Catégorie : Paul Verlaine

  • Pensionnaires

    Pensionnaires

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) — Les Amies Pensionnaires L’une avait quinze ans, l’autre en avait seize ;Toutes deux dormaient dans la même chambre.C’était par un soir très lourd de septembre :Frêles, des yeux bleus, des rougeurs de fraise. Chacune a quitté, pour se mettre à l’aise,La fine chemise au frais parfum d’ambre.La plus…

  • Invraisemblable mais Vrai

    Invraisemblable mais Vrai

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) — Révérence parler Invraisemblable mais Vrai Las ! je suis à l’Index et dans les dédicacesMe voici Paul V… pur et simple. Les audacesDe mes amis, tant les éditeurs sont des saints,Doivent éliminer mon nom de leurs desseins,Extraordinaire et saponaire tonnerreD’une excommunication que je vénèreAu point d’en faire…

  • Les morts que l’on fait saigner

    Les morts que l’on fait saigner

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) Les morts que l’on fait saigner Les morts que l’on fait saigner dans leur tombe              Se vengent toujours.Ils ont leur manière, et plaignez qui tombe              Sous leurs grands coups sourds.Mieux vaut n’avoir jamais connu la vie,Mieux vaut la mort lente d’autres suivie,Tant le temps est long, tant les…

  • Un soir d’octobre

    Un soir d’octobre

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Premiers Vers (1858 à 1866) Un soir d’octobre L’automne et le soleil couchant ! Je suis heureux !Du sang sur de la pourriture !L’incendie au zénith ! La mort dans la nature !L’eau stagnante, l’homme fiévreux ! Oh ! c’est bien là ton heure et ta saison, poèteAu coeur vide…

  • Au bal

    Au bal

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Femmes (1890) Au bal Un rêve de cuisses de femmesAyant pour ciel et pour plafondLes culs et les cons de ces damesTrès beaux, qui viennent et qui vont. Dans un ballon de jupes gaiesSur des airs gentils et cochons ;Et les culs vous ont de ces raies,Et les cons vous ont…

  • Vrai, nous avons trop d’esprit

    Vrai, nous avons trop d’esprit

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Chansons pour Elle (1891) Vrai, nous avons trop d’esprit Vrai, nous avons trop d’esprit, Chérie ! Je crois que mal nous en prit, Chérie ! D’ainsi lutter corps corps Encore ! Sans repos et sans remords Encore ! Plus, n’est-ce pas ? de ces luttes Sans but, Plus de ces…

  • Bruxelles – Simples Fresques I

    Bruxelles – Simples Fresques I

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Paysages Belges Bruxelles – Simples Fresques I La fuite est verdâtre et roseDes collines et des rampesDans un demi-jour de lampesQui vient brouiller toute chose. L’or, sur les humbles abîmesTout doucement s’ensanglante.Des petits arbres sans cimesOù quelque oiseau faible chante. Triste à peine tant s’effacentCes…

  • Avant que tu ne t’en ailles …

    Avant que tu ne t’en ailles …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) Avant que tu ne t’en ailles … Avant que tu ne t’en ailles,Pâle étoile du matin,– Mille caillesChantent, chantent dans le thym. – Tourne devers le poète,Dont les yeux sont pleins d’amour;– L’alouetteMonte au ciel avec le jour. – Tourne ton regard que noieL’aurore dans son…

  • L’hiver a cessé …

    L’hiver a cessé …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) L’hiver a cessé … L’hiver a cessé: la lumière est tièdeEt danse, du sol au firmament clair.Il faut que le coeur le plus triste cèdeA l’immense joie éparse dans l’air. Même ce Paris maussade et maladeSemble faire accueil aux jeunes soleilsEt comme pour une immense accoladeTend…

  • Ecoutez la chanson bien douce …

    Ecoutez la chanson bien douce …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Ecoutez la chanson bien douce … Ecoutez la chanson bien douceQui ne pleure que pour vous plaire.Elle est discrète, elle est légère:Un frisson d’eau sur de la mousse ! La voix vous fut connue (et chère ?),Mais à présent elle est voiléeComme une veuve désolée,Pourtant…

