Auteur/autrice : Poesies2000
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Le Désespoir de la vieille – (Charles Baudelaire – 1869)
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Le Spleen de Paris (Posthume – 1869) Le Désespoir de la vieille La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et,…
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L’Amour Maternel – (Marie-Françoise Balard – 1810)
{loadnavigation} Marie-Françoise Balard (1776-1822)Recueil : L’Amour Maternel (1810) – Poëme En Quatre Chants L’Amour Maternel – Chant Premier Tendresse maternelle, ô toi dont la douceurSeule a réalisé mes rêves de bonheur !Toi qui charmes mes jours, toi qui remplis mon âme,Anime mes écrits d’un rayon de ta flamme ?Je n’invoquerai point les secours généreuxDe…
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Émigrants (François Coppée – 1872)
{loadnavigation} François Coppée (1842-1908) Recueil : Les Humbles (1872) Émigrants Il fait nuit. – Et la voûte est ténébreuse où monte, Par la sonorité du bâtiment de fonte, Le jet de vapeur blanche au sifflement d’enfer, Hennissement affreux du lourd cheval de fer Qui vient à reculons et lui-même s’attelle, Avec un bruit strident…
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L’Absence – (Antoine de Bertin – 1780)
{loadnavigation} Antoine de Bertin (1752-1790) Recueil: Les Amours (1780) – Livre I L’Absence L’astre brillant des nuits a fini sa carrière. Je n’entends plus de chars ni de sourdes clameurs ; Le calme règne au loin dans la nature entière ; Tout dort ; le jaloux même a fermé sa paupière : Et moi,…
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Tristesse d’été
{loadnavigation} Stéphane Mallarmé (1842-1898) Tristesse d’été Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie,En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureuxEt, consumant l’encens sur ta joue ennemie,Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc flamboiement l’immuable accalmieT’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux‘ Nous ne serons jamais une seule momieSous…
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Tristesse d’été (Stéphane Mallarmé – 1899)
{loadnavigation} Stéphane Mallarmé (1842-1898) Tristesse d’été Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux ‘ Nous…
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L’Absence – (Evariste de Parny – 1778)
{loadnavigation} Évariste de Parny (1753-1814) Recueil : Poésies érotiques (1778) L’Absence Huit jours sont écoulés, depuis que dans ces plaines Un devoir importun a retenu mes pas. Croyez à ma douleur, mais ne l’éprouvez pas. Puissiez-vous de l’Amour ne point sentir les peines ! Le bonheur m’environne en ce riant séjour. De mes jeunes…
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La complainte du désespéré (Joachim du Bellay – 1560)
{loadnavigation} Joachim du Bellay (1522-1560) La complainte du désespéré Qui prêtera la parole À la douleur qui m’affole ? Qui donnera les accents À la plainte qui me guide : Et qui lâchera la bride À la fureur que je sens ? Qui baillera double force À mon âme, qui s’efforce De soupirer mes…
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Complainte du loyal et malheureux amant – (Mellin de Saint-Gelais – 1540)
{loadnavigation} Mellin de Saint-Gelais (1491-1558) Complainte du loyal et malheureux amant à sa dame mal pitoyable (Pour dire au luth en chant italien) Hélas ! mon Dieu, y a-il en ce monde Mal ou ennuy dont on ayt congoissance, Qui soit égal à ma douleur profonde ? Hélas ! mon Dieu, si j’avois la…
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Pensées de la reine de Navarre – (Marguerite de Navarre – 1547)
{loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549) Pensées de la reine de Navarre étant dans sa litière durant la maladie du roi Si la douleur de mon esprit Je pouvais montrer par parole Ou la déclarer par écrit, Oncques ne fut si triste rôle ; Car le mal qui plus fort m’affole Je le cache et…
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Autres pensées faites un mois après la mort du roi (Marguerite de Navarre – 1547)
{loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549) Autres penséesfaites un mois après la mort du roi Las ! tant malheureuse je suis,Que mon malheur dire ne puis,Sinon qu’il est sans espérance :Désespoir est déjà à l’huisPour me jeter au fond du puitsOù n’a d’en saillir apparence. Tant de larmes jettent mes yeuxQu’ils ne voient terre ni cieux,Telle…
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Pressé de désespoir, mes yeux flambants – (Agrippa d’Aubigné – 1600)
{loadnavigation} Agrippa d’Aubigné (1552-1630) Recueil: Stances Pressé de désespoir, mes yeux flambants Pressé de désespoir, mes yeux flambants je dresse À ma beauté cruelle, et baisant par trois fois Mon poignard nu, je l’offre aux mains de ma déesse, Et lâchant mes soupirs en ma tremblante voix, Ces mots coupés je presse : «…
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Viens, mort, à mon secours viens … – (Jean-Antoine de Baïf – 1580)
{loadnavigation} Jean-Antoine de Baïf (1532-1589) Viens, mort, à mon secours viens … Viens, mort, à mon secours viens; Ô mort, secours, je t’en prie. – Je t’oy, je viens, que veux-tu ? – Ô mort, je suis tout en feu; J’attends de toi guérison. – Et qui t’a mis tout en feu ? –…
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La complainte du désespéré
{loadnavigation} Joachim du Bellay (1522-1560) La complainte du désespéré Qui prêtera la paroleA la douleur qui m’affole ?Qui donnera les accentsA la plainte qui me guide :Et qui lâchera la brideA la fureur que je sens ? Qui baillera double forceA mon âme, qui s’efforceDe soupirer mes douleurs ?Et qui fera sur ma faceD’une larmoyante…
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Autres pensées faites un mois après la mort du roi
{loadnavigation} Marguerite de Navarre (1492-1549) Autres penséesfaites un mois après la mort du roi Las ! tant malheureuse je suis,Que mon malheur dire ne puis,Sinon qu’il est sans espérance :Désespoir est déjà à l’huisPour me jeter au fond du puitsOù n’a d’en saillir apparence. Tant de larmes jettent mes yeuxQu’ils ne voient terre ni cieux,Telle…
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Voyelles – (Arthur Rimbaud – 1871)
{loadnavigation} Arthur Rimbaud (1854-1891) Recueil : Poésies (1870-1871) Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes, Lances des…
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Les roses de Saadi
{loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)Recueil : Poésies inédites Les roses de Saadi J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closesQue les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envoléesDans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.Elles ont suivi…
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Les roses de Saadi – (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)
{loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Recueil : Poésies inédites Les roses de Saadi J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s’en sont…
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Qu’en avez-vous fait ? (Marceline Desbordes-Valmore – 1830)
{loadnavigation} Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Recueil : Élégies (1830) Qu’en avez-vous fait ? Vous aviez mon coeur, Moi, j’avais le vôtre: Un coeur pour un coeur; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n’en ai plus d’autre, Le vôtre est rendu, Le mien est perdu ! La feuille et la fleur Et le…
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L’Albatros – (Charles Baudelaire – 1857)
{loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal (Suite) L’Albatros Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. À peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois…