Catégorie : Coppée – Promenades et Intérieurs (1872)

  • Vous en rirez …

    Vous en rirez …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Vous en rirez …   Vous en rirez. Mais j’ai toujours trouvé touchantsCes couples de pioupious qui s’en vont par les champs,Côte à côte, épluchant l’écorce de baguettesQu’ils prirent aux bosquets des prochaines guinguettes.Je vois le sous-préfet présidant le bureau,Le paysan qui tire un mauvais numéro,Les…

  • De la rue on entend …

    De la rue on entend …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) De la rue on entend …   De la rue on entend sa plaintive chanson.Pâle et rousse, le teint plein de taches de son,Elle coud, de profil, assise à sa fenêtre.Très sage et sachant bien qu’elle est laide peut-être,Elle a son dé d’argent pour unique bijou.Sa…

  • J’écris ces vers …

    J’écris ces vers …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) J’écris ces vers …   J’écris ces vers, ainsi qu’on fait des cigarettes,Pour moi, pour le plaisir ; et ce sont des fleurettesQue peut-être il valait bien mieux ne pas cueillir ;Car cette impression qui m’a fait tressaillir,Ce tableau d’un instant rencontré sur ma route,Ont-ils un…

  • Un rêve de bonheur …

    Un rêve de bonheur …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Un rêve de bonheur …   Un rêve de bonheur qui souvent m’accompagne,C’est d’avoir un logis donnant sur la campagne,Près des toits, tout au bout du faubourg prolongé,Où je vivrais ainsi qu’un ouvrier rangé.C’est là, me semble-t-il, qu’on ferait un bon livre.En hiver, l’horizon des coteaux…

  • Dans ces bals qu’en hiver …

    Dans ces bals qu’en hiver …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Dans ces bals qu’en hiver …   Dans ces bals qu’en hiver les mères de familleDonnent à des bourgeois pour marier leur fille,En faisant circuler assez souvent, pas trop,Les petits-fours avec les verres de sirop,Presque toujours la plus jolie et la mieux mise,Celle qui plaît et…

  • Quand sont finis le feu d’artifice …

    Quand sont finis le feu d’artifice …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Quand sont finis le feu d’artifice …   Quand sont finis le feu d’artifice et la fête,Morne comme une armée après une défaite,La foule se disperse. Avez-vous remarquéComme est silencieux ce peuple fatigué ?Ils s’en vont tous, portant de lourds enfants qui geignent,Tandis qu’en infectant les…

  • Comme à cinq ans …

    Comme à cinq ans …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Comme à cinq ans …   Comme à cinq ans on est une grande personne,On lui disait parfois : « Prends ton frère, mignonne, »Et, fière, elle portait dans ses bras le bébé,Quels soins alors ! L’enfant n’était jamais tombé.Très grave, elle jouait à la petite…

  • Quelqu’un a-t-il noté …

    Quelqu’un a-t-il noté …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Quelqu’un a-t-il noté …   Quelqu’un a-t-il noté le désir hystériqueDes collégiens qui vont finir leur rhétorique,Et, d’après Paul de Kock, veulent être viveurs,Devant les nudités en cire des coiffeurs ?Car du court mantelet rose et bordé de cygneÉmergent des appas où brille un petit signe.Tous…

  • Je rêve, tant Paris …

    Je rêve, tant Paris …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Je rêve, tant Paris …   Je rêve, tant Paris m’est parfois un enfer,D’une ville très calme et sans chemin de fer,Où, chez le sous-préfet, en vieux garçon affable,Je lirais, au dessert, mon épître ou ma fable.On se dirait tout bas, comme un mignon péché,Un quatrain…

  • C’est un boudoir meublé …

    C’est un boudoir meublé …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) C’est un boudoir meublé …   C’est un boudoir meublé dans le goût de l’Empire,Jaune, tout en velours d’Utrecht. On y respireLe charme un peu vieillot de l’Abbaye-aux-Bois :Croix d’honneur sous un verre et petits meubles droits,Deux portraits, — une dame en turban qui regardeUn pompeux…

  • Vous êtes dans le vrai …

    Vous êtes dans le vrai …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Vous êtes dans le vrai …   Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !Pour voir des boutons d’or et des coquelicots,Vous partez, le dimanche, et remplissez les garesDe femmes, de chansons, de joie et de cigares,Et, pour être charmants et faire votre cour,Vous savez imiter…

  • Champêtres et lointains quartiers …

    Champêtres et lointains quartiers …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Champêtres et lointains quartiers …   Champêtres et lointains quartiers, je vous préfèreSans doute par les nuits d’été, quand l’atmosphèreS’emplit de l’odeur forte et tiède des jardins ;Mais j’aime aussi vos bals en plein vent d’où, soudains,S’échappent les éclats de rire à pleine bouche,Les polkas, le…

  • Assis, les pieds pendants …

    Assis, les pieds pendants …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Assis, les pieds pendants …   Assis, les pieds pendants, sous l’arche du vieux pont,Et sourd aux bruits lointains à qui l’écho répond,Le pêcheur suit des yeux le petit flotteur rouge.L’eau du fleuve pétille au soleil. Rien ne bouge.Le liège soudain fait un plongeon trompeur,La ligne…

  • Le Grand-Montrouge est loin …

    Le Grand-Montrouge est loin …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Le Grand-Montrouge est loin …   Le Grand-Montrouge est loin, et le dur charretierA mené sa voiture à Paris, au chantier,Pleine de lourds moellons, par les chemins de boue ;Et voici que, marchant à côté de la roue,Il revient, écoutant, de fatigue abreuvé,Le pas de son…

  • Malgré ses soixante ans …

    Malgré ses soixante ans …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Malgré ses soixante ans …   Malgré ses soixante ans, le joyeux invalideSur sa jambe de bois est encore solide.Quand il touche l’argent de sa croix, un beau soir,Il s’en va, son repas serré dans un mouchoir,Et, vers le Champ de Mars, entraîne à la barrière,Un…

  • J’écris près de la lampe …

    J’écris près de la lampe …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) J’écris près de la lampe …   J’écris près de la lampe. Il fait bon. Rien ne bouge.Toute petite, en noir, dans le grand fauteuil rouge,Tranquille auprès du feu, ma vieille mère est là ;Elle songe sans doute au mal qui m’exilaLoin d’elle, l’autre hiver, mais…

  • Sur un trottoir désert …

    Sur un trottoir désert …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Sur un trottoir désert …   Sur un trottoir désert du faubourg Saint-Germain,Près d’un discret abbé qui lui donne la main,Le marquis de douze ans vient de la messe basse :En noir, en grand col blanc, timide et fier, il passe,Mais chétif et pâli par un…

  • Volupté des parfums …

    Volupté des parfums …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Volupté des parfums …   Volupté des parfums ! — Oui, toute odeur est fée.Si j’épluche, le soir, une orange échauffée,Je rêve de théâtre et de profonds décors ;Si je brûle un fagot, je vois, sonnant leurs cors,Dans la forêt d’hiver les chasseurs faire halte ;Si…

  • Elle sait que l’attente …

    Elle sait que l’attente …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Elle sait que l’attente …   Elle sait que l’attente est un cruel supplice,Qu’il doit souffrir déjà, qu’il faut qu’elle accomplisseLe serment qu’elle a fait d’être là, vers midi.Mais, parmi les parfums du boudoir attiédi,Elle s’est attardée à finir sa toilette.Et devant le miroir charmé qui…