Auteur/autrice : Poesies2000

  • L’école. Des murs blancs …

    L’école. Des murs blancs …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) L’école. Des murs blancs …   L’école. Des murs blancs, des gradins noirs, et puisUn christ en bois orné de deux rameaux de buis.La sœur de charité, rose sous sa cornette,Fait la classe, tenant sous son regard honnêteVingt fillettes du peuple en simple bonnet rond.La bonne…

  • En province, l’été …

    En province, l’été …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) En province, l’été …   En province, l’été. Le salon Louis SeizeS’ouvre sur un jardin correct, à la française :Des ormeaux ébranchés, deux cygnes, un bassin ;Une petite fille, assise au clavecin,Joue, en frappant très clair les touches un peu dures,Un andante d’Haydn plein d’appogiatures.Et le…

  • Depuis que son garçon est parti pour la guerre …

    Depuis que son garçon est parti pour la guerre …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Depuis que son garçon est parti pour la guerre …   Depuis que son garçon est parti pour la guerre,La veuve met les deux couverts comme naguère,Sert la soupe, remplit un grand verre de vin,Puis, sur le seuil, attend qu’un envoyé divin,Un pauvre, passe là pour…

  • N’est-ce pas ? ce serait un bonheur …

    N’est-ce pas ? ce serait un bonheur …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) N’est-ce pas ? ce serait un bonheur …   N’est-ce pas ? ce serait un bonheur peu vulgaireD’être, non pas curé, mais seulement vicaireDans un vieil évêché de province, très loin,Et d’avoir tout au fond de la nef, dans un coin,Un confessionnal recherché des dévotes.On recevrait…

  • Il a neigé la veille …

    Il a neigé la veille …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Il a neigé la veille …   Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.Le toit, les ornements de fer et la margelleDu puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.Le grésil…

  • De la rue on entend …

    De la rue on entend …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) De la rue on entend …   De la rue on entend sa plaintive chanson.Pâle et rousse, le teint plein de taches de son,Elle coud, de profil, assise à sa fenêtre.Très sage et sachant bien qu’elle est laide peut-être,Elle a son dé d’argent pour unique bijou.Sa…

  • Dans ces bals qu’en hiver …

    Dans ces bals qu’en hiver …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Dans ces bals qu’en hiver …   Dans ces bals qu’en hiver les mères de familleDonnent à des bourgeois pour marier leur fille,En faisant circuler assez souvent, pas trop,Les petits-fours avec les verres de sirop,Presque toujours la plus jolie et la mieux mise,Celle qui plaît et…

  • Comme à cinq ans …

    Comme à cinq ans …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Comme à cinq ans …   Comme à cinq ans on est une grande personne,On lui disait parfois : « Prends ton frère, mignonne, »Et, fière, elle portait dans ses bras le bébé,Quels soins alors ! L’enfant n’était jamais tombé.Très grave, elle jouait à la petite…

  • Je rêve, tant Paris …

    Je rêve, tant Paris …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Je rêve, tant Paris …   Je rêve, tant Paris m’est parfois un enfer,D’une ville très calme et sans chemin de fer,Où, chez le sous-préfet, en vieux garçon affable,Je lirais, au dessert, mon épître ou ma fable.On se dirait tout bas, comme un mignon péché,Un quatrain…

  • Vous êtes dans le vrai …

    Vous êtes dans le vrai …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Vous êtes dans le vrai …   Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !Pour voir des boutons d’or et des coquelicots,Vous partez, le dimanche, et remplissez les garesDe femmes, de chansons, de joie et de cigares,Et, pour être charmants et faire votre cour,Vous savez imiter…

  • Assis, les pieds pendants …

    Assis, les pieds pendants …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Assis, les pieds pendants …   Assis, les pieds pendants, sous l’arche du vieux pont,Et sourd aux bruits lointains à qui l’écho répond,Le pêcheur suit des yeux le petit flotteur rouge.L’eau du fleuve pétille au soleil. Rien ne bouge.Le liège soudain fait un plongeon trompeur,La ligne…

  • Malgré ses soixante ans …

    Malgré ses soixante ans …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Malgré ses soixante ans …   Malgré ses soixante ans, le joyeux invalideSur sa jambe de bois est encore solide.Quand il touche l’argent de sa croix, un beau soir,Il s’en va, son repas serré dans un mouchoir,Et, vers le Champ de Mars, entraîne à la barrière,Un…

  • Sur un trottoir désert …

    Sur un trottoir désert …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Sur un trottoir désert …   Sur un trottoir désert du faubourg Saint-Germain,Près d’un discret abbé qui lui donne la main,Le marquis de douze ans vient de la messe basse :En noir, en grand col blanc, timide et fier, il passe,Mais chétif et pâli par un…

  • Elle sait que l’attente …

    Elle sait que l’attente …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Elle sait que l’attente …   Elle sait que l’attente est un cruel supplice,Qu’il doit souffrir déjà, qu’il faut qu’elle accomplisseLe serment qu’elle a fait d’être là, vers midi.Mais, parmi les parfums du boudoir attiédi,Elle s’est attardée à finir sa toilette.Et devant le miroir charmé qui…

  • De même que Rousseau …

    De même que Rousseau …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) De même que Rousseau …   De même que Rousseau jadis fondait en pleursÀ ces seuls mots : « Voilà de la pervenche en fleurs, »Je sais tout le plaisir qu’un souvenir peut faire.Un rien, l’heure qu’il est, l’état de l’atmosphère,Un battement de cœur, un parfum…

  • Le printemps est charmant …

    Le printemps est charmant …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) Le printemps est charmant …   Le printemps est charmant dans le jardin des Plantes.Les cris des animaux, les odeurs violentesDes arbres et des fleurs exotiques dans l’air,Cette création, sous un ciel pur et clair,Tout cela fait penser au paradis terrestre ;Et tout en écoutant, sous…

  • En plein soleil …

    En plein soleil …

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Promenades et Intérieurs (1872) En plein soleil …   En plein soleil, le long du chemin de halage,Quatre percherons blancs, vigoureux attelage,Tirent péniblement, en butant du sabot,Le lourd bateau qui fend l’onde de l’étambot ;Près d’eux, un charretier marche dans la poussière.La main au gouvernail, sur le pont, à l’arrière,N’écoutant…

  • La Nourrice – I

    La Nourrice – I

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Les Humbles (1872) La Nourrice – I   I Elle était orpheline et servait dans les fermes. Saint-Martin et Saint-Jean d’été sont les deux termes Où les gros métayers, au chef-lieu de canton, Disputant et frappant à terre du bâton,Viennent, pour la saison, louer des domestiques. A peine arrivait-elle en…

  • La Nourrice – II

    La Nourrice – II

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Les Humbles (1872) La Nourrice – II   II Oh ! dans le noir wagon l’horrible nuit passée ! Sur le dur banc de bois, dans un coin affaissée, Comme elle médita sur son sort anormal !Ses pauvres seins gonflés de lait lui faisaient mal. Et là-bas, son enfant, éveillé…

  • La Nourrice – III

    La Nourrice – III

    {loadnavigation} François Coppée (1842-1908)Recueil : Les Humbles (1872) La Nourrice – III   III Or la nourrice, ayant sans cesse l’embarras De l’enfant qui criait faiblement dans ses bras Et lui mordait le sein de ses lèvres avides, Errait seule parmi les appartements vides, Et, rustique au milieu du luxe des salons,Comptait les jours d’exil…