  • Gaspard Hauser chante …

    Gaspard Hauser chante …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Gaspard Hauser chante … Gaspard Hauser chante: Je suis venu, calme orphelin,Riche de mes seuls yeux tranquilles,Vers les hommes des grandes villes:Ils ne m’ont pas trouvé malin. A vingt ans un trouble nouveauSous le nom d’amoureuses flammesM’a fait trouver belles les femmes:Elles ne m’ont pas…

  • Parisien mon frère à jamais étonné …

    Parisien mon frère à jamais étonné …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parisien mon frère à jamais étonné … Parisien mon frère à jamais étonné,Montons sur la colline où le soleil est néSi glorieux qu’il fait comprendre l’idolâtre,Sous cette perspective, inconnue au théâtre,D’arbres au vent et de poussière d’ombre et d’or.Montons. Il fait si frais encor, montons…

  • Mandoline

    Mandoline

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) Mandoline Les donneurs de sérénadesEt les belles écouteusesÉchangent des propos fadesSous les ramures chanteuses. C’est Tircis et c’est Aminte,Et c’est l’éternel Clitandre,Et c’est Damis qui pour mainteCruelle fait maint vers tendre. Leurs courtes vestes de soie,Leurs longues robes à queues,Leur élégance, leur joieEt leurs molles ombres bleues…

  • La chanson des ingénues

    La chanson des ingénues

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Poèmes saturniens (1866) — Caprices La chanson des ingénues Nous sommes les Ingénues Aux bandeaux plats, à l’oeil bleu,Qui vivons, presque inconnues,Dans les romans qu’on lit peu. Nous allons entrelacées,Et le jour n’est pas plus purQue le fond de nos pensées,Et nos rêves sont d’azur ; Et nous courons par…

  • Ce livre est clos …

    Ce livre est clos …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Poèmes saturniens (1866) — Épilogue Ce livre est clos … Donc, c’en est fait. Ce livre est clos. Chères IdéesQui rayiez mon ciel gris de vos ailes de feuDont le vent caressait mes tempes obsédées,Vous pouvez revoler devers l’Infini bleu ! Et toi, Vers qui tintais, et toi, Rime sonore,Et…

  • Allégorie

    Allégorie

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers Allégorie                                                 À Jules Valadon. Despotique, pesant, incolore, l’Été,Comme un roi fainéant présidant un supplice,S’étire par l’ardeur blanche du ciel compliceEt bâille. L’homme dort loin du travail quitté.  L’alouette au matin, lasse, n’a pas chanté.Pas un nuage, pas un souffle,…

  • Pantoum négligé

    Pantoum négligé

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Pantoum négligé Trois petits pâtés, ma chemise brûle.Monsieur le curé n’aime pas les os.Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,Que n’émigrons-nous vers les Palaiseaux. Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule.On dirait d’un cher glaïeul sur les…

  • Bournemouth

    Bournemouth

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) Bournemouth                                                 À Francis Poictevin. Le long bois de sapins se tord jusqu’au rivage,L’étroit bois de sapins, de lauriers et de pins,Avec la ville autour déguisée en village:Chalets éparpillés rouges dans le feuillageEt les blanches villas des stations de bains. Le bois sombre descend d’un plateau de bruyère,Va, vient, creuse…

  • Délicatesse

    Délicatesse

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) Délicatesse                                            À Mademoiselle Rachilde Tu nous rends l’égal des héros et des dieux,Et, nous procurant d’être les seuls dandies,Fais de nos orgueils des sommets radieux,Non plus ces foyers de troubles incendies. Tu brilles et luis, vif astre aux rayons doux,Sur l’horizon noir d’une lourde tristesse.Par toi surtout nous plaisons au…

  • Pensée du soir

    Pensée du soir

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) Pensée du soir                                            À Ernest Raynaud Couché dans l’herbe pâle et froide de l’exil,Sous les ifs et les pins qu’argente le grésil,Ou bien errant, semblable aux formes que susciteLe rêve, par l’horreur du paysage scythe,Tandis qu’autour, pasteurs de troupeaux fabuleux,S’effarouchent les blancs Barbares aux yeux bleus,Le poète de l’art…