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POUR THRASYDÉE, VAINQUEUR AU STADE PARMI LES ENFANTS Strophe 1. — Filles de Cadmus (258), Sémélé, compagne des Olympiennes (259), et toi, Ino-Leucothoé, qui partages l’humide couche (260) des Néréides, venez avec la noble mère (261) du grand Antistrophe 1. — Et qu’il appelle Isménien (264); au siège des oracles infaillibles, où, dans ce jour, ô filles d’harmonie (265), il convoque aussi la réunion de toutes les héroïnes de la contrée, Épode 1. — En l’honneur de Thèbes aux sept portes et des jeux de Cirrha (267) : c’est là que Thrasydée a illustré le foyer de ses aïeux, en y déposant une troisième couronne, lui vainqueur Str. 2. — Celui-ci, son père tué, dut à sa nourrice Artinoé d’échapper aux mains violentes, à la perfidie atroce (269) de Clytemnestre, lorsque la fille du Dardanien Priam, Cassandre, fut envoyée Ant. 2. — Est-ce Iphigénie immolée sur l’Euripe, loin de sa patrie, qui excita en elle ce terrible courroux (270) ? Est-ce le lit étranger où elle s’abandonnait à de nocturnes joies qui l’a pervertie? Crime Ép. 2. — A la langue d’autrui. Car les citoyens sont médisants. L’opulence n’est pas en butte à une médiocre envie. Qui vit (271) obscur crie dans l’ombre. Lui-même il a péri, le héros Atride, Str. 3. — Et il a causé la mort de la vierge (272) prophétesse, après avoir abattu pour Hélène les riches palais des Troyens incendiés. Son fils arriva chez un hôte, le vieux Strophius, qui habitait Ant. 3. — O mes amis, ou je me suis égaré dans un dédale (273) de fausses voies, loin du droit chemin que je suivais d’abord; ou quelque vent m’a jeté hors de ma route comme un vaisseau de la mer. Pour toi, ô Ép.3. —En l’honneur, ou du père (274) qui vient de vaincre dans Pytho, ou de Thrasydée lui-même, mortels resplendissants de bonheur et de gloire. Jadis nobles (275) vainqueurs à la course des chars, ils ont, Str. 4. — Et descendus sans armes dans le stade (276) de Pytho , ils surpassèrent la foule des Grecs en agilité. Donnés par les dieux, j’aimerais des biens modestes auxquels j’aspire dans la force de l’âge (277). Ant. 4. — D’humbles vertus me plaisent. Mais les envieux sont punis par leur propre vice. Que si un mortel parvenu au faîte (278) vit en paix loin d’un funeste orgueil, il trouve au terme la sombre mort embellie, et lègue à Ép. 4. — La gloire vante au loin Iolas, fils d’Iphiclès, et le robuste Castor, et toi-même, roi Pollux, enfants des dieux, qui tour à tour habitez l’un Thérapné, l’autre le séjour de l’Olympe.
(258) Les filles de Cadmus sont appelées pour honorer un vainqueur d’origine cadméenne. (259) Admise après sa mort au rang des immortelles. (260) Se précipita dans les flots pour échapper aux fureurs d’Athamas et fut changée en déesse marine. (261) Alcméne. (262) Nymphe aimée d’Apollon et honorée avec ce dieu dans le temple Isménien. (263) Surnom d’Apollon. (264) Le temple Isménien était ainsi appelé du fleuve Isméne qui arrose Thèbes. (265) Harmonie ou Hermione, épouse de Cadmus. (266) Qui préside à l’équitable distribution des couronnes. (267) Partie du territoire de Delphes, où se trouvaient le stade et l’hippodrome. (268) Fils de Strophius qui donna un refuge à Oreste. (269) Elle eût aussi fait périr Oreste. (270) A Égisthe. (271) Le vulgaire, du sein des ténèbres où il vit, peut impunément médire on calomnier. (272) Cassandre. (273) Pindare s’excuse d’avoir rappelé ces atrocités dans un chant de victoire. (274) II s’appelait Pythias. (275) Il s’agit de leurs aïeux. (276) Dans une autre espèce de courses les athlètes étaient armés. (277) Pindare avait alors environ quarante ans. (278) Vainqueur dans les jeux.
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Pindare – Pythiques
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