|
A CHROMIUS, ETNEEN, VAINQUEUR A LA COURSE DES CHARS Strophe 1. — Quittons Apollon (162) et Sicyone (163), ô Muses, pour les nouveaux murs d’Etna (164), où les portes cèdent à l’af-fluence des étrangers; allons en pompe jusqu’à l’heureux palais de Str. 2. — C’est un adage parmi les hommes, qu’il ne faut pas ensevelir une belle action dans la poudre du silence. Or, à l’éloge sied la voix divine des vers. Courage doncl animons la lyre sOnore, animons la flûte à Str. 3. — Et moi, en rappelant ces jeux, j’ornerai d’un insigne honneur le héros qui régnait alors sur ces rives, et qui, par des fêtes nouvelles, par les luttes des vigoureux athlètes et des chars brillants, rehaussa Str. 4. — Lorsque pour gage inviolable ils eurent donné comme femme au fils d’Œclée (173), Ériphyle, fléau d’un époux, ils furent les plus puissants des Danaens (174) aux blonds cheveux. Et le jour vint, Str. 6. — Elle courut (175) donc, cette armée, à un désastre évident avec ses armes d’airain et l’appareil de ses chars. Sur les bords de l’Ismène (176), privés d’un doux retour, ils engraissèrent Str. 7. — Puissant Jupiter, et donne à ce peuple les gloires civiles. Là vivent des mortels, amis des coursiers, des âmes supérieures aux richesses. Parole étrange, car le gain dérobe en secret l’honneur Str. 8. — Que, dans la guerre, le dieu de l’honneur excitait son âme belliqueuse à repousser le fléau d’Ényalius (178). Mais peu d’hommes peuvent savoir comment le bras et le cœur refoulent dans les rangs ennemis Str. 9. — Dans l’endroit appelé par les hommes le gué d’Aréa (180), que radieuse elle.a paru au jeune fils d’Agési-dame. En d’autres journées encore, je le dirai, il (181) s’est illustré, et sur la Str. 10. — Car s’il joint à de grandes richesses une gloire insigne, il est parvenu au plus haut faite que les pieds d’un mortel puissent atteindre. Les festins aiment la paix ; l’hymne suave donne à la victoire un relief qui Str. 11. — Distribuez dans les coupes d’argent le fils impétueux de la vigne; ces coupes que les cavales victorieuses de Chromius rapportèrent de Sicyone la sainte, avec les guirlandes du fils de Latone, tressées par la
(162) Apollon présidait à Sicyone, aux jeux qui avaient lieu en son honneur. (163) Cette ode, classée à tort parmi les Néméennes, célèbre une victoire remportée aux jeux pjthiques de Sicyone. (164) En Sicile.. (165) La fête commence. (166) Chromius. (167) Latone (168) Latone et Diane. (169) Delphes. (170) Rivière de Sicyonie. (171) illisible (172) Père d’Adraste (173) illisible (174) Fils de Danaüs. (175) Vers 1226 avant J. C. (176) Rivière de Thèbes. (177) Souvent les Carthaginois ont porté la guerre en Sicile; il étaient originaires de Phénicie. (178) Mars. (179) Rivière de Sicile prés du Pachyn : Chromius accompagnait Gélon, frère d’Hiéron, dans une guerre contre Hippocrate, tyran de Géla: les Syracusains furent vaincus.. (180) Comme on dirait le gué de Mars. (181) Chromius (182) Image empruntée aux jeux publics et surtout à l’exercice du javelot. (183) Le but qu’il veut atteindre dans ce chant.
|
Pindare – Néméennes
{loadposition position_pindare} {loadposition position_nemeennes} |
