Catégorie : Alphonse de Lamartine

  • Pourquoi mon âme est-elle triste ?

    Pourquoi mon âme est-elle triste ?

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre troisième Pourquoi mon âme est-elle triste ? Pourquoi gémis-tu sans cesse, O mon âme ? réponds-moi ! D’où vient ce poids de tristesse Qui pèse aujourd’hui sur toi ? Au tombeau qui nous dévore, Pleurant, tu n’as pas encore Conduit tes derniers…

  • La Prière

    La Prière

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) La Prière Le roi brillant du jour, se couchant dans sa gloire,Descend avec lenteur de son char de victoire.Le nuage éclatant qui le cache à nos yeuxConserve en sillons d’or sa trace dans les cieux,Et d’un reflet de pourpre inonde l’étendue.Comme une lampe d’or, dans l’azur…

  • L’Hymne de la Nuit

    L’Hymne de la Nuit

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre premier L’Hymne de la Nuit Le jour s’éteint sur tes collines, Ô terre où languissent mes pas ! Quand pourrez-vous, mes yeux, quand pourrez-vous, hélas !Saluer les splendeurs divines Du jour qui ne s’éteindra pas ? Sont-ils ouverts pour les ténèbres, Ces…

  • Hymne à la douleur

    Hymne à la douleur

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre deuxième Hymne à la douleur Frappe encore, ô Douleur, si tu trouves la place ! Frappe, ce coeur saignant t’abhorre et te rend grâce,Puissance qui ne sais plaindre ni pardonner !Quoique mes yeux n’aient plus de pleurs à te donner,Il est peut-être…

  • La Retraite

    La Retraite

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre troisième La Retraite Je sommeillais sans rêve, Comme Écho dans mes bois :Mais qu’une voix s’élève,Soudain la mienne achève;Un sou me rend la voix. Que celle qui m’éveilleA de touchants concerts !Jamais à mon oreilleHarpe ou lyre pareilleN’enchanta ces déserts, Depuis l’heure…

  • L’Isolement

    L’Isolement

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) L’Isolement Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;Je promène au hasard mes regards sur la plaine,Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes,Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur…

  • Invocation

    Invocation

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) Invocation Ô toi qui m’apparus dans ce désert du monde,Habitante du ciel, passagère en ces lieux !Ô toi qui fis briller dans cette nuit profonde          Un rayon d’amour à mes yeux ; À mes yeux étonnés montre-toi tout entière,Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin.         …

  • Hymne du Matin

    Hymne du Matin

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre premier Hymne du Matin Pourquoi bondissez-vous sur la plage écumante, Vagues dont aucun vent n’a creusé les sillons ? Pourquoi secouez-vous votre écume fumante En légers tourbillons ? Pourquoi balancez-vous vos fronts que l’aube essuie, Forêts, qui tressaillez avant l’heure du bruit…

  • Jehovah, ou l’idée de Dieu

    Jehovah, ou l’idée de Dieu

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre deuxième Jehovah, ou l’idée de Dieu Sinaï ! Sinaï ! quelle nuit sur ta cime ! Quels éclairs, sur tes flancs, éblouissent les yeux ! Les noires vapeurs de l’abîme Roulent en plis sanglants leurs vagues dans tes cieux ! La nue…

  • Cantate pour les enfants d’une maison de charité

    Cantate pour les enfants d’une maison de charité

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre troisième Cantate pour les enfants d’une maison de charité RÉCITATIF   Le temple de Sion était dans le silence;Les saints hymnes dormaient sur les harpes de Dieu;Les foyers odorants que l’encensoir balanceS’éteignaient; et l’encens, comme un nuage immense,S’élevait en rampant sur les…

  • L’Homme

    L’Homme

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) L’Homme À Lord Byron. Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,Esprit mystérieux, mortel, ange, ou démon,Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,Comme j’aime le bruit de la foudre et des ventsSe mêlant dans l’orage à la…

  • La Foi

    La Foi

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) La Foi Ô néant ! ô seul Dieu que je puisse comprendre !Silencieux abîme où je vais redescendre,Pourquoi laissas-tu l’homme échapper de ta main ?De quel sommeil profond je dormais dans ton sein !Dans l’éternel oubli j’y dormirais encore ;Mes yeux n’auraient pas vu ce faux…

  • La Lampe du temple, ou l’Âme présente à Dieu

    La Lampe du temple, ou l’Âme présente à Dieu

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre premier La Lampe du temple, ou l’Âme présente à Dieu Pâle lampe du sanctuaire, Pourquoi dans l’ombre du saint lieuInaperçue et solitaireTe consumes-tu devant Dieu ? Ce n’est pas pour diriger l’aileDe la prière ou de l’amour,Pour éclairer, faible étincelle,L’oeil de Celui…

  • Le Chêne

    Le Chêne

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre deuxième Le Chêne Voilà ce chêne solitaire Dont le rocher s’est couronné, Parlez à ce tronc séculaire, Demandez comment il est né. Un gland tombe de l’arbre et roule sur la terre, L’aigle à la serre vide, en quittant les vallons, S’en…

  • À Elvire

    À Elvire

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) À Elvire Oui, l’Anio murmure encoreLe doux nom de Cynthie aux rochers de Tibur,Vaucluse a retenu le nom chéri de Laure,Et Ferrare au siècle futurMurmurera toujours celui d’Éléonore !Heureuse la beauté que le poète adore !Heureux le nom qu’il a chanté !Toi, qu’en secret son culte…

  • Le Génie

    Le Génie

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) Le Génie À M. de Bonald                   Impavidum ferient ruinae Ainsi, quand parmi les tempêtes,Au sommet brûlant du Sina,Jadis le plus grand des prophètesGravait les tables de Juda ;Pendant cet entretien sublime,Un nuage couvrait la cimeDu mont inaccessible aux yeux,Et, tremblant aux coups du tonnerre,Juda, couché…

  • Bénédiction de Dieu dans la solitude

    Bénédiction de Dieu dans la solitude

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre premier Bénédiction de Dieu dans la solitude D’où me vient, ô mon Dieu ! cette paix qui m’inonde ? D’où me vient cette foi dont mon coeur surabonde ? A moi qui tout à l’heure incertain, agité, Et sur les flots du…

  • L’Humanité

    L’Humanité

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre deuxième L’Humanité À de plus hauts degrés de l’échelle de l’être En traits plus éclatants Jehova va paraître, La nuit qui le voilait ici s’évanouit ! Voyez aux purs rayons de l’amour qui va naître La vierge qui s’épanouit ! Elle n’éblouit…

  • Le Soir

    Le Soir

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) Le Soir Le soir ramène le silence.Assis sur ces rochers déserts,Je suis dans le vague des airsLe char de la nuit qui s’avance. Vénus se lève à l’horizon ;À mes pieds l’étoile amoureuseDe sa lueur mystérieuseBlanchit les tapis de gazon. De ce hêtre au feuillage sombreJ’entends frissonner les…

  • Philosophie

    Philosophie

    {loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869)Recueil : Méditations poétiques (1820) Philosophie Au Marquis de L.M.F. Oh ! qui m’emportera vers les tièdes rivages,Où l’Arno couronné de ses pâles ombrages,Aux murs des Médicis en sa course arrêté,Réfléchit le palais par un sage habité,Et semble, au bruit flatteur de son onde plus lente,Murmurer les grands noms de Pétrarque…