Auteur/autrice : Poesies2000

  • En chemin

    En chemin

    {loadnavigation} Léon Dierx (1838-1912)Recueil : Poèmes et poésies (1861) En chemin   Les dieux sont muets, et la vie est triste.Pour nous mordre au coeur, les crocs hérissés,Un noir lévrier nous suit à la piste.Sur les fronts pâlis, sous les yeux baissés,Dans les carrefours que la foule obstrue,Parmi les chansons, les bruits de la rue,Dans…

  • Amour de jeune fille – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    Amour de jeune fille – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)  Recueil : Poésies et nouvelles (1840)  Amour de jeune fille    Ma mère, quel beau jour ! tout brille, tout rayonne. Dans les airs, l’oiseau chante et l’insecte bourdonne ; Les ruisseaux argentés roulent sur les cailloux, Les fleurs donnent au ciel leur parfum le plus doux. Le lis s’est entr’ouvert…

  • Le premier amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    Le premier amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Romances (1830)  Le premier amour    Vous souvient-il de cette jeune amie, Au regard tendre, au maintien sage et doux ? À peine, hélas ! au printemps de sa vie, Son cœur sentit qu’il était fait pour vous. Point de serment, point de vaine promesse : Si jeune encore,…

  • L’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    L’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Romances (1830)  L’amour   Vous demandez si l’amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d’existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l’amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs :…

  • À l’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    À l’amour – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Élégies (1830)  À l’amour    Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton…

  • L’Amour de l’Amour – (Germain Nouveau – 1881)

    L’Amour de l’Amour – (Germain Nouveau – 1881)

    {loadnavigation} Germain Nouveau (1851-1920)  Recueil : La Doctrine De L’Amour (1881) L’Amour de l’Amour     I  Aimez bien vos amours ; aimez l’amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C’est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos…

  • L’erreur

    L’erreur

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’erreur   Ma sœur, écoute-moi ! je vais t’ouvrir mon cœur…Mais détourne un instant ton regard scrutateur ;Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère !Tu promis de m’aimer à notre vieille mère.Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour :Étends aussi sur…

  • Une croix sur le bord d’un chemin

    Une croix sur le bord d’un chemin

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Une croix sur le bord d’un chemin   Sur le bord du chemin, que j’aime à voir l’oiseau,Fuyant le nid léger que balance l’ormeau,Prendre le grain qu’il porte à sa couvée éclose,Les premiers jours de mai, quand s’entr’ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que…

  • Pétition d’une fleur

    Pétition d’une fleur

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Pétition d’une fleur   À une dame châtelaine(Pour la construction d’une serre) Pauvre fleur, qu’un rayon du soleil fit éclore,Pauvre fleur, dont les jours n’ont qu’une courte aurore,Il me faut, au printemps, le soleil du bon Dieu,Et quand l’hiver arrive, un asile et du feu.On m’a…

  • L’étoile qui file

    L’étoile qui file

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’étoile qui file   Petite étoile, au sein des vastes cieux,Toi que suivaient et mon cœur et mes yeux,Toi dont j’aimais la lumière timide,Où t’en vas-tu dans ta course rapide ?Ah ! j’espérais que, dans ce ciel d’azur,Du moins pour toi le repos était sûr.Pourquoi t’enfuir,…

  • Au Mont Rosa

    Au Mont Rosa

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Au Mont Rosa   Froide et blanche Montagne où la neige étincelle, Posant sur ton sommet sa couronne éternelle, Ô Reine dont le front disparaît dans les cieux, Pourquoi dérobes-tu ta splendeur à nos yeux ? Le ciel jaloux étend un voile sur ta cime …Mais…

  • Je me tais et je pleure

    Je me tais et je pleure

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Je me tais et je pleure   À Madame *** qui demandait des vers pour son album Les vers n’arrivent pas au gré de mon désir,L’heure du feu sacré ne saurait se choisir.Dites-vous au bouton qu’il devienne une rose,À l’oiseau dans son nid que sa couvée…

  • La grand-mère

    La grand-mère

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) La grand-mère   Romance Dansez, fillettes du village,Chantez vos doux refrains d’amour :Trop vite, hélas ! un ciel d’orageVient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelleEt mes plaisirs et mes succès ;Comme vous, j’étais jeune et belle,Et, comme vous, je le savais.Soudain…

  • L’enfant qui priait

    L’enfant qui priait

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) L’enfant qui priait   Eh quoi ! prier déjà…. tu bégayes encore ;De la vie, ici-bas, tu n’as vu que l’aurore ;Pour loi, le beau printemps n’est venu que deux fois ;À peine connaît-on le doux son de ta voix.Et cependant, docile aux leçons d’une mère,Tu…

  • Séparation

    Séparation

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Séparation   I. Le ciel est calme et pur, la terre lui ressemble ;Elle offre avec orgueil au soleil radieuxL’essaim tourbillonnant de ses enfants heureux.Dans les parvis sacrés, la foule se rassemble.Ô vous…. qui vous aimez et qui restez ensemble !Vous qui pouvez encor prier en…

  • Une voix du ciel

    Une voix du ciel

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Une voix du ciel   Je suis l’astre des nuits. Je brille, pâle et blanche,Sur la feuille qui tremble au sommet d’une branche,Sur le ruisseau qui dort, sur les lacs, bien plus beauxQuand mes voiles d’argent s’étendent sur leurs eaux.Mes rayons vont chercher les fleurs que…

  • Un jour d’absence

    Un jour d’absence

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)Recueil : Poésies et nouvelles (1840) Un jour d’absence   Quand l’horloge a sonné le moment du départ,Aucune larme, ami, n’a voilé ton regard !Tu m’as pressé la main… j’ai cru voir un sourireSe mêler à l’adieu que tu venais me dire ;Car pour ton cœur, tranquille en pensant au retour,Ce n’était…

  • Tristesse – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    Tristesse – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)  Recueil : Poésies et nouvelles (1840)  Tristesse    Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n’ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir…

  • La fiancée du marin (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    La fiancée du marin (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)

    {loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)  Recueil : Romances (1830)  La fiancée du marin    Tristesse amère Ne peut crier : Pourtant, ma mère, Je veux prier. Là-haut peut-être On m’entendra ; Qui m’a fait naître Me soutiendra. James qui m’aime Va me quitter ; Cette nuit même Doit l’emporter. Le temps est sombre, Et sur les…

  • Un jour d’absence – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    Un jour d’absence – (Sophie d’Arbouville – 1840)

    {loadnavigation} Sophie d’Arbouville (1810-1850)  Recueil : Poésies et nouvelles (1840)  Un jour d’absence    Quand l’horloge a sonné le moment du départ, Aucune larme, ami, n’a voilé ton regard ! Tu m’as pressé la main… j’ai cru voir un sourire Se mêler à l’adieu que tu venais me dire ; Car pour ton cœur, tranquille…