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A HIÉRON DE SYRACUSE, VAINQUEUR A LA COURSE ÉQUESTRE (1) Strophe 1. (3) — L’eau est chose excellente; l’or, comme un feu rayonnant qui étincelle dans la nuit, est le plus magnifique des biens. Que si tu aspires à célébrer les luttes, ô mon âme, ne cherche Antistrophe 1. — Qui tient le sceptre de la justice dans la Sicile aux grands troupeaux, et cueille la fleur des plus sublimes vertus. Il est fier aussi des suaves mélodies que souvent nous faisons retentir en chœur autour Épode 1. — Passionné pour les coursiers, au monarque de Syracuse. Elle brille, la gloire d’Hiéron, dans la noble colonie du Lydien Pélops (9), Pélops chéri (10) du dieu qui embrasse la terre, du tout-puissant Str. 2. — Un charme qui fait de toute chose un miel aux humains, consacre l’erreur, et souvent dispose à croire l’incroyable. Mais, les jours à venir sont d’incorruptibles témoins. L’homme ne doit rien publier que Ant. 2. — Vaincu par un tendre désir, t’enleva sur ses coursiers d’or, pour te transporter dans le palais élevé de l’auguste Jupiter; là, plus tard), Ganymède aussi vint rendre au dieu les mêmes soins Ép. 2. — Loin de moi d’imputer à des dieux une telle voracité; non jamais (16). Le châtiment frappe souvent les calomniateurs. S’il est un mortel que les maîtres de l’Olympe aient honoré, certes ce fut Str. 3. — Telle est la vie cruelle et toujours malheureuse qu’il endure en proie à trois, à quatre supplices (18), pour avoir soustrait aux dieux, et prodigué à ses compagnons de table, le nectar et l’ambroisie qui Ant. 3. — Il voulut obtenir du roi de Pise, Hippodamie sa noble fille. Il s’approche de la mer blanchissante, seul, dans la nuit; il invoque le redoutable dieu du trident : le Dieu paraît à ses pieds (19). Pélops lui dit: Ép. 3. — «Cette périlleuse épreuve n’est point faite pour un lâche ; mais, puisque nous sommes condamnés à mourir, pourquoi, honteusement accroupis dans les ténèbres, consumer une St. 4. — Œnomaus (20) succombe; la vierge entre dans son lit; il engendré six rois que les Vertus nourrirent. Maintenant de pompeux sacrifices honorent ses mânes sur les bords de l’Alphée où il repose dans un Ant. 4. — En récompense de ses travaux. Un bonheur constant n’est-il pas pour tout mortel le bonheur suprême? Pour moi, sur le nome équestre (21), je dois couronner Hiéron d’un chant éolien. Je le proclame Ep. 4. — Au brillant sommet du Cronius (23). La muse me garde des traits d’une souveraine puissance. Il est des hommes plut grands que d’autres. Mais au faite de toutes les grandeurs sont les rois. Désormais ne regarde pas plus haut. (1) Sans char, sur le cheval de selle. (2) Voyez sur le Nome, le mode, notre Discours préliminaire. (3) Nous suivons dans notre traduction le texte de Boissonade ; toutes les fois qae nous nous en écartons;- une note l’indique.. (4) De même que l’eau, l’or et le soleil sont au premier rang dans la nature, la célébration d’une victoire olympique est le plus beau sujet que puisse traiter un poète. Il ne s’agit ici, ni du système de Thalès, (5) Ce qui précède était probablement chanté au son des flûtes. (6) Montée sur le ton dorien ; voyez le Discours préliminaire. (7) Ce passage était peut-être une interpellation adressée à Pindare par on personnage du chœur. (8) Phérénice, le cheval vainqueur. (9) Dans le Péloponnèse. (10) Hiéron, aussi, dès son origine, avait été le favori de Neptune ; ce dieu était fort honoré dans sa famille : comme Pélops Hiéron s’est distingué dans l’Elide. (11) Clotho présidait à la naissance des enfants. (12) Vase dans lequel on lavait les nouveau-nés. (13) Ainsi, selon Pindare, Pélops était né avec cette épaule d’ivoire ; et, c’est en ce point qu’il diffère de ceux qui pensent qu’elle remplaça l’épaule mangée par Cérés. (14) La fiction poétique est excusable quand elle n’est pas impie. (15) Le servir à table. 16) Pindare rejette cette tradition peu compatible avec ses doctrines religieuses et le parallèle qu’il établit entre Pélops et Hiéron. (17) Avertissement indirect pour le roi de Syracuse enclin à ce vice. (18) II était enfoncé dans un marais ; un roc menaçait sa tête : il souffrait de la faim et de la soif. D’après certains commentateurs, il faudrait traduire: qu’il endure lui quatrième avec trois autres coupables (19) Pélops est sur le rivage; Neptune sort de la mer. (20) Nouvelle leçon pour Hiéron accusé de cruauté pendant les premières années de son régne. (21) Voyez le Discours préliminaire. (22) A. Chénier a imité ce passage : voyez les notes à la fin du Discours préliminaire. (23) Colline, consacrée à Saturne, qui dominait la plaine d’Olympie.
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Pindare – Olympiques
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