Catégorie : Paul Verlaine

  • Écrit sur l’Album de Mme N. de V.

    Écrit sur l’Album de Mme N. de V.

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers Écrit sur l’Album de Mme N. de V. Des yeux tout autour de la têteAinsi qu’il est dit dans Murger.Point très bonne. Un esprit d’enferAvec des rires d’alouette.  Sculpteur, musicien, poëteSont ses hôtes. Dieux, quel hiverNous passâmes ! Ce…

  • Les loups

    Les loups

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Vers Jeunes Les loups Parmi l’obscur champ de batailleRôdant sans bruit sous le ciel noirLes loups obliques font ripailleEt c’est plaisir que de les voir, Agiles, les yeux verts, aux pattesSouples sur les cadavres mous,– Gueules vastes et têtes plates –Joyeux, hérisser leurs…

  • La grâce

    La grâce

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Naguère La grâce                                                 À Armand Silvestre. Un cachot. Une femme à genoux, en prière.Une tête de mort est gisante par terre,Et parle, d’un ton aigre et douloureux aussi.D’une lampe au plafond tombe un rayon transi. « Dame Reine… – Encor toi, Satan ! – Madame Reine…–…

  • Adieu

    Adieu

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) Adieu Hélas ! je n’étais pas fait pour cette haineEt pour ce mépris plus forts que moi que j’ai.Mais pourquoi m’avoir fait cet agneau sans laineEt pourquoi m’avoir fait ce coeur outragé ? J’étais né pour plaire à toute âme un peu fière,Sorte d’homme en rêve et capable du…

  • À Maurice du Plessys

    À Maurice du Plessys

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) À Maurice du Plessys Je vous prends à témoin entre tous mes amis,Vous qui m’avez connu dès l’extrême infortune,Que je fus digne d’elle, à Dieu seul tout soumis,Sans criard désespoir ni jactance importune, Simple dans mon mépris pour des revanches vilesEt dans l’immense effort en détournant leurs coups,Calme à travers…

  • Tout en suivant ton blanc convoi

    Tout en suivant ton blanc convoi

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) — Lucien Létinois Tout en suivant ton blanc convoi … Tout en suivant ton blanc convoi, je me disaisPourtant : C’est vrai, Dieu t’a repris quand tu faisaisSa joie et dans l’éclair de ta blanche innocence.Plus tard la Femme eût mis sans doute en sa puissanceTon cœur ardent vers…

  • À Madame

    À Madame

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) — Filles À Madame *** Vos narines qui vont en l’air,Non loin de vos beaux yeux quelconques,Sont mignonnes comme ces conquesDu bord de mer de bains de mer ; Un sourire moins franc qu’aimableDécouvre de petites dents,Diminutifs outrecuidantsDe celles d’un loup de la fable ; Bien en chair, lente avec…

  • L’Impudent

    L’Impudent

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) L’Impudent La misère et le mauvais œil,Soit dit sans le calomnier,Ont fait à ce monstre d’orgueilUne âme de vieux prisonnier. Oui, jettatore, oui, le dernierEt le premier des gueux en deuilDe l’ombre même d’un denierQu’ils poursuivront jusqu’au cercueil. Son regard mûrit les enfants.Il a des refus triomphants.Même il est bête…

  • Imité de Cicéron

    Imité de Cicéron

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Imité de Cicéron Un serpent, s’élançant du tronc creux d’un vieux chêneDarde son noir venin sur l’aigle ami des dieux.Le noble oiseau s’abaisse et sa serre hautaineA bientôt châtié le reptile odieux. La bête, qui tordait ses anneaux avec gloire,À son tour est blessée au…

  • À Madame ***

    À Madame ***

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) À Madame *** Quand tu m’enserres de tes cuissesLa tête ou les cuisses, gorgeantMa gueule de bathes délicesDe ton jeune foutre astringent, Où mordant d’un con à la tailleJuste de tel passe-partoutMon vit point très gros, mais canailleDepuis les couilles jusqu’au bout. Dans la pinette et la minetteTu tords ton…

