Catégorie : Gérard de Nerval
-

Fantaisie
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Fantaisie Il est un air pour qui je donneraisTout Rossini, tout Mozart et tout Weber,Un air très vieux, languissant et funèbre,Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l’entendre,De deux cents ans mon âme rajeunit :C’est sous Louis treize ; et je crois…
-

Mélodie irlandaise
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Poésies diverses Mélodie irlandaise (Imitée de Thomas Moore) Le soleil du matin commençait sa carrière,Je vis près du rivage une barque légèreSe bercer mollement sur les flots argentés.Je revins quand la nuit descendait sur la rive :La nacelle était là, mais l’onde fugitiveNe baignait plus ses flancs dans le…
-

Gaieté
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Gaieté Petit piqueton de Mareuil,Plus clairet qu’un vin d’Argenteuil,Que ta saveur est souveraine !Les Romains ne t’ont pas comprisLorsqu’habitant l’ancien ParisIls te préféraient le Surène. Ta liqueur rose, ô joli vin !Semble faite du sang divinDe quelque nymphe bocagère ;Tu perles au bord désiréD’un verre à côtes, coloréPar les teintes…
-

Myrtho
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Myrtho Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,A ton front inondé des clartés d’Orient,Aux raisins noirs mêlés avec l’or de ta tresse. C’est dans ta coupe aussi que j’avais bu l’ivresse,Et dans l’éclair furtif de ton oeil souriant,Quand aux pieds d’Iacchus on me voyait…
-

L’enfance
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Poésies de jeunesse L’enfance Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfanceOù toujours gai, sans soucis, sans chagrin,je coulai ma douce existence,Sans songer au lendemain.Que me servait que tant de connaissancesA mon esprit vinssent donner l’essor,On n’a pas besoin des sciences,Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !Mon coeur encore…
-

Notre-Dame de Paris
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Odelettes Notre-Dame de Paris Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-êtreEnterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ;Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncherComme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourdeRongera tristement ses vieux os…
-

La cousine
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Odelettes La cousine L’hiver a ses plaisirs ; et souvent, le dimanche,Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche,Avec une cousine on sort se promener…– Et ne vous faites pas attendre pour dîner, Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuileries,Vu sous les arbres noirs les…
-

Pensée de Byron
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Odelettes Pensée de Byron Élégie Par mon amour et ma constance,J’avais cru fléchir ta rigueur,Et le souffle de l’espéranceAvait pénétré dans mon coeur ;Mais le temps, qu’en vain je prolonge,M’a découvert la vérité,L’espérance a fui comme un songe…Et mon amour seul m’est resté ! Il est resté comme un…
-

La grand’mère
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Odelettes La grand’mère Voici trois ans qu’est morte ma grand’mère,La bonne femme, – et, quand on l’enterra,Parents, amis, tout le monde pleuraD’une douleur bien vraie et bien amère. Moi seul j’errais dans la maison, surprisPlus que chagrin ; et, comme j’étais procheDe son cercueil, – quelqu’un me fit reprocheDe…
-

Sur le pays des chimères
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Recueil: Odelettes Sur le pays des chimères Sur le pays des chimèresNotre vol s’est arrêté :Conduis-nous en sûretéPour traverser ces bruyères,Ces rocs, ce champ dévasté. Vois ces arbres qui se pressentSe froisser rapidement ;Vois ces roches qui s’abaissentTrembler dans leur fondement.Partout le vent souffle et crie ! Dans ces rocs,…
-

La Sérénade
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) La Sérénade — Oh ! quel doux chant m’éveille ?— Près de ton lit je veille,Ma fille ! et n’entends rien…Rendors-toi, c’est chimère !— J’entends dehors, ma mère,Un chœur aérien ! — Ta fièvre va renaître.— Ces chants de la fenêtreSemblent s’être approchés.— Dors, pauvre enfant malade,Qui rêves sérénade…Les galants…
-

Une allée du Luxembourg
{loadnavigation} Gérard de Nerval (1808-1855) Une allée du Luxembourg Elle a passé, la jeune filleVive et preste comme un oiseauÀ la main une fleur qui brille,À la bouche un refrain nouveau. C’est peut-être la seule au mondeDont le coeur au mien répondrait,Qui venant dans ma nuit profondeD’un seul regard l’éclaircirait ! Mais non, – ma…