Auteur/autrice : Poesies2000
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Dieu invisible au philosophe
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : La légende des siècles (1883) Dieu invisible au philosophe Le philosophe allait sur son âne; prophète, Prunelle devant l’ombre horrible stupéfaite, Il allait, il pensait. Devin des nations, Il vendait aux païens des malédictions, Sans savoir si des mains dans les ténèbres blêmes S’ouvraient pour recevoir ces vagues anathèmes. Il…
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Première rencontre du Christ avec le tombeau
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : La légende des siècles (1883) Première rencontre du Christ avec le tombeau En ce temps-là, Jésus était dans la Judée; Il avait délivré la femme possédée, Rendu l’ouïe aux sourds et guéri les lépreux; Les prêtres l’épiaient et parlaient bas entre eux. Comme il s’en retournait vers la ville bénie,…
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Soirée en mer
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les voix intérieures (1837) Soirée en mer Près du pêcheur qui ruisselle,Quand tous deux, au jour baissant,Nous errons dans la nacelle,Laissant chanter l’homme frêleEt gémir le flot puissant; Sous l’abri que font les voiles Lorsque nous nous asseyons,Dans cette ombre où tu te voilesQuand ton regard aux étoiles Semble cueillir…
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Après une Lecture de Dante
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les voix intérieures (1837) Après une Lecture de Dante Quand le poète peint l’enfer, il peint sa vie:Sa vie, ombre qui fuit de spectres poursuivie;Forêt mystérieuse où ses pas effrayésS’égarent à tâtons hors des chemins frayés;Noir voyage obstrué de rencontres difformes;Spirale aux bords douteux, aux profondeurs énormes,Dont les cercles hideux…
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La Conscience (Victor Hugo – 1859)
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : La légende des siècles (1883) La Conscience Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes, Échevelé, livide au milieu des tempêtes, Caïn se fut enfui de devant Jéhovah, Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva Au bas d’une montagne en une grande plaine; Sa femme fatiguée et ses…
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Demain, dès l’aube
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les contemplations (1856) Demain, dès l’aube Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,Sans rien voir au dehors,…
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Demain, dès l’aube (Victor Hugo – 1856)
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les contemplations (1856) Demain, dès l’aube Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,…
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Dieu qui sourit et qui donne
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les rayons et les ombres (1840) Dieu qui sourit et qui donne Dieu qui sourit et qui donneEt qui vient vers qui l’attend,Pourvu que vous soyez bonne,Sera content. Le monde où tout étincelle,Mais où rien n’est enflammé,Pourvu que vous soyez belle,Sera charmé. Mon cœur, dans l’ombre amoureuseOù l’enivre deux beaux…
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Fulgur
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les quatre vents de l’esprit (1881) Fulgur L’océan me disait : Ô poète, homme juste,J’ai parfois comme toi cette surprise augusteQu’il me descend des cieux une immense rougeur ;Et je suis traversé tout à coup, ô songeur,Par la foudre sublime, irritée et haïeComme toi par l’esprit sinistre d’Isaïe ;Les éclairs…
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Lorsque l’enfant paraît
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les feuilles d’automne (1831) Lorsque l’enfant paraît Lorsque l’enfant paraît, le cercle de familleApplaudit à grands cris.Son doux regard qui brilleFait briller tous les yeux,Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que…
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Ô mes lettres d’amour
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les feuilles d’automne (1831) Ô mes lettres d’amour Ô mes lettres d’amour, de vertu, de jeunesse,C’est donc vous ! Je m’enivre encore à votre ivresse ;Je vous lis à genoux.Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !Laissez-moi me cacher, moi, l’heureux et le sage,Pour pleurer avec vous !…
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Rosa fâchée
{loadnavigation} Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les chansons des rues et des bois (1865) Rosa fâchée Une querelle. Pourquoi ?Mon Dieu, parce qu’on s’adore.À peine s’est-on dit ToiQue Vous se hâte d’éclore. Le coeur tire sur son noeud ;L’azur fuit ; l’âme est diverse.L’amour est un ciel, qui pleutSur les amoureux à verse. De même, quand,…
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Conseil Falot
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Conseil Falot À Raoul Ponchon. Brûle aux yeux des femmesEt garde ton coeur,Mais crains la langueurDes épithalames. Bois pour oublier !L’eau-de-vie est uneQui porte la luneDans son tablier. L’injure des hommes,Qu’est-ce que ça fait ?Va, notre coeur saitSeul ce…
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Le poète et la muse
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Le poète et la muse La chambre, as-tu gardé leurs spectres ridicules,O pleine de jour sale et de bruits d’araignées ?La chambre, as-tu gardé leurs formes désignéesPar ces crasses au mur et par quelles virgules ? Ah fi! Pourtant,…
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L’aube à l’envers
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs L’aube à l’envers À Louis Dumoulin. Le Point-du-Jour avec Paris au large,Des chants, des tirs, les femmes qu’on « rêvait »,La Seine claire et la foule qui faitSur ce poème un vague essai de charge. On danse aussi, car tout est…
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Un pouacre
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Un pouacre À Jean Moréas. Avec les yeux d’une tête de mortQue la lune encore décharneTout mon passé, disons tout mon remordRicane à travers ma lucarne. Avec la voix d’un vieillard très cassé,Comme l’on n’en voit qu’au théâtre,Tout mon…
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Madrigal
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Jadis – À la manière de plusieurs Madrigal Tu m’as, ces pâles jours d’automne blanc, fait malA cause de tes yeux où fleurit l’animal,Et tu me rongerais, en princesse Souris,Du bout fin de la quenotte de ton souris,Fille auguste qui fis flamboyer ma douleurAvec l’huile rancie…
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Prologue: Ce sont choses crépusculaires
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Naguère Prologue Ce sont choses crépusculaires,Des visions de fin de nuit.O Vérité, tu les éclairesSeulement d’une aube qui luit Si pâle dans l’ombre abhorréeQu’on doute encore par instantsSi c’est la lune qui les créeSous l’horreur des rameaux flottants, Ou si ces fantômes morosesVont tout à…
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Crimen Amoris
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Naguère Crimen Amoris À Villiers de l’Isle Adam. Dans un palais, soie et or, dans Ecbatane,De beaux démons, des satans adolescents,Au son d’une musique mahométaneFont litière aux Sept Péchés de leurs cinq sens. C’est la fête aux Sept Péchés: ô qu’elle est belle !Tous les…
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La grâce
{loadnavigation} Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Jadis et Naguère (1884) — Naguère La grâce À Armand Silvestre. Un cachot. Une femme à genoux, en prière.Une tête de mort est gisante par terre,Et parle, d’un ton aigre et douloureux aussi.D’une lampe au plafond tombe un rayon transi. « Dame Reine… – Encor toi, Satan ! – Madame Reine…–…