Catégorie : Paul Verlaine
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Ô mes morts tristement nombreux
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) — Lucien Létinois Ô mes morts tristement nombreux Ô mes morts tristement nombreuxQui me faites un dôme ombreuxDe paix, de prière et d’exemple,Comme autrefois le Dieu vivantDaigna vouloir qu’un humble enfantSe sanctifiât dans le temple. Ô mes morts penchés sur mon cœurPitoyables à sa langueur,Père, mère, âmes angéliques,Et toi qui…
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Ô triste, triste était mon âme …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Ô triste, triste était mon âme … Ô triste, triste était mon âmeÀ cause, à cause d’une femme. Je ne me suis pas consoléBien que mon coeur s’en soit allé, Bien que mon coeur, bien que mon âmeEussent fui loin de cette femme.…
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Je devine, à travers un murmure …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Je devine, à travers un murmure … Je devine, à travers un murmure,Le contour subtil des voix anciennesEt dans les lueurs musiciennes,Amour pâle, une aurore future ! Et mon âme et mon coeur en déliresNe sont plus qu’une espèce d’oeil doubleOù tremblote à…
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Spleen
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Romances sans paroles (1874) — Aquarelles Spleen Les roses étaient toutes rougesEt les lierres étaient tout noirs. Chère, pour peu que tu te bougesRenaissent tous mes désespoirs. Le ciel était trop bleu, trop tendre,La mer trop verte et l’air trop doux. Je crains toujours, – ce qu’est d’attendre ! –Quelque…
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La dure épreuve va finir …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : La Bonne Chanson (1870) La dure épreuve va finir … La dure épreuve va finir:Mon coeur, souris à l’avenir. Ils sont passés les jours d’alarmesOù j’étais triste jusqu’aux larmes. Ne suppute plus les instants,Mon âme, encore un peu de temps. J’ai tu les paroles amèresEt banni les sombres chimères. Mes…
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Ô vous, comme un qui boite …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Ô vous, comme un qui boite … Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies,Toi, coeur saignant d’hier qui flambes aujourd’hui,C’est vrai pourtant que c’est fini, que tout a fuiDe nos sens, aussi bien les ombres que les proies. Vieux bonheurs, vieux…
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Pourquoi triste, ô mon âme …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie I Pourquoi triste, ô mon âme … Pourquoi triste, ô mon âme,Triste jusqu’à la mort,Quand l’effort te réclame,Quand le suprême effortEst là qui te réclame ? Ah, tes mains que tu tordsAu lieu d’être à la tâche,Tes lèvres que tu mordsEt leur silence lâche,Et tes yeux…
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La tristesse, la langueur du corps humain …
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La tristesse, la langueur du corps humain … La tristesse, la langueur du corps humainM’attendrissent, me fléchissent, m’apitoient,Ah ! surtout quand des sommeils noirs le foudroient,Quand des draps zèbrent la peau, foulent la main ! Et que mièvre dans la fièvre du demain,Tiède encor du…
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À la promenade
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) À la promenade Le ciel si pâle et les arbres si grêlesSemblent sourire à nos costumes clairsQui vont flottant légers avec des airsDe nochalance et des mouvements d’ailes. Et le vent doux ride l’humble bassin,Et la lueur du soleil qu’atténueL’ombre des bas tilleuls de l’avenueNous parvient bleue…
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En sourdine
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Fêtes galantes (1869) En sourdine Calmes dans le demi-jourQue les branches hautes font,Pénétrons bien notre amourDe ce silence profond. Fondons nos âmes, nos coeursEt nos sens extasiés,Parmi les vagues langueursDes pins et des arbousiers. Ferme les yeux à demi,Croise tes bras sur ton sein,Et de ton coeur endormiChasse à jamais…
