Catégorie : Poèmes sur la Tristesse
-

Poèmes de Souffrance et de Tristesse
Le désespoir est assis sur un banc – (Jacques Prévert – 1945) Tristesse d’été – (Stéphane Mallarmé – 1899) Ô mes morts tristement nombreux -(Paul Verlaine – 1888) Ô triste, triste était mon âme – (Paul Verlaine – 1874) Émigrants – (François Coppée – 1872) Le Désespoir de la vieille – (Charles Baudelaire – 1869)…
-

Tristesse (Alfred de Musset – 1850)
{loadnavigation} Alfred de Musset (1810-1857) Recueil : Poésies nouvelles (1850) Tristesse J’ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté ; J’ai perdu jusqu’à la fierté Qui faisait croire à mon génie. Quand j’ai connu la Vérité, J’ai cru que c’était une amie ; Quand je l’ai comprise et sentie,…
-

Ô triste, triste était mon âme … – (Paul Verlaine – 1874)
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896) Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées Ô triste, triste était mon âme … Ô triste, triste était mon âme À cause, à cause d’une femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s’en soit allé, Bien que mon coeur, bien que mon âme Eussent…
-

Ô mes morts tristement nombreux (Paul Verlaine – 1888)
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896) Recueil : Amour (1888) — Lucien Létinois Ô mes morts tristement nombreux Ô mes morts tristement nombreux Qui me faites un dôme ombreux De paix, de prière et d’exemple, Comme autrefois le Dieu vivant Daigna vouloir qu’un humble enfant Se sanctifiât dans le temple. Ô mes morts penchés sur mon cœur…
-

La Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1830)
{loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869) Recueil : Harmonies poétiques et religieuses (1830) – Livre quatrième La Tristesse L’âme triste est pareille Au doux ciel de la nuit, Quand l’astre qui sommeille De la voûte vermeille A fait tomber le bruit; Plus pure et plus sonore, On y voit sur ses pas Mille étoiles éclore,…
-

Tristesse – (Alphonse de Lamartine – 1823)
{loadnavigation} Alphonse de Lamartine (1790-1869) Recueil : Nouvelles méditations poétiques (1823) Tristesse Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage Où Naples réfléchit dans une mer d’azur Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage, Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. Que tardez-vous ? Partons ! Je veux revoir encore Le Vésuve enflammé sortant du…
-

Les Petites Vieilles – (Charles Baudelaire – 1857)
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Tableaux parisiens Les Petites Vieilles À Victor Hugo. I Dans les plis sinueux des vieilles capitales, Où tout, même l’horreur, tourne aux enchantements, Je guette, obéissant à mes humeurs fatales, Des êtres singuliers, décrépits et charmants. Ces monstres disloqués furent jadis…
-

Le Désespoir de la vieille – (Charles Baudelaire – 1869)
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Le Spleen de Paris (Posthume – 1869) Le Désespoir de la vieille La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et,…
-

Émigrants (François Coppée – 1872)
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908) Recueil : Les Humbles (1872) Émigrants Il fait nuit. – Et la voûte est ténébreuse où monte, Par la sonorité du bâtiment de fonte, Le jet de vapeur blanche au sifflement d’enfer, Hennissement affreux du lourd cheval de fer Qui vient à reculons et lui-même s’attelle, Avec un bruit strident…
-

L’Absence – (Antoine de Bertin – 1780)
{loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790) Recueil: Les Amours (1780) – Livre I L’Absence L’astre brillant des nuits a fini sa carrière. Je n’entends plus de chars ni de sourdes clameurs ; Le calme règne au loin dans la nature entière ; Tout dort ; le jaloux même a fermé sa paupière : Et moi,…
-

L’Absence – (Evariste de Parny – 1778)
{loadnavigation} Évariste de Parny (1753-1814) Recueil : Poésies érotiques (1778) L’Absence Huit jours sont écoulés, depuis que dans ces plaines Un devoir importun a retenu mes pas. Croyez à ma douleur, mais ne l’éprouvez pas. Puissiez-vous de l’Amour ne point sentir les peines ! Le bonheur m’environne en ce riant séjour. De mes jeunes…
-

La complainte du désespéré (Joachim du Bellay – 1560)
{loadnavigation} Joachim du Bellay (1522-1560) La complainte du désespéré Qui prêtera la parole À la douleur qui m’affole ? Qui donnera les accents À la plainte qui me guide : Et qui lâchera la bride À la fureur que je sens ? Qui baillera double force À mon âme, qui s’efforce De soupirer mes…
-

Tristesse d’été (Stéphane Mallarmé – 1899)
{loadnavigation} Stéphane Mallarmé (1842-1898) Tristesse d’été Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux ‘ Nous…
-

Complainte du loyal et malheureux amant – (Mellin de Saint-Gelais – 1540)
{loadnavigation} Mellin de Saint-Gelais (1491-1558) Complainte du loyal et malheureux amant à sa dame mal pitoyable (Pour dire au luth en chant italien) Hélas ! mon Dieu, y a-il en ce monde Mal ou ennuy dont on ayt congoissance, Qui soit égal à ma douleur profonde ? Hélas ! mon Dieu, si j’avois la…
-

Pensées de la reine de Navarre – (Marguerite de Navarre – 1547)
{loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549) Pensées de la reine de Navarre étant dans sa litière durant la maladie du roi Si la douleur de mon esprit Je pouvais montrer par parole Ou la déclarer par écrit, Oncques ne fut si triste rôle ; Car le mal qui plus fort m’affole Je le cache et…
-

Autres pensées faites un mois après la mort du roi (Marguerite de Navarre – 1547)
{loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549) Autres penséesfaites un mois après la mort du roi Las ! tant malheureuse je suis,Que mon malheur dire ne puis,Sinon qu’il est sans espérance :Désespoir est déjà à l’huisPour me jeter au fond du puitsOù n’a d’en saillir apparence. Tant de larmes jettent mes yeuxQu’ils ne voient terre ni cieux,Telle…
-

Pressé de désespoir, mes yeux flambants – (Agrippa d’Aubigné – 1600)
{loadnavigation} Agrippa d’Aubigné (1552-1630) Recueil: Stances Pressé de désespoir, mes yeux flambants Pressé de désespoir, mes yeux flambants je dresse À ma beauté cruelle, et baisant par trois fois Mon poignard nu, je l’offre aux mains de ma déesse, Et lâchant mes soupirs en ma tremblante voix, Ces mots coupés je presse : «…
-

Viens, mort, à mon secours viens … – (Jean-Antoine de Baïf – 1580)
{loadnavigation} Jean-Antoine de Baïf (1532-1589) Viens, mort, à mon secours viens … Viens, mort, à mon secours viens; Ô mort, secours, je t’en prie. – Je t’oy, je viens, que veux-tu ? – Ô mort, je suis tout en feu; J’attends de toi guérison. – Et qui t’a mis tout en feu ? –…
-

Des maux qu’un désespoir … – (Étienne Jodelle – 1570)
{loadnavigation} Étienne Jodelle (1532-1573) Recueil: Poésies Des maux qu’un désespoir … Des maux qu’un désespoir, ou qu’un espoir contraire, Coup sus coup dedans moi l’un de l’autre naissant, M’enflammant de désirs et de pleurs me glaçant, Par frissons, par brasiers continus m’ont pu faire ; Des maux que j’ai soufferts, pour voir maint adversaire…
-

Tristesse – (Sophie d’Arbouville – 1840)
{loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850) Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Tristesse Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n’ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir…