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A SOGENE D’ÉGINE , JEUNE LUTTEUR AU PENTATHLE Strophe 1. — Ilithie (123), compagne des Parques prudentes, fille de la très puissante Junon, écoute-moi, patronne des enfants. Sans toi, privés de voir et la lumière et la nuit sombre, nous ne connaîtrions Antistrophe 1. — Car il habite la ville (126) musicale des belliqueux Éacides, et là les coeurs sont passionnés pour les épreuves des luttes. Si un athlète est heureux, il jette une douce offrande aux Épode 1. — Or les habiles connaissent le vent qui soufflera dans trois jours, et n’échouent point par avarice. Riches et pauvres marchent ensemble à la mort Pour moi, je crois que la renommée d’Ulysse est plus Str. 2. — Car ses fictions et son art sublime ont je ne sais quoi de grandiose; chez lui le talent nous égare par des fables séduisantes. Mais le grand nombre des hommes a le cœur aveugle. S’ils pouvaient connaître Anti 2. — Jusqu’à la ville d’Illus (131). Vers tous marche le flot (132) de l’Orcus, et il tombe sur les noms obscurs comme sur les noms illustres. Mais elle vit la renommée (133) des héros expirés, dont un dieu Ép. 2. — Il fut peu de temps roi de la Molossie (138); mais sa race conserva toujours cette dignité. Pour lui, étant allé vers le dieu (139), il lui porta la fleur des dépouilles de Troie, et là, dans Str. 3. — Les Delphiens hospitaliers furent virement affligés, mais il accomplit le destin; car il convenait que, dans l’antique bois sacré, un des rois Éacides habitât désormais près de la demeure du Ant. 3. — Raconter les vertus éclatantes de ton peuple. Mais, en tout, s’arrêter à propos, a des charmes; on se dégoûte même du miel, même des charmantes fleurs d’Aphrodite. Nous différons Ép. 3. — Et en toi, l’audace des belles actions n’altère point la prudence de l’esprit. Je suis ton hôte, ennemi du blâme ténébreux; je te louerai en répandant comme à flots une gloire véritable Str. 4. — S’il était près de moi, un Achéen (140) des bords de la mer (141) ionienne, ne me désapprouverait pas. J’ai foi aussi dans l’hospitalité publique (142); et, parmi mes frères, je lève Ant. 4. — Qui renvoie les athlètes avant que la sueur ait couvert leurs cous vigoureux, avant que le soleil ait dardé sur leurs membres ses rayons brûlants. Si la fatigue (144) à été grande, elle est Ep. 4. — Némée me rappelle Jupiter (147); fais vibrer paisiblement les accords de tes nobles hymnes. Il convient dans cette contrée de chanter d’une voix douce le roi des dieux; car il déposa, dit-on, la semence Str. 5. — Souverain de ta glorieuse patrie, ton hôte (149) affable, ô Hercule et ton frère. Si l’homme est attiré vers l’homme, l’amitié d’un voisin plein de sollicitude est pour son voisin un bonheur qui vaut Ant. 5. — Car, de même que le joug est placé entre les roues des quadriges, il possède une habitation entre deux de tes temples à droite et à gauche. Immortel Hercule, dispose en sa faveur et Junon et la Vierge Ép. 5. — D’une gloire pareille et qui croisse toujours ! Pour moi, mon cœur ne dira jamais que j’ai déchiré Néoptolème par des paroles injurieuses ; répéter trois à quatre fois la (123) Présidait aux accouchements. (124) La jeunesse. (125) Il n’est pas donné à tous de s’illustrer, (126) Égine. (127) La déesse Mémoire, mére des Muses. (128) Allusion aux vainqueurs généreux qui ne craignent point de donner de l’or pour que leurs succès soient chantés par les poètes. (129) II y a dans ces paroles un blâme implicite des actions d’Ulysse. (130) L’armure d’Achille. (131) Troie. (132) La mort. (133) Elle les fait revivre. (134) Delphes. (135) Delphes. (136) ïle de la mer Egée; il y avait été élevé. (137) En Épire. (138) Partie de l’Épire. (139) Apollon Pythien. (140) Pindare en appelle au témoignage de la Grèce entière et cite les Grecs les plus éloignés de Thébes. (141) Comme seraient les habitants de Dymes. (142) On croit que les Amphyctions avaient donné à Pindare comme à Polygnotte le droit d’hospitalité dans toute la Grèce. (143) Image empruntée à l’exercice du javelot : lorsqu’un athlète avait du premier coup dépassé le but, il arrivait que ses adversaires renonçaient quelquefois à lui disputer la palme. (144) Allusion évidente aux fatigues subies au pentathle par Sogène : il en avait supporté victorieusement toutes les épreuves. (145) Comme Sogène, le poëte, veut achever sa tâche pleine et entière. (146) Le corail, rouge comme certaine espèce de lis. (147) Qui présidait aux jeux néméens. (148) Égine. (149) Hercule avait été accueilli par les Éacides lorsqulil cherchait des compagnons pour le suivre à Troie. (150) Hercule. (151) Mégare, colonie de Corinthe, s’était soustraite au joug de la métropole : pendant longtemps on lui envoya des députés qui répétaient sans cesse que si elle ne rentrait pas dans l’obéissance
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Pindare – Néméennes
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