Auteur/autrice : Poesies2000

  • Tout entière

    Tout entière

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Tout entière Le Démon, dans ma chambre haute,Ce matin est venu me voir,Et, tâchant à me prendre en faute,Me dit : « Je voudrais bien savoir, Parmi toutes les belles chosesDont est fait son enchantement,Parmi les objets noirs ou rosesQui composent…

  • Je ne sais pourquoi …

    Je ne sais pourquoi …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Je ne sais pourquoi … Je ne sais pourquoiMon esprit amerD’une aile inquiète et folle, vole sur la mer,Tout ce qui m’est cher,D’une aile d’effroiMon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ? Mouette à l’essor mélancolique.Elle suit la vague, ma pensée,A tous…

  • Que diras-tu ce soir

    Que diras-tu ce soir

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Que diras-tu ce soir Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire,Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri,À la très belle, à la très bonne, à la très chère,Dont le regard divin t’a soudain refleuri ? — Nous mettrons notre orgueil à…

  • Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    Parfums, couleurs, systèmes, lois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Parfums, couleurs, systèmes, lois … Parfums, couleurs, systèmes, lois !Les mots ont peur comme des poules.La chair sanglote sur la croix. Pied, c’est du rêve que tu foules,Et partout ricane la voix,La voix tentatrice des foules. Cieux bruns où nagent nos desseins,Fleurs qui n’êtes pas…

  • Le Flambeau vivant

    Le Flambeau vivant

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Le Flambeau vivant Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières,Qu’un Ange très savant a sans doute aimantés ;Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères,Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés. Me sauvant de tout piège et de…

  • Le son du cor s’afflige vers les bois …

    Le son du cor s’afflige vers les bois …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Le son du cor s’afflige vers les bois … Le son du cor s’afflige vers les boisD’une douleur on veut croire orphelineQui vient mourir au bas de la collineParmi la bise errant en courts abois. L’âme du loup pleure dans cette voixQui monte avec le…

  • À Celle qui est trop gaie

    À Celle qui est trop gaie

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal À Celle qui est trop gaie Ta tête, ton geste, ton airSont beaux comme un beau paysage ;Le rire joue en ton visageComme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôlesEst ébloui par la santéQui jaillit…

  • Il pleure dans mon coeur …  (Paul Verlaine – 1874)

    Il pleure dans mon coeur … (Paul Verlaine – 1874)

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)  Recueil : Romances sans paroles (1874) — Ariettes oubliées  Il pleure dans mon coeur …   Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un…

  • La tristesse, la langueur du corps humain …

    La tristesse, la langueur du corps humain …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La tristesse, la langueur du corps humain … La tristesse, la langueur du corps humainM’attendrissent, me fléchissent, m’apitoient,Ah ! surtout quand des sommeils noirs le foudroient,Quand des draps zèbrent la peau, foulent la main ! Et que mièvre dans la fièvre du demain,Tiède encor du…

  • Réversibilité

    Réversibilité

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Réversibilité Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse,La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,Et les vagues terreurs de ces affreuses nuitsQui compriment le cœur comme un papier qu’on froisse ?Ange plein de gaieté, connaissez-vous l’angoisse ? Ange plein de bonté, connaissez-vous…

  • La bise se rue à travers …

    La bise se rue à travers …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La bise se rue à travers … La bise se rue à traversLes buissons tout noirs et tout verts,Glaçant la neige éparpillée,Dans la campagne ensoleillée.L’odeur est aigre près des bois,L’horizon chante avec des voix,Les coqs des clochers des villagesLuisent crûment sur les nuages.C’est délicieux de…

  • Confession

    Confession

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Confession Une fois, une seule, aimable et douce femme,À mon bras votre bras poliS’appuya (sur le fond ténébreux de mon âmeCe souvenir n’est point pâli) ; Il était tard ; ainsi qu’une médaille neuveLa pleine lune s’étalait,Et la solennité de la…

  • Vous voilà, … pauvres bonnes pensées …

    Vous voilà, … pauvres bonnes pensées …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III Vous voilà, … pauvres bonnes pensées … Vous voilà, vous voilà, pauvres bonnes pensées !L’espoir qu’il faut, regret des grâces dépensées,Douceur de coeur avec sévérité d’esprit,Et cette vigilance, et le calme prescrit,Et toutes ! – Mais encor lentes, bien éveillées,Bien d’aplomb, mais encor timides, débrouilléesÀ…

  • L’Aube spirituelle

    L’Aube spirituelle

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal L’Aube spirituelle Quand chez les débauchés l’aube blanche et vermeilleEntre en société de l’Idéal rongeur,Par l’opération d’un mystère vengeurDans la brute assoupie un ange se réveille. Des Cieux Spirituels l’inaccessible azur,Pour l’homme terrassé qui rêve encore et souffre,S’ouvre et s’enfonce avec…

  • L’échelonnement des haies …

    L’échelonnement des haies …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III L’échelonnement des haies … L’échelonnement des haiesMoutonne à l’infini, merClaire dans le brouillard clairQui sent bon les jeunes baies. Des arbres et des moulinsSont légers sur le vert tendreOù vient s’ébattre et s’étendreL’agilité des poulains. Dans ce vague d’un DimancheVoici se jouer aussiDe grandes brebis…

  • Harmonie du Soir

    Harmonie du Soir

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Harmonie du Soir Voici venir les temps où vibrant sur sa tigeChaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;Le violon…

  • L’immensité de l’humanité …

    L’immensité de l’humanité …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III L’immensité de l’humanité … L’immensité de l’humanité,Le Temps passé vivace et bon père,Une entreprise à jamais prospère:Quelle puissante et calme cité ! Il semble ici qu’on vit dans l’histoire.Tout est plus fort que l’homme d’un jour.De lourds rideaux d’atmosphère noireFont richement la nuit alentour. Ô…

  • Le Flacon

    Le Flacon

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Le Flacon Il est de forts parfums pour qui toute matièreEst poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.En ouvrant un coffret venu de l’OrientDont la serrure grince et rechigne en criant, Ou dans une maison déserte quelque armoirePleine de l’âcre odeur…

  • La mer est plus belle …

    La mer est plus belle …

    {loadnavigation}  Paul Verlaine (1844-1896)Recueil : Sagesse (1880) — Partie III La mer est plus belle … La mer est plus belleQue les cathédrales,Nourrice fidèle,Berceuse de râles,La mer sur qui prieLa Vierge Marie ! Elle a tous les donsTerribles et doux.J’entends ses pardonsGronder ses courroux.Cette immensitéN’a rien d’entêté. Oh! si patiente,Même quand méchante !Un souffle ami…

  • Le Poison

    Le Poison

    {loadnavigation} Charles Baudelaire (1821-1866) Recueil : Les Fleurs du Mal (1857) — Spleen et Idéal Le Poison Le vin sait revêtir le plus sordide bougeD’un luxe miraculeux,Et fait surgir plus d’un portique fabuleuxDans l’or de sa vapeur rouge,Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux. L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,Allonge l’illimité,Approfondit le temps,…