Catégorie : Alfred de Musset
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Vision
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Poésies posthumes (1888) Vision Je vis d’abord sur moi des fantômes étrangesTraîner de longs habits ;Je ne sais si c’étaient des femmes ou des anges !Leurs manteaux m’inondaient avec leurs belles frangesDe nacre et de rubis. Comme on brise une armure au tranchant d’une lame,Comme un hardi marinBrise…
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Venise
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Premières poésies (1829) Venise Dans Venise la rouge,Pas un bateau qui bouge ;Pas un pêcheur dans l’eau,Pas un falot. Seul, assis à la grève,Le grand lion soulève,Sur l’horizon serein,Son pied d’airain. Autour de lui, par groupes,Navires et chaloupes,Pareils à des héronsCouchés en ronds, Dorment sur l’eau qui fume,Et…
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Un rêve
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Poésies complémentaires Un rêve Ballade La corde nue et maigre,Grelottant sous le froidBeffroi,Criait d’une voix aigreQu’on oublie au couventL’Avent. Moines autour d’un cierge,Le front sur le pavéLavé,Par décence, à la ViergeTenaient leurs gros péchésCachés ; Et moi, dans mon alcôve,Je ne songeais à rienDe bien ;La lune ronde…
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Tristesse
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857)Recueil : Poésies nouvelles (1850) Tristesse J’ai perdu ma force et ma vie,Et mes amis et ma gaieté ;J’ai perdu jusqu’à la fiertéQui faisait croire à mon génie. Quand j’ai connu la Vérité,J’ai cru que c’était une amie ;Quand je l’ai comprise et sentie,J’en étais déjà dégoûté. Et pourtant elle est…
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La nuit de mai
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Poésies Nouvelles (1850) La nuit de mai La muse Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;La fleur de l’églantier sent ses bourgeons éclore,Le printemps naît ce soir ; les vents vont s’embraser ;Et la bergeronnette, en attendant l’aurore,Aux premiers buissons verts commence à se poser.Poète,…
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J’ai dit à mon coeur
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Premières poésies (1829) J’ai dit à mon coeur Chanson J’ai dit à mon cœur, à mon faible cœur :N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ?Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,C’est perdre en désirs le temps du bonheur ? Il m’a répondu : Ce n’est point assez,Ce…