rose et gris vaguement,Tandis qu’avec un très léger bruit d’aileUn air bien vieux, bien faible et bien charmantRôde discret, épeuré quasiment,Par le boudoir longtemps parfumé…

  • Child wife

    Child wife

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Child wife Vous n’avez rien compris à ma simplicité,Rien, ô ma pauvre enfant !Et c’est avec un front éventé, dépité,Que vous fuyez devant. Vos yeux qui ne devaient refléter que douceurPauvre cher bleu miroirOnt pris un ton de fiel, ô lamentable soeur,Qui nous fait…

  • C’est le chien de Jean de Nivelle …

    C’est le chien de Jean de Nivelle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées C’est le chien de Jean de Nivelle … C’est le chien de Jean de NivelleQui mord sous l’oeil même du Guet !Le chat de la mère Michel,François-les-bas-bleus s’en égaie. La Lune à l’écrivain publicDispense sa lumière obscureOù Médor avec AngéliqueVerdissent sur le pauvre…

  • A poor young shepherd

    A poor young shepherd

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles A poor young shepherd J’ai peur d’un baiserComme d’une abeille.Je souffre et je veilleSans me reposer:J’ai peur d’un baiser ! Pourtant j’aime KateEt ses yeux jolis.Elle est délicate,Aux longs traits pâlis.Oh! que j’aime Kate ! C’est Saint-Valentin !Je dois et je n’oseLui dire au…

  • Beams

    Beams

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Beams Elle voulut aller sur les flots de la mer,Et comme un vent bénin soufflait une embellie,Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie,Et nous voilà marchant par le chemin amer. Le soleil luisait haut dans le ciel calme et lisse,Et dans ses cheveux…

  • Dans l’interminable …

    Dans l’interminable …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Dans l’interminable … Dans l’interminableEnnui de la plaineLa neige incertaineLuit comme du sable. Le ciel est de cuivreSans lueur aucune.On croirait voir vivreEt mourir la lune. Comme des nuéesFlottent gris les chênesDes forêts prochainesParmi les buées. Le ciel est de cuivreSans lueur aucune.On…

  • L’ombre des arbres dans la rivière embrumée …

    L’ombre des arbres dans la rivière embrumée …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées L’ombre des arbres dans la rivière embrumée L’ombre des arbres dans la rivière embruméeMeurt comme de la fuméeTandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles,Se plaignent les tourterelles. Combien, ô voyageur, ce paysage blêmeTe mira blême toi-même,Et que tristes pleuraient dans les hautes feuilléesTes…

  • Walcourt

    Walcourt

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Walcourt Briques et tuilesÔ les charmantsPetits asilesPour les amants ! Houblons et vignes,Feuilles et fleurs,Tentes insignesDes francs buveurs ! Guinguettes claires,Bières, clameurs,Servantes chèresÀ tous fumeurs ! Gares prochaines,Gais chemins grands…Quelles aubaines,Bons juifs-errants !   Paul Verlaine     {loadposition position_verlaine_romances} {loadposition position_verlaine_oeuvres}

  • Charleroi

    Charleroi

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Charleroi Dans l’herbe noireLes Kobolds vont.Le vent profondPleure, on veut croire. Quoi donc se sent ?L’avoine siffle.Un buisson gifleL’oeil au passant. Plutôt des bougesQue des maisons.Quels horizonsDe forges rouges ! On sent donc quoi ?Des gares tonnent,Les yeux s’étonnent,Où Charleroi ? Parfums sinistres…

  • Bruxelles – Simples Fresques I

    Bruxelles – Simples Fresques I

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Bruxelles – Simples Fresques I La fuite est verdâtre et roseDes collines et des rampesDans un demi-jour de lampesQui vient brouiller toute chose. L’or, sur les humbles abîmesTout doucement s’ensanglante.Des petits arbres sans cimesOù quelque oiseau faible chante. Triste à peine tant s’effacentCes…