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Grotesques
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Poèmes saturniens (1866) — Eaux-Fortes Grotesques Leurs jambes pour toutes montures,Pour tous biens l’or de leurs regards,Par le chemin des aventuresIls vont hailloneux et hagards. Le sage, indigné, les harangue;Le sot plaint ces fous hasardeux;Les enfants leur tirent la langueEt les filles se moquent d’eux. C’est qu’odieux et ridicules,Et maléfiques…
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Sérénade
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Poèmes saturniens (1866) Sérénade Comme la voix d’un mort qui chanteraitDu fond de sa fosse,Maîtresse, entends monter vers ton retraitMa voix aigre et fausse. Ouvre ton âme et ton oreille au sonDe la mandoline:Pour toi j’ai fait, pour toi, cette chansonCruelle et câline. Je chanterai tes yeux d’or et d’onyxPurs…
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Intérieur
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers Intérieur À grands plis sombres une ample tapisserieDe haute lice, avec emphase descendraitLe long des quatre murs immenses d’un retraitMystérieux où l’ombre au luxe se marie. Les meubles vieux, d’étoffe éclatante flétrie,Le lit entr’aperçu vague comme un regret,Tout aurait…
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Images d’un sou
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – Sonnets et autres vers Images d’un sou À Léon Dierx. De toutes les douleurs doucesJe compose mes magies !Paul, les paupières rougies,Erre seul aux Pamplemousses.La Folle-par-amour chanteUne ariette touchante.C’est la mère qui s’alarmeDe sa fille fiancée.C’est l’épouse délaisséeQui prend un sévère charmeÀ s’exagérer…
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Madrigal
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Madrigal Tu m’as, ces pâles jours d’automne blanc, fait malA cause de tes yeux où fleurit l’animal,Et tu me rongerais, en princesse Souris,Du bout fin de la quenotte de ton souris,Fille auguste qui fis flamboyer ma douleurAvec l’huile rancie…
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Un veuf parle
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) Un veuf parle Je vois un groupe sur la mer.Quelle mer ? Celle de mes larmes.Mes yeux mouillés du vent amerDans cette nuit d’ombre et d’alarmesSont deux étoiles sur la mer. C’est une toute jeune femmeEt son enfant déjà tout grand.Dans une barque où nul ne rame,Sans mât ni…
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À Emmanuel Chabrier
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) À Emmanuel Chabrier Chabrier, nous faisions, un ami cher et moi,Des paroles pour vous qui leur donniez des ailes,Et tous trois frémissions quand, pour bénir nos zèles,Passait l’Ecce Deus et le Je ne sais quoi. Chez ma mère charmante et divinement bonne,Votre génie improvisait au piano,Et c’était tout autour comme…
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Ô ses lettres d’alors !
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) — Lucien Létinois Ô ses lettres d’alors ! Ô ses lettres d’alors ! les miennes elles-mêmes !Je ne crois pas qu’il soit des choses plus suprêmes.J’étais, je ne puis dire mieux, vraiment très bien,Ou plutôt, je puis dire tout, vraiment chrétien.J’éclatais de sagesse et de sollicitude,Je mettais tout mon…
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L’affreux Ivry dévorateur
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Amour (1888) — Lucien Létinois L’affreux Ivry dévorateur L’affreux Ivry dévorateurA tes reliques dans sa terreSous de pâles fleurs sans odeurEt des arbres nains sans mystère. Je laisse les charniers flétrisOù gît la moitié de Paris. Car, mon fils béni, tu reposesSur le territoire d’Ivry-Commune, où, du moins, mieux encloses,Les tombes dorment à…
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Casta Piana
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Parallèlement (1889) — Filles Casta Piana Tes cheveux bleus aux dessous roux,Tes yeux très durs qui sont trop doux,Ta beauté qui n’en est pas une,Tes seins que busqua, que musquaUn diable cruel et jusqu’àTa pâleur volée à la lune, Nous ont mis dans tous nos états,Notre-Dame du galetasQue l’on vénère avec…