  • Jusques aux pervers nônchaloirs

    Jusques aux pervers nônchaloirs

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Jusques aux pervers nônchaloirs Jusques aux pervers nônchaloirs De ces yeux noirs, Jusques, depuis ces flemmes blanches De larges hanches Et d’un ventre et de beaux seins Aux fiers dessins, Tout pervertit, tout convertit tous mes desseins, Jusques à votre menterie, Bouche fleurie,Jusques aux pièges mal…

  • Lorsque tu cherches tes puces

    Lorsque tu cherches tes puces

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Lorsque tu cherches tes puces Lorsque tu cherches tes puces, C’est très rigolo. Que de ruses, que d’astuces ! J’aime ce tableau. C’est, alliciant en diable Et mon coeur en bat D’un battement préalable À quelque autre ébat. Sous la chemise tendue Au large, à deux…

  • C’est le chien de Jean de Nivelle …

    C’est le chien de Jean de Nivelle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées C’est le chien de Jean de Nivelle … C’est le chien de Jean de NivelleQui mord sous l’oeil même du Guet !Le chat de la mère Michel,François-les-bas-bleus s’en égaie. La Lune à l’écrivain publicDispense sa lumière obscureOù Médor avec AngéliqueVerdissent sur le pauvre…

  • A poor young shepherd

    A poor young shepherd

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles A poor young shepherd J’ai peur d’un baiserComme d’une abeille.Je souffre et je veilleSans me reposer:J’ai peur d’un baiser ! Pourtant j’aime KateEt ses yeux jolis.Elle est délicate,Aux longs traits pâlis.Oh! que j’aime Kate ! C’est Saint-Valentin !Je dois et je n’oseLui dire au…

  • J’ai presque peur …

    J’ai presque peur …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) J’ai presque peur … J’ai presque peur, en vérité,Tant je sens ma vie enlacéeA la radieuse penséeQui m’a pris l’âme l’autre été, Tant votre image, à jamais chère,Habite en ce coeur tout à vous,Mon coeur uniquement jalouxDe vous aimer et de vous plaire; Et je tremble,…

  • Non. Il fut gallican, ce siècle …

    Non. Il fut gallican, ce siècle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Non. Il fut gallican, ce siècle … Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste !C’est vers le Moyen Âge énorme et délicatQu’il faudrait que mon coeur en panne naviguât,Loin de nos jours d’esprit charnel et de chair triste. Roi, politicien, moine, artisan, chimiste,Architecte, soldat,…

  • Je ne veux plus aimer que ma mère Marie …

    Je ne veux plus aimer que ma mère Marie …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie II Je ne veux plus aimer que ma mère Marie … Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.Tous les autres amours sont de commandement.Nécessaires qu’ils sont, ma mère seulementPourra les allumer aux coeurs qui l’ont chérie. C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,C’est…

  • L’immensité de l’humanité …

    L’immensité de l’humanité …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III L’immensité de l’humanité … L’immensité de l’humanité,Le Temps passé vivace et bon père,Une entreprise à jamais prospère:Quelle puissante et calme cité ! Il semble ici qu’on vit dans l’histoire.Tout est plus fort que l’homme d’un jour.De lourds rideaux d’atmosphère noireFont richement la nuit alentour. Ô…

  • Les Coquillages

    Les Coquillages

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) Les coquillages Chaque coquillage incrustéDans la grotte où nous nous aimâmesA sa particularité. L’un a la pourpre de nos âmesDérobée au sang de nos coeursQuand je brûle et que tu t’enflammes; Cet autre affecte tes langueursEt tes pâleurs alors que, lasse,Tu m’en veux de mes yeux moqueurs;…

  • Résignation

    Résignation

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Poèmes saturniens (1866) — Melancholia Résignation Tout enfant, j’allais rêvant Ko-Hinnor,Somptuosité persane et papaleHéliogabale et Sardanapale! Mon désir créait sous des toits en or,Parmi les parfums, au son des musiques,Des harems sans fin, paradis physiques! Aujourd’hui, plus calme et non moins ardent,Mais sachant la vie at qu’il faut qu’on plie,J’ai…