Catégorie : Baudelaire – (1866) – Nouvelles fleurs du Mal
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La Lune offensée
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Rajouté en 1868 La Lune offensée Ô Lune qu’adoraient discrètement nos pères,Du haut des pays bleus où, radieux sérail,Les astres vont te suivre en pimpant attirail,Ma vieille Cynthia, lampe de nos repaires, Vois-tu les amoureux sur leurs grabats prospères,De leur bouche en dormant montrer le frais…
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L’Imprévu
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Les Épaves L’Imprévu Harpagon, qui veillait son père agonisant,Se dit, rêveur, devant ces lèvres déjà blanches :« Nous avons au grenier un nombre suffisant,Ce me semble, de vieilles planches ? » Célimène roucoule et dit : « Mon cœur est bon,Et naturellement, Dieu m’a faite très…
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Recueillement
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Rajouté en 1868 Recueillement Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :Une atmosphère obscure enveloppe la ville,Aux uns portant la paix, aux autres le souci. Pendant que des mortels la multitude vile,Sous le fouet du…
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La Rançon
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Les Épaves La Rançon L’Homme a, pour payer sa rançon,Deux champs au tuf profond et riche,Qu’il faut qu’il remue et défricheAvec le fer de la raison ; Pour obtenir la moindre rose,Pour extorquer quelques épis,Des pleurs salés de son front grisSans cesse il faut qu’il les…
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Épigraphe pour un Livre condamné
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Rajouté en 1868 Épigraphe pour un Livre condamné Lecteur paisible et bucolique,Sobre et naïf homme de bien,Jette ce livre saturnien,Orgiaque et mélancolique. Si tu n’as fait ta rhétoriqueChez Satan, le rusé doyen,Jette ! tu n’y comprendrais rien,Ou tu me croirais hystérique. Mais si, sans se laisser charmer,Ton…
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À une Malabaraise
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Les Épaves À une Malabaraise Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hancheEst large à faire envie à la plus belle blanche ;À l’artiste pensif ton corps est doux et cher ;Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair.Aux…
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Sur les débuts d’Amina Boschetti
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Les Épaves Sur les débuts d’Amina Boschettiau théâtre de la Monnaie, à Bruxelles Amina bondit, — fuit, — puis voltige et sourit ;Le Welche dit : « Tout ça, pour moi, c’est du prâcrit ;Je ne connais, en fait de nymphes bocagères,Que celles de Montagne-aux-Herbes-Potagères.…
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À propos d’un Importun qui se disait son ami
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866)Recueil : Nouvelles Fleurs du Mal (1866) — Les Épaves À propos d’un Importun qui se disait son ami À M. Eugène Fromentin Il me dit qu’il était très riche,Mais qu’il craignait le choléra ;— Que de son or il était chiche,Mais qu’il goûtait fort l’Opéra ; — Qu’il raffolait de la nature,Ayant connu…