Catégorie : Baudelaire – (1857) – Tableaux parisiens

  • Paysage

    Paysage

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Paysage Je veux, pour composer chastement mes églogues,Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,Et, voisin des clochers, écouter en rêvantLeurs hymnes solennels emportés par le vent.Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,Je verrai l’atelier qui chante et qui…

  • Le Cygne

    Le Cygne

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Le Cygne À Victor Hugo. I Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,Pauvre et triste miroir où jadis resplenditL’immense majesté de vos douleurs de veuve,Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit, A fécondé soudain ma mémoire fertile,Comme je traversais…

  • Les Sept Vieillards

    Les Sept Vieillards

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Les Sept Vieillards À Victor Hugo. Fourmillante cité, cité pleine de rêves,Où le spectre en plein jour raccroche le passant !Les mystères partout coulent comme des sèvesDans les canaux étroits du colosse puissant. Un matin, cependant que dans la triste rueLes maisons,…

  • Les Petites Vieilles

    Les Petites Vieilles

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Les Petites Vieilles À Victor Hugo.   I Dans les plis sinueux des vieilles capitales,Où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements,Je guette, obéissant à mes humeurs fatales,Des êtres singuliers, décrépits et charmants. Ces monstres disloqués furent jadis des femmes,Éponine ou Laïs ! Monstres…

  • Les Aveugles

    Les Aveugles

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Les Aveugles Contemple-les, mon âme ; ils sont vraiment affreux !Pareils aux mannequins ; vaguement ridicules ;Terribles, singuliers comme les somnambules ;Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux. Leurs yeux, d’où la divine étincelle est partie,Comme s’ils regardaient au loin, restent…

  • À une Passante

    À une Passante

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens À une Passante La rue assourdissante autour de moi hurlait.Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,Une femme passa, d’une main fastueuseSoulevant, balançant le feston et l’ourlet ; Agile et noble, avec sa jambe de statue.Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,Dans son…

  • Le Squelette laboureur

    Le Squelette laboureur

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Le Squelette laboureur I Dans les planches d’anatomieQui traînent sur ces quais poudreuxOù maint livre cadavéreuxDort comme une antique momie, Dessins auxquels la gravitéEt le savoir d’un vieil artiste,Bien que le sujet en soit triste,Ont communiqué la Beauté, On voit, ce qui rend…

  • Danse macabre

    Danse macabre

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Danse macabre À Ernest Christophe. Fière, autant qu’un vivant, de sa noble stature,Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,Elle a la nonchalance et la désinvoltureD’une coquette maigre aux airs extravagants. Vit-on jamais au bal une taille plus mince ?Sa robe…

  • L’Amour du Mensonge

    L’Amour du Mensonge

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens L’Amour du Mensonge Quand je te vois passer, ô ma chère indolente,Au chant des instruments qui se brise au plafondSuspendant ton allure harmonieuse et lente,Et promenant l’ennui de ton regard profond ; Quand je contemple, aux feux du gaz qui le colore,Ton…

  • Rêve parisien

    Rêve parisien

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Rêve parisien À Constantin Guys. I De ce terrible paysage,Tel que jamais mortel n’en vit,Ce matin encore l’image,Vague et lointaine, me ravit. Le sommeil est plein de miracles !Par un caprice singulierJ’avais banni de ces spectaclesLe végétal irrégulier, Et, peintre fier de mon…